L’autre jour, je ne préciserai ni quand, ni où, ni avec qui (même sous la torture) nous dînions. Comme souvent, les conversations naissent de rien, légères comme des bulles même si parfois elles peuvent être animées. Donc en cette soirée, un des sujets abordés avait trait à l’anatomie humaine. Je ne me souviens pas du point de départ, mais entre une dernière bouchée de l'entrée (tu en reprends? c'est excellent, faudrait que tu me donnes la recette, mais non merci) et la première du plat principal (en tout cas ça sent bon) nous avons le plus naturellement du monde parlé du pénis, à moins que ce ne soit de la bite, du clitoris, du vagin, de la taille des appareils génitaux et de leur capacité à s'emboîter les uns dans les autres en fonction de leur continent d'origine et nous en sommes sûrement arrivés à cette conclusion que la nature était quand même bien faite. Nous y sommes chacun allés de nos réflexion, peut-être même de notre expérience l'un de nous allant jusqu'à péremptoirement affirmer que sa virilité ne l'avait jamais préoccupé. Ce qui m'a par ailleurs étonné, c'est que cette conversation est demeurée dans le domaine clinique. Pour tout dire nous n'avons pas parlé de cul. C'est comme si au dessus de la table flottait une odeur d'éther et de latex. Je me suis même demandé si l'une ou l'un de nous n'allait pas finir allongé sur la table pour une leçon d'anatomie.
Et puis chacun est rentré.
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mercredi 13 juin 2012
mercredi 30 mai 2012
En vain
Hier matin, en me réveillant, j'ai eu le sentiment que quelque chose avait changé mais sans parvenir à déterminer la nature de ce changement. J'ai accompli les tâches matinales dans l'ordre habituel sans ressentir une sensation qui m'aurait été inconnue ou que j'aurais jugé inhabituelle à ce moment de la journée. Il en a été ainsi tout au long de la journée. Je savais ce quelque chose à portée de la main, des yeux, de la peau, de l'esprit, je ne sais, mais je m'attendais à le découvrir au détour d'une seconde. Le temps a passé, le jour m'a tiré vers sa fin. J'ai résisté le plus longtemps possible. J'ai dû m'endormir car j'ai fini par me réveiller sans parvenir à mettre à jour ce quelque chose.
Si le temps passait plus lentement, le présent durerait-il plus longtemps ?
mardi 8 mai 2012
vendredi 9 mars 2012
Recul
Une récente étude a mis en évidence que les femmes venant d'ovuler détectent mieux les serpents. En lisant cela j'ai pensé à la première femme. Poursuivant cette démarche scientifique au milieu des causes et des effets, des oeufs et des poules, j'ai pu mettre en évidence que les serpents étaient attirés par les femmes potentiellement fécondables. Du temps de Eve, l'homme pensait qu'il avait le temps, qu'il aurait toujours le temps. Si ce n'était pas aujourd'hui, ce serait demain. Cette inconscience, cette suffisance allait donner naissance à un autre monde. Aujourd'hui, l'homme serpente, darde autant qu'il le peut, s'introduit, se glisse, s'immisce, se love, s'enfonce pour enfouir au plus profond la honte d'avoir trop attendu.Comme souvent, je ne suis pas fidèle à l'idée qui a inspiré le titre de ce billet. Tout en écrivant, j'en prends conscience. Je tente de retrouver le chemin de la vertu, d'emprunter la voie qui me permettra de raccrocher les wagons. Je ne renonce pas mais finis par me fier au hasard. Il y avait bien une idée qui, comme un ballon, d'un bond aurait pu me ramener vers le terrain. Mais cette fois-ci, le ballon était dégonflé, l'aiguillage coincé. L'idée s'est perdue en chemin. Pour autant, je ne suis pas persuadé qu'elle a été remplacée par une autre.
lundi 25 octobre 2010
Déflation

Au hasard de mes lectures (le hasard n'existe pas) je suis tombé, je tombe souvent, sur un article dont la fellation était le sujet. Cette pratique buccale, contrairement à la sodomie, a me semble-t-il terminé de gagner du terrain puisqu'une enquête de 2006 a révélé que 80% des français ont déjà fait l'expérience de cette pratique. Rien pour autant ne permet d'affirmer que le plaisir était au bout. On ne connaît pas le taux de récidivistes.
