lundi 8 septembre 2008

Oups!




Qui a dit "On va faire tous nos efforts selon un certain nombre de paramètres"

Oui, je sais, même sans la photo Vous auriez trouvé. Je vous rappelle que notre amie Christine est ministre de l'économie. Si elle met autant de rigueur dans la gestion de notre économie que dans le respect de la syntaxe et la précision de ses propos, rien d'étonnant à ce que nous en soyons là où nous en sommes. Je vous rappelle qu'au mois de juin, elle tentait de nous faire partager son optimisme en nous jurant, croix de bois croix de fer, que la croissance serait pour le moins égale à 1,7%, profitant de l'occasion pour une nouvelle fois mettre en doute les prévisions, trop pessimistes, de l'INSEE. Et puis, catastrophe, nous nous retrouvons avec un taux de croissance négatif au deuxième trimestre.

Allez savoir pourquoi, j'ai l'impression qu'on me prend, comme dirait notre copine Christine, pour un imbécile.

Recto/verso

Comme l'a chanté Robert "What is and what should never be".
L'homme se trompe souvent. Il se trompe sur ce qu'il est et il se trompe sur ce que la femme attend de lui. Il se trompe et il confond. Il attribue à la femme certains de ses désirs, certains de ses fantasmes. Il finit par confondre cette confusion avec la réalité. Un exemple donnera chair à mon propos.

L'homme, du moins jusqu'à un certain âge, aimerait ressembler à ce que vous pouvez voir ci-dessous car il pense que là est l'idéal féminin. Alors que toutes les femmes vous le diront, l'idéal féminin n'existe que dans la tête des hommes. Remarquez, ça m'arrange. Et alors, me direz-vous? Une grande majorité d'hommes sait très bien que quoi qu'elle fasse elle ne parviendra pas à ressembler au gars David. D'ailleurs, personne ne leur demande.





Comme c'est souvent le cas, l'homme, qui, pour nombre d'entre nous, ressemble plus à ce qui est ci-dessous qu'à ce qui est ci-dessus, va essayer de compenser. Il a l'impression que tel qu'il est, pas un seul regard ne se posera sur lui. Il peut être amené à faire des excès de virilité (je ne sais pas trop ce que c'est), à déployer sa queue de paon ne faisant que s'éloigner de ce qu'il est pour n'être plus personne si ce n'est un cliché.

samedi 6 septembre 2008

Les groupes 2008 et ce qui s'y rapporte

Vous trouverez ci-après le texte d'ouverture du deuxième festival et les présentations des groupes telles qu'elles ont été déclamées.


"Le rock est dans le pré. Cette phrase qui l’an dernier était plutôt une angoissante question est aujourd’hui une affirmation. Chacun se souvient avec émotion de la première fois. Ah la première fois, ses tâtonnements, ne pas faire trop long sans être trop court, ses interrogations, comment brancher cette guitare deux jacks, ses hésitations, trouver le coup de poignet pour que la tireuse ne fasse pas trop de mousse et ses maladresses. Mais même une succession de fausses notes ne fait pas forcément du Boulez. C’était la parenthèse culturelle. Tout ça pour vous dire que la première fois est un concept surfait. Il nous arrive d’y penser avec nostalgie mais seuls sont prêts à la revivre ceux pour qui c’était la dernière. Mais avant de reléguer cette première fois dans les méandres de notre mémoire comme on abandonne une vieille suceuse qui a trop servi, n’oublions pas que la première édition a vu naître les prémices qui de frôlements en fusion, de tremblements en éruptions ont fait apparaître Angèle.

Forts de notre expérience, prêts à faire vibrer le manche, à frétiller de l’archet, à mettre nos corps en accord, nous sommes de retour pour la deuxième édition qui, comme le faisait finement remarquer Alain, pourrait être la seconde si chacune de mes interventions n’est pas saluée par un tonnerre d’applaudissements. Vous pourrez constater, comme c’est souvent le cas, que cette deuxième fois n’est ni tout à fait la même ni…

Pour finir, nous tenons à remercier Cathy de Nogent et Emmanuel du Mesnil qui sont les âmes de ce festival et sans qui rien ne serait possible et à un moindre degré tous les bénévoles et vous bien sûr, public chéri.

