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mardi 1 juin 2010

La quiche de la semaine

Cette semaine nous n'aurons droit qu'à un bout de quiche qui a négligemment séché dans le réfrigérateur enveloppé dans du papier alu.
A peine avions nous connaissance de l'intervention de l'armée israélienne contre les navires en mission humanitaire à destination de Gaza que mon ami Frédo Lefèvre se fendait d'un communiqué dans lequel il déplorait, regrettait les morts et enchaînait en parlant de la "provocation des militants humanitaires pro-palestiniens." Mon gars Freddy semblait ignorer, ou du moins n'en faisait-il pas mention, que l'intervention de l'armée israélienne avait eu lieu dans les eaux internationales et qu'il ne possédait pas d'information sur les modalités d'intervention mais il avait un avis. Pas un mot sur le blocus imposé par Israël à la bande de Gaza qui empêche les palestiniens de reconstruire après l'offensive israélienne qui a eu lieu en 2008.

Vouloir venir en aide à une population victime de violences, qu'elles soient physiques, politiques, religieuses est devenu une provocation. On devine que le mot militant dans la bouche de Fred est proche de terroriste. Ils seraient "pro-palestiniens", ce qui dans le shéma de pensée de Frédo veut dire que ces militants soutiennent les autorités palestiniennes et leurs politiques en tout domaine. Ils sont donc anti-israéliens. Ne pourraient-ils être pour la vie, pour la dignité humaine, tant défendu par Freddy dans "l'affaire du voile". Il est impossible d'être simplement humain.

mardi 27 avril 2010

La quiche

Voici la Belgique vue par TF1 et présentée par notre éphèbe Harry Roselmack. Il suffisait d'y penser.



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jeudi 22 avril 2010

C'est trop






"C'est un peu comme si Sud en Haïti avait refusé de faire les déblaiements, de continuer à faire la grève du déblaiement. Moi je dis dans ce cas-là, on ne peut pas l'accepter"

Propos de notre merveilleux ministre de l'industrie à propos de la grève à la SNCF. J'aime bien le "Moi je dis". Ce qui est également navrant c'est qu'il puisse au cours de son intervention parler des bons et des mauvais syndicalistes. L'infantilisation de la vie politique et sociale.

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lundi 22 mars 2010

La quiche de la semaine




"arrogant, hargneux, vindicatif, capable de la pire mauvaise foi,... tout ce qu'on déteste chez un homme politique, et qui contribue à éloigner les citoyens des urnes",

Ces propos sont ceux d'un jeune militant UMP. Il parle ainsi de Xavier Bertrand, mon ami Xave qui jusqu'à dimanche 20h niait la réalité. Il a, depuis, tout reconnu. La défaite, la victoire, la crise, le message, la souffrance... Comme tous ses collègues? Non. Je ne sais par quel miracle, ma copine Nadine Morano s'est posée la question "Mais quelle défaite?". Elle n'a pas dû être attentive lors de la réunion à Matignon en fin d'après-midi. Quant à mon gars Frédo, pour qui l'après premier tour verrait "l'écriture d'une nouvelle histoire" , il a disparu des écrans, radars et autres. Mais l'actualité étant très changeante, mes trois amis n'auront qu'une part de quiche.

Je décerne une quiche entière à deux autres de mes amis. En premier lieu à Ségolène Royale qui était sur TF1 hier soir pour nous annoncer que, pour l'instant, elle n'était pas candidate. N'a-t-elle rien de mieux à faire que de nous dire ce qu'elle n'est pas? Se voulant l'opposée de l'ostentation élyséenne, elle est devenue la reine de la modestie, de l'humilité bling-bling.

La deuxième quiche revient à notre Président. En une seule décision, en renvoyant à plus tard, beaucoup plus tard de la taxe carbone, il a renié tout ce qui, à ses yeux, légitimait son action.

mardi 9 mars 2010

La quiche de la semaine

Voici la question d'un journaliste:

François Fillon a annoncé que le chômage allait continuer d'augmenter, au moins jusqu'à la mi-2010, alors que Nicolas Sarkozy, fin janvier, misait sur une baisse dans les semaines et les mois qui viennent. Qui dit la vérité ?