Vous allez me demander pourquoi aborder ce sujet. Tout comme la loi sur les retraites, la fellation met en évidence des inégalités tant générationnelles que sociales. Deux exemples suffiront. L'enquête met en évidence que les tranches d’âge entre 25 et 49 ans sont celles qui déclarent le plus avoir eu une expérience fréquente de la fellation dans les 12 derniers mois (plus de 60%), une proportion qui descend à 22% chez les femmes de 60-69 ans ce qui fait dire aux enquêteurs "Plus on est jeune, plus on suce."
Le deuxième exemple concerne le milieu social. L'enquête montre que "La sexualité orale est moins souvent déclarée par les personnes sans diplôme et les femmes de milieu populaire. En revanche, la fellation l’est beaucoup plus chez les femmes ayant un diplôme supérieur, les cadres et les professions intellectuelles. Une des explications à ce phénomène tient dans le fait que les personnes des milieux sociaux les plus favorisés ont une aptitude sociale à se distancier de la norme dominante, en l’occurrence celle d’une sexualité pénétrative." Ce dernier mot a été inventé pour les besoin de la cause.
Comme il existe le minimum vieillesse, le seuil de pauvreté ou la pension de réversion, la classe défavorisée n'a que très peu voie au chapitre.
lundi 11 octobre 2010
Si j'étais mort...
Si j'étais mort, j'aurais 53 ans. Je n'ai rien accompli de remarquable, mes proches n'ont, me concernant, rien à vendre. Ce qui fait que personne, absolument personne n'a rendu public cette information.
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mardi 13 juillet 2010
Comme un ver

"La chair est triste hélas". C'est, comme Stéphane, ce que je me dis parfois. Mais contrairement à lui, je suis persuadé qu'il me reste des livres à lire. Elle peut être flasque et ne pas donner envie. En tout état de cause, je n'aime pas quand elle s'expose, quand elle se donne à voir. Lorsque le matin je m'aperçois subrepticement dans la glace, je suis convaincu que l'imagination est indispensable. Pour ce qui me concerne, j'ai commencé à me regarder avec attention dès l'instant où le temps m'a poussé sur la pente d'une lente dégradation. C'est comme si j'étais passé à côté de moi pendant ma jeunesse.
Il y a des matins où je fais semblant de ne pas me voir. Ce que j'évite autant que faire ce peut, c'est de me voir de profil qui n'est pas trompeur. Quand je me regarde de face, c'est comme si j'avais donné des coups de gomme ici et là. C'est une vision à deux dimensions. A deux, c'est aussi comme cela que les livres se lisent.
lundi 12 juillet 2010
Ca rend sourd
samedi 26 juin 2010
vendredi 25 juin 2010
jeudi 3 juin 2010
Rien ou pas grand chose

Il fait nuit. La lune est absente. J'écoute Robert. L'album "Fate of nations". La version pour inconditionnels. Des inédits, qui n'ont d'intérêt que celui d'être chantés par Robert. J'ai lu un livre de Charles Cross " Led Zeppelin, des ombres plus hautes que nos âmes" Il réunit des photographies du groupe, mais aussi des programmes, des tickets de concert, des pochettes de disques, des affiches promotionnelles… j'ai eu l’impression d’un retour en enfance, de lire un album avec des cachettes secrètes, des rabats à déplier et des objets dissimilés à l’intérieur… Il raconte Led Zeppelin au travers des enregistrements, avec un éclairage particulier concernant les emprunts, pendant de nombreuses années non assumés, à des musiciens de blues. J'ai également découvert que le public britannique ne les a jamais considérés comme un grand groupe. Ne pas avoir les même goûts que les rosbeefs n'est pas pour me déplaire.
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vendredi 21 mai 2010
Divers et varié
Ce matin, j'entre chez le marchand de journaux. Comme souvent, la taulière est en retard pour mettre les journaux dans le présentoir. A qui veut l'entendre, elle dit "Ce matin je suis en retard". Tous les matins elle est en retard. Le journal que je souhaite acheter est le dernier de la pile. J'attends. Plaçant "Le Parisien" en évidence, elle lance à son mari qui se trouve derrière le comptoir "Dis donc, t'as vu ça!". Cette phrase est utilisée lorsque le locuteur veut attirer l'attention sur un fait divers, qui en l'espèce est la mort d'une policière municipale. Dans ce cas, soit la phrase ne reçoit aucun écho, tout dépend qui est accoudé au comptoir, soit elle lance le débat sur l'insécurité qui la plupart du temps débouche sur un constat qu'on est plus en sécurité nulle part.