Après avoir signé d’un ZZ qui veut dire la grange, j’ai la conviction que nous nous reverrons pour la troisième édition car ce festival est solide comme le rock."



PHILIPPE

Je ne vous ferai pas l’affront de vous le présenter. Quelques mots malgré tout pour vous dire que Philippe qui se fait appeler le Niel Young de Barentin, mais que dans la profession on appelle le caresseur de manche, plonge ses racines, the roots comme on dit là-bas, dans les terres arides d’un sud désertique où seule la passion de la musique permet aux cœurs desséchés de palpiter à nouveau pour devenir d’or. Ce soir Philippe nous offre sa solitude. Comme il vous le chantera, c’est en traversant l’Ohio, chacun le sait, que vient le temps de rencontrer Cortez le tueur.



LES AMIS DE LA SAINTE SIXTUS

Nous sommes là en terrain connu. Comme le dit fort justement Emmanuel, malgré un nom qui est au rock ce que la Valstar est à la bière, ce quatuor fait dans le riff qui vous découpe chaque morceau en tranches bien épaisses et bien grasses, dans la grosse caisse qui vous pilonne jusqu’à l’extase, dans la basse qui vous fait vibrer les tripes, avant que de son archet il ne vous frôle et ne vous fasse frissonner le corps caverneux. Rêche comme une barbe de trois jours, doux comme la peau d’une femme, laissons nous prendre par le rock de nos amis.





MOTHER FUNKERS

Ils sont jeunes, ils sont beaux, ils sont quatre. Rien que de très banal allez vous me dire, ce à quoi je répondrai par l’affirmative. Mais si j’ajoute qu’ils ont le beat, comme des millions de spectateurs avant vous, vous me répondrez « MOTHER FUNKERS » et vous aurez raison. Ecouter leur musique fait naître le désir, le désir de corps qui ondulent, se raidissent, éructent, râlent à l’écoute des notes qui sont autant de caresses qui mettent à mal notre intimité. Une bouche profonde, un saxo, des cordes qui vibrent, des baguettes qui virevoltent c’est…




KINA

Voici la nouveauté de cette édition qui après avoir passé d’intransigeantes sélections va nous faire découvrir autre chose. C’est tellement nouveau que je ne peux vous en parler. Sachez pourtant que KINA, mot d’origine tibétaine veut dire « la chienne de ma mère est morte hier ». Tant de choses dans quatre lettres, mais il faut savoir que les tibétains ont toujours eu beaucoup de choses à dire mais de moins en moins de temps pour les dire. Donc laissons à KINA le temps de nous dire le chemin de ce qu’il croit.



SECOND FLOOR

Si il était encore parmi nous, Phil Spector aurait dit « SECOND FLOOR ? Le mur du son ». Ce qui est certain c’est qu’ils vont gentiment nous mener jusqu’au septième ciel. De leur énergie, de leur envie, de leur plaisir, ils nous éclaboussent et nous font grimper aux rideaux où l’on se surprend à crier, à gueuler « Encore, encore, toujours, vas-y, plus fort, continue » jusqu’à ce que nous soyons épuisés mais toujours vivants.


vendredi 5 septembre 2008

Regrets



Depuis longtemps, depuis si longtemps que le souvenir de la première fois m'a quitté, depuis trop longtemps pour que la honte soit encore présente, chaque matin j'entendais, j'écoutais Jean-Marc Sylvestre. Chaque matin il prenait soin de remettre à niveau mon réservoir de haine, ma fiole à bile. Chaque matin, j'avais envie, une de ces envies furieuses de lui fracasser la tête contre les murs, de le condamner à toucher le RMI pour le restant de sa vie, à s'habiller chez TATI et à faire ses courses chez LIDL.

Vous vous dites "Mais pourquoi l'écoutait-il?". Comme beaucoup de couples, nous possédons un radio-réveil dont le principe est : celui qui le règle décide de la station et de l'heure à laquelle son compagnon sera réveillé. Notre radio réveil a depuis longtemps perdu ce qui lui servait d'antenne. De ce fait, France-Inter est la seule station dont la qualité d'écoute reste satisfaisante. Pour ce qui est des autres stations, le son se détériore au fur et à mesure que vous vous éloignez de l'instrument. La solution serait de dormir avec mais je refuse de me séparer de mon nounours.