Voici la réponse d'Eric Woerth

Les deux. Vous ne me ferez pas opposer François Fillon et le président de la République. Nous pensons qu'à partir du deuxième semestre de l'année nous pourrons commencer à voir le chômage baisser. Aujourd'hui, il continue à augmenter, car le rythme de la croissance n'est pas encore suffisant pour recréer l'emploi.

Il est vrai que la question de savoir qui dit la vérité n'est pas des plus pertinentes mais répondre "Les deux"...

Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, relativise, vendredi 5 mars, l'objectif d'une hausse de 25 % de la production industrielle en volume d'ici à 2015 fixé jeudi par le chef de l'Etat. C'était "une façon d'indiquer qu'on voulait aller le plus loin possible, vous savez ce genre de chiffres...", a déclaré M. Guaino sur i-Télé. "Je crois que l'essentiel du propos du président de la République n'était pas dans cet objectif chiffré, qui était purement indicatif, il était dans la réaffirmation de la priorité industrielle et dans les mesures qui ont été annoncées", a-t-il ajouté.

Le président s'est exprimé mais comme il éprouve des difficultés avec la langue française, qu'il ne maîtrise pas le sens des mots et des concepts qu'il utilise, il est nécessaire que quelqu'un, ici notre camarade Riton, se dévoue pour expliquer qu'il y a un écart entre ce que dit le président et ce qu'à voulu dire le président. Autrement dit, Henri nous dit que le président nous a montré la Lune et que nous avons, bougres, regardé son doigt.

mercredi 24 février 2010

La quiche de la semaine

Cette semaine une quiche très médiatique, aussitôt confectionnée, aussitôt jetée à la face des vertueux. Vous avez certainement suivi, de près ou de loin, l'affaire Ali Soumaré. Dénonciation, délation, calomnies, rumeurs. Encore une fois, écoutant avec attention porte-parole et secrétaire général de l'UMP, j'ai été à deux doigts de malmener ma radio.

Les journalistes m'ont énervé. En les écoutant, il était perceptible que les méthodes employées par le maire de Franconville, bourgade contre laquelle j'ai joué au foot en 74 (1), et par Ladislas Poniatowski étaient à leurs yeux peu compatibles avec le débat politique. Pourtant, je ne sais pourquoi, après un début qui laissait augurer d'une opiniâtreté de bon aloi, ils ont renoncé. Ecoutant, l'espace d'une seconde, Xavier Bertrand bafouiller, je me suis dit que le but était près d'être atteint.

Mais bien sûr, c'est Xave et Frédo qui m'ont donné envie de vomir. Vous allez peut-être penser que je pousse le bouchon un peu loin, que j'ai l'estomac fragile mais sans être de mauvaise foi. En les écoutant nous dire inlassablement que les français ont le droit de savoir, que les français ont droit à la vérité, que les français exigent la transparence qui, si j'en crois mon ami Henri Guaino, est une des caractéristiques des dictatures, je me suis demandé si j'étais français. Et nous avons eu droit aux célèbres "Vous le savez bien", "je vais vous la dire la vérité". La vérité est aussi une voie vers cette pensée unique, cette unique pensée. Pour justifier un peu plus la méthode, nos deux tristes sires nous ont expliqué que les élus avaient été prévenus par des français, des citoyens, que le dénommé Ali Soumaré avait été condamné, était un multirécidiviste et qu'ils avaient eu à en souffrir.
Quand on est un élu de la République, je ne comprends pas comment l'on peut utiliser des rumeurs, et que les utilisant on ne les vérifie pas, comment l'on peut approuver la délation, comment on peut considérer qu'une condamnation vous marque pour le restant de votre vie. Ont-ils si peu d'idées, sont-ils si désespérés qu'il ne leur reste plus que la fange pour nous persuader de leur existence.

Pour terminer, une citation de Ladislas
" Il est certain que son passé judiciaire n'est pas aussi lourd que ce que l'on pouvait penser. Il n'en reste pas moins que M. Soumaré est un personnage obscur "

(1) je ne me souviens plus du score

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mardi 16 février 2010

La quiche de la semaine (2)

Ce qui confirmait la confusion, ce qui entretenait la confusion dans mon esprit d'électeur qui ne sait pas pourquoi il vote, qui attend que cela lui soit précisé. Je me préparais donc à déposer dans l'urne un bulletin aux couleurs nationales. Et qu'apprends-je de la bouche même de notre président lors de cette émission qui lui a enfin permis de rencontrer les français? Il ne s'impliquerait pas dans la campagne des régionales car "ce n'est pas le rôle du président" Je vais donc voter pour les régionales.