Assis dans le bus, je me suis dit que la patronne du café-tabac-marchand de journaux-brasserie pourrait aisément remplacer bon nombre de nos journalistes. Pour avoir écouté la radio hier soir, ce matin et regardé les chaînes d'information ce matin, ces "journalistes" nous ont rabâché à longueur de temps "Dis donc, t'as vu ça!", avec en prime les témoignages oh combien profonds de notre président "Les coupables seront attrapés et seront punis" (nous ne sommes pas dans la cour de l'Elysée mais dans celle de récréation) et de notre ami Brice accouru sur les lieux, bien en face des caméras "Les coupables seront identifiés, arrêtés, déférés et châtiés", vocabulaire un peu plus riche. Propos qui, comme d'habitude mais sans que cela ne soulève le moindre commentaire (heureusement que je veille) font fi de l'indépendance de la justice.
Je vous remercie de votre attention.
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Assis dans le bus, je me suis dit que la patronne du café-tabac-marchand de journaux-brasserie pourrait aisément remplacer bon nombre de nos journalistes. Pour avoir écouté la radio hier soir, ce matin et regardé les chaînes d'information ce matin, ces "journalistes" nous ont rabâché à longueur de temps "Dis donc, t'as vu ça!", avec en prime les témoignages oh combien profonds de notre président "Les coupables seront attrapés et seront punis" (nous ne sommes pas dans la cour de l'Elysée mais dans celle de récréation) et de notre ami Brice accouru sur les lieux, bien en face des caméras "Les coupables seront identifiés, arrêtés, déférés et châtiés", vocabulaire un peu plus riche. Propos qui, comme d'habitude mais sans que cela ne soulève le moindre commentaire (heureusement que je veille) font fi de l'indépendance de la justice.
Je vous remercie de votre attention.
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mardi 18 mai 2010
Hygiène
Comme souvent avant de partir en voyage, j'ai compté les jours d'absence. Je compte sur mes doigts. Jeudi, le pouce, vendredi, l'index, samedi, le majeur et dimanche l'annulaire. Tout s'embrouille lorsque je pars plus de dix jours. Et pourquoi ai-je compté, seriez-vous tenté de me demander? Ce comptage m'a permis de déterminer le nombre de sous-vêtements que je devais prendre par devers moi. Il est une règle, non écrite, que toute personne respectueuse de son hygiène et du confort olfactif de son prochain se doit de respecter qui précise "Pour chaque jour qui se lèvera, de sous-vêtements tu changeras". Malgré mes recherches, je n'ai pas découvert qui en était l'auteur. Je ne serais pas étonné que ce soit un lessivier.
Quand j'écris sous-vêtement, je pense slip et culotte, ces tissus enrobants qui côtoient ces zones humides, suintantes et odorantes. C'est du moins ce que l'on pourrait croire lorsque l'on est confronté aux réactions que peut provoquer le non respect de la règle. Peut-être imagine-t-on que dans ces sombres endroits privés de toute aération rampent des monstres putrides aux effluves repoussantes et honteuses. Je dois vous avouer que pendant un temps je me suis plié à cette règle. A cette époque j'osais à peine regarder mon slip lorsque je l'enlevais. Pour tout vous dire, c'est à peine si je le touchais avec les doigts. Fallait-il le laver avec les autres vêtements ou séparément? Et puis j'ai voulu en avoir le coeur net. Un soir, je pris la décision de le retirer avant d'éteindre la lumière et d'observer l'objet de plus près. Pour éviter tout incident, je le fis dans la salle de bain, verrou mis.
Autant vous dire que je fus autant surpris que déçu. Je le regardais sous toutes les coutures, l'approchais de mon nez. Rien. A croire que je n'avais rien mis dedans ou qu'un ventilateur y était intégré. Toujours est-il que depuis ce jour, si je continue à compter, c'est pour la forme.
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Quand j'écris sous-vêtement, je pense slip et culotte, ces tissus enrobants qui côtoient ces zones humides, suintantes et odorantes. C'est du moins ce que l'on pourrait croire lorsque l'on est confronté aux réactions que peut provoquer le non respect de la règle. Peut-être imagine-t-on que dans ces sombres endroits privés de toute aération rampent des monstres putrides aux effluves repoussantes et honteuses. Je dois vous avouer que pendant un temps je me suis plié à cette règle. A cette époque j'osais à peine regarder mon slip lorsque je l'enlevais. Pour tout vous dire, c'est à peine si je le touchais avec les doigts. Fallait-il le laver avec les autres vêtements ou séparément? Et puis j'ai voulu en avoir le coeur net. Un soir, je pris la décision de le retirer avant d'éteindre la lumière et d'observer l'objet de plus près. Pour éviter tout incident, je le fis dans la salle de bain, verrou mis.