Pour en revenir à notre ami Jean-marc, j'y avais droit à chaque fois que je trainassais au lit. J'avais l'impression qu'il m'envoyait chaque matin un message subliminal du type "Lève-toi, feignasse de fonctionnaire improductif, honte à toi creuseur de déficit public.". Et qu'apprends-je incidemment? Que notre gars Jean-Marc a quitté les ondes pour rejoindre le Nonce. Allez savoir pourquoi, mes matins sont plus calmes.

jeudi 4 septembre 2008

Tous les mercis (ou presque)

Afin de n'oublier personne, nous remercions tout le monde.

Tout d'abord, un grand merci à Myriam pour cette superbe affiche qui a fait l'unanimité et s'est arrachée à prix d'or mais compte tenu des frais de dossier, des taxes et autres participations à la solidarité, les droits d'auteur, ne bénéficiant pas de la protection du bouclier, y sont passés.

 


Ensuite, qui n'est pas moins prestigieux que d'abord, un non moins grand merci à Marie pour son décor de scène qui, dans un style très personnel, a su donner tout au long de la soirée cette touche de fraîcheur qui a fini par manquer à certains.


 
Posted by Picasa

Il est arrivé

Brut de décoffrage, vous trouverez sur votre gauche le lien qui vous mènera jusqu'à l'album. Certaines photos peuvent mettre quelques secondes avant d'apparaître dans toute leur splendeur après avoir cliqué. Si des photos vous inspirent il est possible d'écrire un commentaire.

Les yeux de Nicolas

C'est beau l'amour, c'est simple comme un regard.

mercredi 3 septembre 2008

Toujours pour patienter

Patience, je devrais recevoir les photos demain ou vendredi
En attendant, vous pouvez me faire part de vos impressions au sujet du festival que je me ferai un plaisir de transmettre aux organisateurs, notamment pour les encourager à continuer.
Vous trouverez ci-joint une deuxième vidéo de SECOND FLOOR. Pour l'instant je n'ai pas de vidéo des autres groupes. Alors si vous connaissez quelqu'un qui connait quelqu'un..


mardi 2 septembre 2008

Le rock est dans le pré, premières images

Voici les premières images animées du festival qui, auto satisfaction d'un roadie, fut un modèle du genre ou comme le dit mon ami Robert "presque parfait". Je reviendrai sur ce "presque".
Vous remarquerez que le son de cette vidéo est exécrable (aux pinces d'or) comme si les notes n'étaient pas dans le bon ordre. Y en a-t-il seulement un? Mais même ainsi, SECOND FLOOR compte triple.


lundi 1 septembre 2008

En retour

Bonjour. Rentré depuis peu, bronzé des joues et non blasé de tout, c'est avec joie et plaisir que je vous retrouve.

Pour apporter un peu plus de confort dans la lecture de ce blog, vous pouvez voir sur votre gauche, oui c'est ça, les rubriques classées par sujet, ce qui devrait vous permettre de suivre plus facilement. Je n'ai pas l'impression d'être très clair. Un week-end peut-être trop agité.

A ce propos, je vous devine impatients de découvrir, de revivre par l'image, la deuxième édition du "ROCK EST DANS LE PRE". Afin d'être en mesure de vous offrir un produit de qualité répondant à toutes vos attentes, j'aurais du être commercial, j'ai besoin d'un peu de temps et ce en collaboration avec Cathy sans qui rien n'aurait été et ne serait être possible.

En attendant, trouvez la grenouille.





Merci pour tout et pour le reste.

PS: j'aimerais récupérer la play-list de KINA et des MOTHERS FUNKERS, pour les autres groupes j'ai ce qu'il faut. Je suis aussi preneur des photos et films pris au cours du festival. Pour cela laissez moi un commentaire ou un message à l'adresse suivante: clarksdale99@yahoo.f

vendredi 15 août 2008

Pile ou face



Voilà. C'est pour de vrai. Nous allons disparaître quelques jours. Nous réapparaîtrons resplendissants pour le rock est dans le pré.