Il me semble que François Fillon, notre premier ministre actuel, attentif à ce que pensent et disent les français, a très bien résumé la situation en déclarant que
"Les Français vont choisir pour cinq ans ceux qui vont diriger leur région, alors parlons des régions et ne cherchons pas à faire dire aux électeurs ce qu'ils n'ont pas dit" Il est formidable.

lundi 15 février 2010

la quiche de la semaine (1)

Vous aurez certainement remarqué avec quelle générosité je distribue ce plat, par ailleurs bien pratique quand on ne sait pas trop quoi faire à manger en ces soirs où l'on a envie de rien sauf de rien faire.

Cette semaine, léger changement. J'ai la sensation que je suis celui que l'on a pris pour une quiche. Il y a quelques mois, en novembre, notre président, le président de tous les français, les bons et les mauvais, avait, au cours d'un meeting estampillé UMP, lancé la campagne des régionales. Il avait à cette occasion nationalisé l'enjeu, mis en avant son bilan qu'il jugeait positif et qui devait servir de base à la campagne du parti au pouvoir. Il avait conclu, conquérant, qu'il tirerait les conséquences du résultat du scrutin. Je dois vous avouer que je ne sais pas trop ce que cela veut dire mais en tout état de cause, si il devait y avoir un bon résultat de l'UMP, ce serait grâce à lui.

Je m'étais ému, j'aime bien m'émouvoir, du fait qu'un président de la République prenne ainsi parti et pour un scrutin local. Il redevenait un chef de parti et cela semblait tout à fait normal, puisque tous les autres présidents s'étaient conduits ainsi. Sauf que lui le faisait au vu et au su de tous, ce qui, à en croire notre ami frédo, légitimait cette démarche. Et le même Frédo, qui toujours se sent obligé d'expliquer ou de légitimer les propos de notre président, d'affirmer qu'il ne fallait pas se voiler la face, que l'élection était à portée nationale. En d'autres termes, présidentielles, législatives, régionales et pourquoi pas cantonales étaient des élections de même nature. Inlassablement nous votions pour notre président. A suivre...

mardi 9 février 2010

La quiche de la semaine

Des quiches à la volée. Sur le site de mon journal préféré, encore une habitude, au cours de ma cyber revue de presse matinale, je découvre une photo en lien avec le séminaire gouvernemental dont le sujet était le débat sur l'identité nationale. Au premier plan, François Fillon devant son pupitre sur lequel reposait, à défaut de savoir ce qu'est l'identité nationale, la liste des mesures qui découlaient du grand débat. Drapeau, déclaration des droits de l'homme, hymne, livret et commission du capitaine. Nous l'aurons compris, des symboles. Nous aurions pu avoir Marianne, le camenbert, la baguette et le ticket de tiercé. Et sur cette même photo, en retrait, bien sage et le visage lisse, mon gars Luc, dans le rôle du symbole du débat dont le buste devrait trôner dans chaque classe.
Si l'on fait effort de mémoire, l'on se souviendra que notre président avait lancé solennellement lancé le débat et notre ami Luc fut chargé de l'organiser. Et que se passe-t-il? Notre président a disparu, laissant notre premier ministre se débrouiller et le gars Luc n'est même pas autorisé à prendre la parole lui qui a si courageusement porté ce débat. Mais je ne fais là que reprendre l'actualité.

Ce débat a fait l'objet de critiques dans la majorité et jusque dans le gouvernement. Si il devait y avoir débat, il était mal posé, mal organisé. Pendant toute sa durée, celui qui était chargé de l'organiser a nié l'évidence. Il lui aurait été possible de mettre rapidement un terme à ce débat. Je me suis demandé pourquoi il ne l'avait pas fait. Mon gars Luc aurait certainement vécu cela comme un échec personnel et il voulait, face à ses très nombreux détracteurs, démontrer qu'il avait de la fierté, du courage et que ce débat était légitime. Mais je suis persuadé que, quand bien même il l'aurait souhaité, il ne pouvait mettre un terme à ce débat, en expliquant, en toute simplicité, qu'il n'était, pour tellle et telle raison, pas pertinent.

Notre vie politique est ainsi faite que celui qui est au pouvoir ne peut, n'a le droit de se tromper au risque de passer pour un incompétent, un faible, une girouette. On assiste donc à ce séminaire avec des mesures qui ne dépassent pas le centimètre et une dernière brassée d'adjectifs censés légitimer ce débat.

mercredi 16 décembre 2009

Dans ses bottes



Il y a deux jours, dans la foulée de notre ami Frédo, le député UMP Thierry Mariani a déclaré avoir plus "d'estime" pour les Afghans qui ont "fait le choix de rester dans leur pays" pour "lutter contre les talibans" que pour ceux qui "fuient" l'Afghanistan.
Et, éprouvant certainement le besoin de se justifier, il ajoute "La France, qui mène une politique très généreuse en matière d'asile, n'agit pas seule: elle s'inscrit dans une démarche européenne, notamment aux côtés de la Grande-Bretagne, pays des droits de l'Homme s'il en est, où les procédures de reconduite à la frontière ne suscitent aucune réaction", ajoute-t-il.

C'est le désormais célèbre argument "puisque que cela se pratique ailleurs et ce sans contestation, il n'y a pas de raison que nous ne le fassions pas".

Pour ceux qui ne le connaissent pas, M. Mariani est ce que l'on appelle un homme de droite, de cette droite humaine mais ferme, de cette droite assumée, sans complexe, de cette droite aux racines chrétiennes mais non laxiste. Je vous ai mis en PS quelques-uns des amendements dont il est l'auteur.

Il est fort probable que les réfugiés afghans n'aient que faire de l'estime de M. Mariani. Il y a plusieurs raisons à cela. Celles qui suivent et certainement d'autres.

M. Mariani est président du groupe d'amitié France-Kazakhstan. Le Kazakhstan a un régime présidentiel "considéré comme autoritaire" dont le président Noursoultan Nazarbaïev, adepte du népotisme, a été élu pour sept ans avec 91 % des voix au premier tour et dont l'objectif, après tripatouillage de la constitution, est d'être élu président à vie.

M. Mariani, comme membre de la majorité, en est réduit à soutenir Hamid Karzaï, président corrompu, selon les propre termes de M Kouchner, d'un Etat corrompu. Une part très importante des aides financières ont été détournées. En 2007, elle se situait entre 300 et 400 millions de dollars et ce au détriment des afghans.

M. Mariani soutient une coalition qui se signale par de nombreuses "bavures" dont ont fait les frais des milliers d'afghans. Alors que la solution est bien sûr politique, nous envoyons toujours plus de soldats.

Semblant confortablement vautré dans ses certitudes, M. Mariani n'envisage pas un seul instant qu'un afghan puisse ne pas se reconnaître dans les dirigeants de son pays, qu'il puisse avoir le sentiment que son avenir est ailleurs, que l'avenir de son pays lui a échappé, avenir qui est entre les mains de puissances qui lui sont totalement étrangères. M. Mariani s'est-il seulement demandé, dans le confort des ors de notre république, quel est le passé de ces réfugiés? N'ont-ils pas déjà combattu, n'ont-ils pas perdu leurs proches, n'ont-ils pas simplement peur, n'ont-ils pas simplement envie de vivre et non de mourir pour des intérêts qui n'ont rien d'afghans? De quel droit M. Mariani se permet-il de les qualifier de traîtres?

Je m'énerve, il est temps que j'arrête.

Je ne supporte pas la bonne conscience donneuse de leçon.

PS : Autorisation de recours aux tests ADN lors de la délivrance des visas de plus de trois mois au titre du regroupement familial, en cas de doute sérieux sur l'authenticité de l'acte d'état civil (amendement supprimé en commission au Sénat) ;
Autorisation de statistiques raciales et ethniques. Rejeté car inconstitutionnel ;
Division par deux du délai de recours pour les demandes d'asile (amendement n° 69, article 9, du 17 septembre 2007) ; amendement adopté ;
Interdiction d'hébergement d'urgence aux personnes en situation irrégulière (repris par les médias par SDF sans-papiers). (amendement n° 209, article 18, du 17 septembre 2007) ; amendement adopté dans un premier temps par l'Assemblée nationale, puis supprimé par le Sénat.

mardi 15 décembre 2009

Qui a dit?