Pour ce qui est de l'illustration de ce message, je vous propose d'essayer de deviner qui est qui

jeudi 14 août 2008

En pente douce

Bien qu'il n'y ait plus de saison, plus de raison, de moins en moins de rayons et pratiquement plus de crayons, ne craignons rien. Il nous reste les grands départs, les chassés croisés, les prévisions de bisons futé, les propos rassurants de Christine Lagarde, le bon sens de Jean-Pierre Raffarin, la torpeur de l'été, les journalistes au jo avec leurs tombereaux d'émotions, d'historique, d'énorme, de monstrueux, d'inouï, de fantastique, de jamais vu, de merveilleux, de beauté du sport, de "les qualificatifs nous manquent", l'hilarant où c'esti l'Ossétie (rien à propos de l'Abkhazie).

Tout ça pour vous dire, vous l'avez peut-être remarqué, que je suis en pré-vacances, ce qui explique mes absences, un manque évident de contenu, autrement dit, un coupable laisser-aller. Les sujets ne manquent pas. Comme un écureuil avec ses noisettes*, je les engrange.

*je sais...

dimanche 10 août 2008

jeudi 7 août 2008

Allez savoir pourquoi...




Vous vous souvenez peut-être que notre président de la République nous avait affirmé, nous regardant droit dans les yeux, après avoir raillé ceux qu'il appelait les droitdelhommistes lorsqu'il était ministre de l'intérieur, qu'il serait, notamment, le président des droits de l'homme, des droits de la femme, de tous les droits et qu'il ne pouvait y avoir dans le monde un seul être opprimé dont la France ne puisse assurer la protection.

Rien ni probablement personne ne l'obligeait à prendre une position aussi radicale. Peut-être dans son esprit est-ce un moyen de rassembler le peuple français et d'obtenir son soutien. Et puis... Il fit savoir qu'il n'irait à Pékin que sous certaines conditions. Bien que ces conditions ne soient pas remplies, il décida qu'il irait à Pékin. Pour justifier sa décision il fit savoir qu'il allait à Pékin en tant que président en exercice de l'Union européenne et que l'on ne pouvait boycotter un quart de la population mondiale. Autant la première raison relève du minimum syndical en matière diplomatique autant la deuxième relève d'une bien curieuse conception de la politique étrangère qui concerne les relations entre les états. Sinon, en dessous de quel nombre est-il possible de boycotter les habitants d'un pays. Mais soyons diplomate, mettons cette deuxième raison sur le compte de la confusion qui est parfois le lot des débutants. Ne retenons que la première.

Pourtant, dans un entretien que notre président a accordé à l'agence Chine nouvelle, il fait mention de l'amitié entre la Chine et la France, leurs relations historiques, cette amitié entre les deux peuples, je cite, " répond aux aspirations profondes de nos deux peuples, elle est indispensable à la construction d'un ordre international plus juste, plus sûr, plus harmonieux". A aucun moment il ne fait mention de l'Union européenne, du peuple européen et de son statut de représentant de l'Union européenne alors que c'est une occasion de donner corps à une diplomatie européenne.

Voilà ce que je pensais mais je n'avais rien compris. Notre ami Jean-Pierre Raffarin m'a ouvert les yeux. Interrogé sur la présence en Chine de notre président, où notre gars Jean-Pierre se trouve également, il a répondu que, fidèle en cela à la tradition, notre président respectait la trêve olympique.

Allez savoir pourquoi, j'ai parfois l'impression que l'on me prend pour une quiche.

mercredi 6 août 2008

Cochon qui...




Redoutant d'être le sujet d'une chronique, certains m'ont fait part de leur réticence à prendre part aux conversations en ma présence. Je comprends leur légitime préoccupation. Si effectivement j'ai tenté ici même de faire rire à leurs dépens, il n'a jamais été dans mon intention de les ridiculiser. Pour cela j'ai toujours pris soin d'enrober mes chroniques de tendresse. Par ailleurs j'ai, autant que faire ce peut, préservé leur anonymat. Certains, à peu près les mêmes, ont mis en doute l'efficacité des mesures mises en oeuvre afin d'assurer cet anonymat. Bien que des tests effectués par un cabinet indépendant auprès d'un échantillon représentatif ont prouvé l'efficience de ces mesures, par exemple les initiales AD n'évoquent rien pour 99,99% des personnes interrogées, je m'engage malgré tout à renforcer de manière drastique les procédures destinées à la préservation de l'anonymat. Vous trouverez ci-après un extrait de chronique rédigé selon la procédure "de AD ALIX" que vous pourrez, sur simple demande, consulter dans le cahier des charges.