"Moi, ce que je veux du jeune musulman, quand il est français, c'est qu'il aime son pays, c'est qu'il trouve un travail, c'est qu'il ne parle pas le verlan, qu'il ne mette pas sa casquette à l'envers"

L'auteur de cette belle phrase mérite haut la main la quiche de la semaine et pourquoi pas celle de l'année. Vous aurez deviné que cette phrase a été prononcée à propos et pendant un "débat" local sur l'identité nationale. L'envie ne me manque pas de faire des commentaires mais je suis persuadé que vous les avez déjà faits. (cliquez sur le titre, vous aurez la réponse)

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samedi 5 décembre 2009

La quiche de la semaine

Cette semaine, une quiche collective et méritée car ils ont été âpres à la tâche, ils n'ont rien laché.

Christian Estrosi se veut intransigeant: "Il n'y aura pas de minaret à Nice ; il n'appartient pas à l'architecture française"

Christine Boutin, présidente du Parti chrétien démocrate, assène de même : "Les minarets symbolisent la terre d'islam et la France n'est pas une terre d'islam."

Oubliant au passage qu'environ la moitié des 3 à 4 millions de personnes de culture musulmane vivant en France sont Françaises, Henri de Raincourt, ministre des relations avec le Parlement affirme pour sa part : : "Les gens qui viennent chez nous doivent accepter notre mode de vie ; la mondialisation, ce n'est pas la dénaturation de son pays."

Pour François Fillon " Ce qui doit être combattu c'est l'intégrisme, pas les musulmans. Il faut rechercher un islam de France plutôt qu'un islam en France", Pourquoi vouloir absolument trouver des formules si ce n'est pour passer au 20h. Les slogans sont des clous qui jonchent les voies de la réflexion.

Et pour terminer les propos du maire de Gussainville "Il est temps qu'on réagisse parce qu'on va se faire bouffer" "Y'en a déjà dix millions, dix millions que l'on paye à rien foutre". Et lorsqu'on avait demandé à l'élu s'il pensait qu'il "y a trop d'immigrés", il avait précisé : "Sérieusement, je le crois". Notre ami Frédo, qui ne pouvait être en reste, a estimé que ce maire "exprimait une inquiétude", précisant "Je ne partage pas les propos qu'il a tenus, mais en même temps, ce que je veux dire, c'est qu'il est maire d'une commune de 40 habitants. Il y a beaucoup de petits villages comme ça qui font la France. Il y a une inquiétude en France"
La droite est au pouvoir depuis plus de sept ans et la France profonde est encore inquiète pendant que la France des villes a quant à elle encore et toujours peur.
Je vous exprime ma sincère inquiétude.


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samedi 21 novembre 2009

Non, non, rien n'a changé, tout, tout...

Encore une quiche qui suinte la bêtise, la mauvaise foi, le mépris. En un mot immangeable. «Ceux qui font profession de défendre les sans papiers devraient s'intéresser aussi aux étrangers en situation régulière, touchés à hauteur de 26% par le chômage, en butte parfois à des discriminations»
Ces propos d'Eric Besson me consternent, me navrent, me désespèrent. Je devrais arrêter de me faire du mal. "Ceux qui font profession de défendre" me rappelle les célèbres droitdelhommistes de notre président. On retrouve inlassablement cette division de la société, d'un côté les bons et de l'autre...Il faut sans cesse montrer du doigt, désigner. D'une certaine façon, en une seule phrase Besson résume l'échec de notre société.

Pour terminer, un sourire avec ce qui suit dont j'ai oublié la source mais qui peut s'appliquer dans de nombreuses situations.Quand Clemenceau voulait faire passer un message sans se mouiller, il passait par l’intermédiaire d’un porte-parole, dont il disait poétiquement : “C’est moi qui pète, c’est lui qui pue”. On ne sait pas précisément qui a pété, dans cette histoire, mais celui qui pue est connu. .

Encore une dernière. Luc Chatel a déclaré sur RTL qu'il n'était pas question de revenir sur les suppressions de postes dans l'éducation nationale. "Cette politique nous permet de mettre en place la revalorisation financière des enseignants, qui est très attendue" On pourrait en conclure que les enseignants sont prêts, pour gagner plus, à accepter, voire à encourager cette politique. J'en ai interrogé plusieurs et je ne suis manifestement pas tombé sur les bons.

mardi 10 novembre 2009

La quiche de la semaine (un peu longue)

Peut-être vous souvenez-vous qu'un des engagements de notre président était de faire de la politique autrement, pas comme avant. L'intérêt de cette promesse c'est qu'elle était neutre pour le budget, qu'elle ne nécessitait pas le vote d'une loi. Elle ne reposait que sur la bonne volonté de chacun. Même si elle émanait d'un seul homme, cette promesse engageait l'ensemble de la majorité.

Que signifiait faire de la politique autrement? Cela voulait dire, si j'ai bien compris, que l'action politique ne devait être entravée par aucun tabou, aucun préjugé, que la pensée unique serait combattue, que rien ne serait impossible, que l'action politique serait transparente, transparence que symbolise la phrase aujourd'hui devenue célèbre "On a tout mis sur la table" et quelques variantes. L'ère qui naissait annonçait la mort des idéologies, la disparition de la gauche et de la droite (surtout de la gauche), les lignes allaient bouger. Ministres, parlementaires, tous devaient s'exprimer librement, faire valoir leur opinion, alimenter le débat. Je me souviens des premiers conseils des ministres à la sortie desquels nos ministres, le regard illuminé comme si ils avaient rencontré le Christ, nous faisaient part de leur joie, de leur allégresse à travailler dans une si bonne ambiance avec un tel président ouvert, chaleureux, attentif et à l'écoute allant jusqu'à leur offrir le disque de son épouse. Ils étaient fiers d'être là, fiers d'être ce qu'ils étaient, fiers de ce qu'ils allaient accomplir.

Nos ministres et hommes politiques de droite étaient donc heureux et avaient de quoi l'être. Le concept de droite décomplexée était sur le devant de l'estrade. Pour résumer, j'imaginais, le mot est peut-être un peu fort, que l'intelligence était de retour, que le discours politique ne serait plus caricatural, n'entretiendrait plus les ressentiments, ne désignerait plus de boucs-émissaires, nous proposerait de vivre et de construire ensemble, pour tout dire n'insulterait plus notre intelligence. Une nouvelle utopie.

mercredi 4 novembre 2009

La quiche de la semaine

Comme souvent nous avons eu plusieurs candidats. Après avoir hésité, la quiche a été décerné à Louis Nicollin, président du club de football de Montpellier, qui, si j'ai bien compris, est un homme, un vrai. Vous allez me demander à quoi reconnait-on un homme, un vrai? Cela mérite réflexion.


«Pedretti a tout commandé sur le terrain, mais celui-là, quand il viendra à Montpellier, on va s'en occuper. Ce type est une petite tarlouze!»

Dans un premier temps, écoutant ce président, qui n'en est pas à sa première déclaration douteuse, je me suis demandé comment il était possible de tenir de tels propos. Il suffit de les tenir. Il les tient d'autant plus facilement que certains média le considèrent comme un bon client et sont pour le moins bienveillants à son égard. Au-delà des mots, c'est le ton menaçant qui ressortait de ses propos.

Et puis, le temps passant, propice à la réflexion, je me suis dit que j'étais passé à côté du message. Si ce président a utilisé le mot "tarlouze", c'est pour lancer le débat. Quel débat? Le débat sur l'identité sexuelle. Qu'est-ce qu'être homosexuel aujourd'hui? Quelles sont les valeurs qui définissent l'homosexualité?

mardi 27 octobre 2009

La quiche de la semaine

Cette semaine, pour faire plaisir à Isabelle, la quiche de la semaine sera remise à notre ami Frédo. Il est vrai que c'est à chaque fois un candidat sérieux et qu'il pourrait truster cette hebdomadaire récompense.

Comme toujours avec le gars Fred, la quiche est fourrée et nappée de bêtise. Peut-être vous souvenez-vous du temps où il était encore député sans avoir été élu. A cette époque, il avait découvert qu'internet était responsable de centaine de viols et qu'il fallait donc en contrôler l'usage.
La semaine dernière, cet acharné du contrôle et de la censure, a décrété qu'il fallait surveiller de près les journalistes. Pourquoi? Je dois vous avouer que ce n'est pas très clair. Voici ce que j'en ai compris. Notre président a réussi à réduire l'opposition politique à une bande de bras cassés s'opposant les uns aux autres. Cette situation a permis à notre président de mener sa politique sans beaucoup de résistance.