"Il y a peu, de passage chez X et Y, par ailleurs parents de xx et de 2(xy), pour reprendre mon xy, j'ai eu le bonheur d'assister à des scènes familiales touchantes. X, installé sur un meuble d'une certaine couleur et destiné au confort fessier, en confiance au milieu des siens, dévoilait sans malice certaines parties de son anatomie. Y, mutine et tendrement moqueuse mit le doigt sur ce que l'on peut appeler une excroissance, rassurante particularité. Pourtant, X, qui jusqu'ici semblait faire fi des contingences, sembla accuser le coup, arguant qu'il fallait voir là le vestige d'une réalité corporelle qui avait pour tout ou partie accompagné sa jeunesse. Il fit remarquer à ceux qui feignaient de découvrir cette réalité que ce stigmate, d'origine génétique, était depuis longtemps connu de tous et ne pouvait donc à ce titre être considéré comme une modification corporelle récente résultant d'un comportement reposant sur le déséquilibre des apports journaliers."

Voici donc le résultat d'une application stricte des nouvelles normes en vigueur. Vous remarquerez que le respect de l'anonymat se fait au détriment de la convivialité.

mardi 5 août 2008

Chronique du matin

La dernière fois je vous exposais les désagréments, les contrariétés qui ont tôt fait de vous gâcher le petit déjeuner. Pourtant, le petit déjeuner est avant tout un moment de plaisir et même pour certains, dont je tairai le nom, c'est un plaisir intense. Je tiens à vous dire sans délai que je ne suis pas le mieux placé pour vous parler de ce moment. Il est impératif d'être dans de bonnes dispositions. Les puristes vous diront qu'il faut s'endormir en y pensant et qu'ainsi, dans l'inconscience du sommeil, le corps se prépare. De cette façon, à la seconde même où vous ouvrez les yeux, vous avez faim, vous avez délicieusement faim. Si ce n'est pas le cas, il est préférable de se recoucher. Quel plus grand gâchis qu'un petit déjeuner sans faim? Je ne vais pas personnaliser cette chronique car il m'arrive souvent de ne pas avoir faim. Je vais donc me mettre dans la peau de quelqu'un que je connais, qui est un pro du petit déjeuner mais dont je n'ai pas le droit de dire le nom. je vais écrire "je" mais je penserai "il". Vous allez donc avoir droit au petit déjeuner idéal.

Je passe d'abord par la salle de bain et ce pour plusieurs raisons. Pour profiter pleinement du plaisir qui se profile, il faut avoir tous les sens en éveil. La douche y contribue. L'eau ruisselle sur mon corps comme une seconde peau qui à chaque instant se renouvelle. De sa caresse elle dissout le voile de la nuit et ainsi s'éveille les appétits du corps. Ensuite pour profiter pleinement du petit déjeuner, il faut avoir l'esprit libéré de toute contingence. En entrant dans la cuisine, je sais que tout le temps qui me reste avant le départ sera consacré à ce plaisir du matin. Pleinement conscient de ce qui m'attend, je descends.

Je prépare le café, veillant à ce que le filtre soit bien placé. J'ai en tête une check-liste avec, souligné en rouge, les gestes indispensables à accomplir. Pendant que le café passe, je vais acheter du pain frais. Cette étape est en quelque sorte l'angle mort, la face cachée de la lune du petit déjeuner. Si la cafetière connait une défaillance, ici la cuisine je crois qu'on a un problème, je ne peux pas intervenir. Je dois vous avouer que sur le chemin du boulanger je ressens toujours comme une angoisse même si je sais au fond de moi que j'ai scrupuleusement respecté la procédure.

lundi 4 août 2008

Correspondance

La maison se trouve dans ce qui a certainement été un parc. De l'extérieur, je n'ai vu que la façade de briques rouges. Je n'ai pas encore fait le tour. A la réflexion, ce n'est pas une maison mais plutôt un message ou peut-être même un avertissement. La taille des fenêtres permet à la lumière d'entrer sans entrave. Le mur absorbe la chaleur du soleil. Des marches mènent à l'entrée. Avant de parvenir jusqu'à la porte, on doit avoir dix fois le temps de se demander si sa visite est bien utile. Les doutes sur la nature de cette construction viennent du fait que... Je ne sais pas trop, c'est juste une impression. Je me fais peut-être des idées. Après tout je ne suis pas en Egypte et je ne m'appelle pas Champollion.