Et puis, allez savoir pourquoi, les journalistes, un certain nombre de journalistes, sont devenus critiques, moqueurs, remettant en cause une certaine façon de gouverner. Ils ont mis en évidence, avec constance, que notre président faisait fi des principes qu'il y a quelques mois il érigeait comme devant dicter sa façon de gouverner.

Et bien sûr, Freddy n'a pas supporté. Il fallait qu'il trouve quelque chose. Et il a trouvé : le comité d'éthique. Les journalistes surveilleraient les journalistes. Frédo est pour la liberté de l'information et il est même prêt à la défendre si il le fallait. Mais comme toute liberté, elle a ses limites, et le gars Fred, pour ce qui est des limites, il s'y connaît.

Il pense que l'éthique est l'argument imparable, dénué de tout arrière-pensée et comme d'habitude frappée au coin du bon sens. Fredo, qui ne recule devant rien, nous dit que 95 pays ont ce genre d'instance. Donc, si il y en a autant c'est que c'est bien. Tout comme pour les tests génétiques qui, à l'en croire, étaient utilisés par tous les pays démocratiques, ce qui se révéla être un mensonge, personne, pour l'instant, n'est allé vérifier la réalité de cette affirmation, et, si ces instances existent, leur nature et leur rôle.

Pour justifier cette curieuse idée, il nous fait remarquer que de nombreuses professions sont dotées d'un ordre professionnel. Comme si il était judicieux de comparer les médecins, les architectes, les expert-comptables et les journalistes. Ces derniers ont besoin d'une liberté totale pour exercer leur métier. A l'écouter et quelque soit le sujet, tout est comparable, tout est transposable.

Il est fort probable que notre gars Fred se désintéresse de savoir si il y aura ou pas un jour un comité d'éthique. Il a essayé de décrédibiliser les journalistes dans leur ensemble. Il a tenté de nous faire croire que le champ d'investigation des journalistes était délimité. Il ne peut ignorer que notre pays a des lois qui protègent le citoyen et sa vie privée contre d'éventuels empiètements des média.

Je propose à Frédo un comité d'éthique qui sanctionnerait les politiques qui nous prennent pour des idiots.

(J'ai été un peu long)

lundi 19 octobre 2009

Double effet

Cette semaine, le double effet quiche cool. Voici un extrait du compte-rendu hebdomadaire du conseil des ministres effectué par Luc Chatel.

"Cette affaire commence à suffire! On a vraiment le sentiment d'une chasse à l'homme. Tous ceux qui interviennent sur cette question, que veulent-ils? Ils veulent interdire l'élection à un candidat de par son origine sociale, son nom, son faciès? C'est ça la République? Nous sommes en République, en démocratie, avec des principes républicains. Tous les républicains devraient défendre ces principes républicains. Après son nom, son origine, sa jeunesse, je ne sais pas ce qu'on trouvera la prochaine fois, peut-être la race ou autre chose? Où va-t-on?

En dehors de la syntaxe sarkozienne de notre accessoirement ministre de l'éducation nationale, je suis d'abord surpris que le cas Jean Sarkozy soit évoqué en conseil des ministres. Notre président ne nous a-t-il pas dit que nous ferions mieux de travailler plutôt que perdre notre temps dans de vaine polémique? A la lecture de sa déclaration, je suis comme Luc, je me pose la question : où va-t-on? La deuxième question est : pourquoi? Que ce qui reste de l'opposition, faute de mieux, utilise cette affaire de l'EPAD n'est pas surprenant. Que des média s'interrogent, pourquoi pas. Chacun de nous est assez grand pour se faire ou pas une opinion. Mais pourquoi donc chaque membre du gouvernement s'est-il cru obligé d'intervenir pour soutenir, justifier une candidature et ce jusqu'à l'absurde comme notre gars Luc qui en est réduit à utiliser les mots de faciès et de race? Jean Sarkozy est un conseiller général qui se présente à une élection pour diriger un établissement public. Puisque de son point de vue, il n'y a là rien à redire, pourquoi tout un gouvernement se préoccupe-t-il de l'élection d'un conseiller général? Pourquoi un conseiller général a-t-il bénéficié d'un temps d'antenne sur le service public pour expliquer pourquoi il était compétent. Pour nous montrer sa nouvelle coupe de cheveux, ses nouvelles lunettes?

mercredi 14 octobre 2009

La quiche de la semaine

Cette semaine une quiche fourrée au n'importe quoi.
Concernant l'affaire Jean Sarkozy, nous avons entendu un certain nombre de réactions. J'en ai trouvé deux qui, me semble-t-il, se détachent du lot.