"Chère, peut-être as-tu l'impression que je te parle sans cesse de la même chose, que je ressasse. Je cherche à me libérer bien que je sache que cela est vain. Je ressens pourtant ce besoin de creuser en moi pour extraire ce qui me fait souffrir, ce qui me fige, m'entrave. Je dois me confronter à ce que je suis, à ce que je suis devenu. Jusqu'ici je n'ai fait que gratter la surface, remuer la poussière. Je sais que pour être plus proche de toi, de ceux que j'aime je vais devoir creuser, exposer à la lumière les racines. Je dois t'avouer qu'il m'arrive souvent de renoncer par peur de la douleur, par manque de courage. Alors, voulant croire que c'est un renoncement temporaire, le regard dans le vague, je laisse le temps passer. Je dérive, le passé m'aspire jusqu'à cet instant et m'oublie. Cet instant où le souffle disparaît, cet instant qui arrête le cours de la vie. Je finis par personnifier cet instant sans âme, par lui donner chair pour pouvoir m'acharner sur lui comme sur un coupable provisoire, pour me persuader qu'il existe."

Allez savoir pourquoi...



Des ministres quittent le conseil des ministres un disque à la main. Les journalistes présents, toujours à l'affût de l'information pertinente, interpellent les mange-disques de la République qui, hilares, exhibent le cadeau que leur a fait notre président de la République. Comme c'était le dernier conseil des ministres avant les vacances, je me demandais si ils n'avaient pas fait des jeux.

Un enfant a été assassiné. Ce fait divers fait la une de tous les supports d'information. Témoignages des voisins, de ceux qui ont vu les suspects et qui se doutaient bien ("ils étaient mal habillés"), conférence de presse du procureur, marche silencieuse et pour finir déplacement de deux ministres.

Dimanche s'est ouverte la 17ème conférence mondiale sur le SIDA. La France est représentée par un ambassadeur.

Allez savoir pourquoi je n'aime pas la rupture.

jeudi 31 juillet 2008

Robert et moi




Il me reste six minutes pour me décider. J'entends la voix de Robert qui miaule. A chaque fois je frissonne. je suis capable de l'écouter et d'oublier Hélène, car il s'agit bien d'elle. Je dois me concentrer sur mon objectif. Pour certains de mes copains de l'époque, la drague est une ligne droite à quatre voies sur laquelle ils roulent à tombeau ouvert, comme des flèches qui pénètrent dans le mille à chaque fois.
Pour moi c'est une route de montagne qui n'en finit pas de serpenter et dont le sommet se perd dans la brume. Les questions m'assaillent. Quel braquet choisir, un ou deux bidons? La nuit parfois tombe avant même le premier coup de pédale. Mais surtout, la question qui me taraude est la suivante : les filles ont-elles les même désirs que les garçons?

J'ai envie de serrer Hélène dans mes bras, d'enfouir mon visage dans ses cheveux, de lui dire...de lui dire je ne sais trop quoi qui la fera sourire, qui la fera me regarder d'une façon différente. Je me dis que les filles ont besoin de pureté, de sentiments, de frôlements, d'un souffle qui caresse leur peau, parcourt leur corps. Le mien n'y tient plus, me trahit. Dès l'instant où je vais la prendre dans mes bras elle ne pourra que constater que mon idéal de pureté est une grosse arnaque. Il me reste quatre minutes.

Jimy ne va pas tarder à se lancer dans un solo. Sa main gauche va virevolter le long de son manche déjà chaud. Il assénera des notes de plus en plus aigües, précises et, les cordes encore vibrantes, le manche se laissera aller dans le creux de la main gauche de Page laissant place au dernier râle de Robert. Mon indécision me ferait presque pleurer. A peine trois minutes. J'ai décidé d'y aller. Hélène sentira que mon émotion n'est pas feinte mais tant pis. C'est ce moment que Robert choisit pour me trahir.

mardi 29 juillet 2008

Comme neige au soleil



J'ai cherché mais je n'ai rien à ajouter.