La première est l'oeuvre d'un vice-président du Conseil Général des Hauts-de-Seine que je vous livre tel un diamant qui n'a nul besoin d'être taillé.
«Il est le fils d’un génie politique, il n’est pas étonnant qu’il soit précoce. Quand vous êtes l’enfant d’un pianiste de grand talent, ce n’est pas étonnant que vous ayez vous même des aptitudes et si vous êtes le fils de Zidane, que vous jouiez bien au foot»

La deuxième réaction est une création de Lolo Parisot qui, après avoir vanté les mérites du jeune, fait, semble-t-il sans humour, en style indirect, savoir au fils :
«Je serai intéressée de connaître son projet quand il en aura un.»

Il n'en sera pas autrement.

jeudi 1 octobre 2009

Frédo le chimique



Cette semaine, avec un peu d'avance, une quiche fourrée au sexe avec les deux couilles pour décoration.

"Ne doit-on pas enfin décider la mise en œuvre de la castration chimique pour ce type d'individu ?"Ainsi s'est exprimé Frédo et ce avant tous les autres, comme il se doit. J'avoue que son silence m'aurait déçu.

Il poursuit en jugeant nécessaire de "tirer les conséquences immédiates en termes de responsabilité et de modification de la loi".. Cette phrase lui ressemble, elle est dénuée de sens. Sans rien connaître de cette affaire, des circonstances de la mort de cette femme, dans son esprit des fautes ont été commises et il faut modifier la loi. Peut-être faudrait-il simplement que la loi actuelle soit correctement appliquée. La tendance, et Freddy le résume bien, est que l'important est moins l'application d'une loi que le vote d'une nouvelle. Et sans cesse, dans les propos de Frédé pointe cette idée reçue d'une justice laxiste, qui ne prend pas en considération les victimes. Sans cesse la remise en cause de l'indépendance de la justice.

dimanche 27 septembre 2009

On nous avait prévenus (la quiche de la semaine)

Cette semaine une quiche collective fourrée à la bêtise.

Comme vous le savez, notre Président a fait un lapsus. J'en profite pour vous confier qu'enfant c'est un mot que j'aimais bien prononcer.

Notre Président a prononcé le mot. L'utilisation de ce mot a soulevé l'indignation, l'offuscation (mot qui n'existe pas), l'incompréhension et pléthore de commentaires. Encore une fois il n'a pas été tenu compte du contexte. Comme il est partie prenante au procès, qu'il sait, en tant qu'ancien ministre de l'intérieur, ce qu'il en est du rôle de chacun des prévenus, il sait qui est coupable. Il sait également qu'il est des coupables qui ne sont jamais condamnés. Donc imaginons qu'il ait dit "coupable" comme ça, sans penser à mal, prenant un mot pour un autre. Ce que je suis prêt à croire même si...

Les défenseurs de notre président, vous savez, ceux qui se croient à chaque fois obligés de traduire, d'expliquer les propos de leur leader, auraient pu dire "Effectivement, il n'aurait pas dû utiliser ce mot mais c'est un lapsus." Mais non, ils ont, selon leur sensibilité, justifié l'utilisation de ce mot.

Notre amis Frédo a dit que "parmi les prévenus, il y avait forcément des coupables".
Le "lèche talonnette" Xavier Bertrand a quant à lui précisé que "comme notre président n'a pas donné de nom, il n'y avait pas de problème."
La relance Devedjan nous l'a joué viril en affirmant que les français avaient besoin de savoir qu'ils avaient élu un président qui avait du répondant. On aura compris que notre président a des couilles.
Un quatrième dont je n'ai pas retenu le nom a pour sa part cru bon de préciser que notre président était intervenu en tant que partie civile et qu'il pouvait donc utiliser le mot coupable.
Et pour finir, Michel Aliot Marie a pour ce qui la concerne trouvé la parade en précisant qu'elle ne commentait pas les affaires en cours de jugement même si rien ne l'autorise à le faire après.
En dernier lieu notre ami Fanfan Fillon a dit "Il ne faut pas transformer les victimes en coupables".