Autant vous dire que je fus autant surpris que déçu. Je le regardais sous toutes les coutures, l'approchais de mon nez. Rien. A croire que je n'avais rien mis dedans ou qu'un ventilateur y était intégré. Toujours est-il que depuis ce jour, si je continue à compter, c'est pour la forme.
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mercredi 12 mai 2010
De l'autre côté
Je profite du pont pour aller quelques jours sur l'autre rive où, à n'en pas douter, il fait meilleur puisque ce pont traverse la Loire. Pourquoi faudrait-il aller ailleurs? Le corps est associé à cette notion d'ailleurs qui est une promesse d'épanouissement de nos sens. Une recherche de satisfaction. Je succombe toujours à cette illusion de l'ailleurs. L'ailleurs est souvent un endroit qui nous interdit l'oisiveté, l'habitude. Si l'on y va c'est pour faire quelque chose sinon pourquoi y aller. Comme vous pouvez le constater, je meuble en attendant d'y aller, ce qui ne saurait tarder.
Voilà, j'y vais. Bon ailleurs.
Voilà, j'y vais. Bon ailleurs.
mardi 11 mai 2010
Petit poème
Ils se mirent à faire des rimes face au miroir
Nous nous miment à faire des rimes pour l'imiter
Je me mis à faire des rimes pour le monde entier
Il se mit à faire des rimes qu'éclose un dernier soir
Les mots apparaissaient si beaux qu'il se mit à y croire
Les phrases caressaient les hommes jusqu'à l'extase
Elles montaient haut et construisaient sa gloire
Dans le vent des discours les regards s'apaisaient
Nous nous miment à faire des rimes pour l'imiter
Je me mis à faire des rimes pour le monde entier
Il se mit à faire des rimes qu'éclose un dernier soir
Les mots apparaissaient si beaux qu'il se mit à y croire
Les phrases caressaient les hommes jusqu'à l'extase
Elles montaient haut et construisaient sa gloire
Dans le vent des discours les regards s'apaisaient
Coincé
Ce matin, il est 7h30 lorsque, après avoir appuyé sur le bouton d'appel et que les deux battants se soient ouverts en signe de bienvenue, je pénètre dans l'ascenseur qui doit me faire monter jusqu'au septième étage. J'appuie sur le bouton qui indique sept, les portes se referment et puis rien. La cage ne bouge pas. Comme souvent en pareil cas, j'appuie à nouveau sur le bouton. Rien ne se passe. De mon index je presse le bouton d'ouverture sans plus de succès. Comme souvent en pareil cas(bis)je pose le doigt sur d'autres boutons sans plus de résultat. Au cas où, mais sachant mon geste inutile, j'essaye d'écarter les battants. Il ne me reste plus qu'à enfoncer la pastille sur laquelle est dessinée une cloche. Une sonnerie stridente retentit. Le silence revenu, une voix me dit "Garder votre calme, les secours sont en route". J'ai pu constater que la route était longue.
Une fois les première minutes passées, il ne reste plus qu'à attendre. Ma seule préoccupation fonctionnelle était d'espérer que mes capacités de stockage naturel s'avéreraient suffisantes. Et puis la pensée vagabonde. En pareille circonstance, je préfère être seul. Bloqué avec une autre personne qui nous est étrangère oblige à entretenir une conversation sans intérêt, d'abord sur la panne, les ascenseurs, les expériences passées. Redoutant le silence, on use le sujet jusqu'à la corde avant de passer au sujet profession...Ça n'en finit pas, ce que vous dit votre interlocuteur ne vous intéresse pas le moins du monde.
Étant seul et compte tenu de l'exiguïté du lieu, je me suis mis à imaginer. Imaginer d'être coincé en compagnie. Une compagnie qui m'inspire. Une inspiration qui nous aurait fait grimper les étages, faute de rideaux. Après avoir pris les dimensions et avoir repéré les objets à ma disposition, je me suis dit que l'horizon des possibles étaient sans limite si ce n'est les nôtres. Je suis resté 45 minutes mais je n'ai pas eu le temps d'explorer toutes les possibilités. Pour le coup, une seule aurait fait mon bonheur.
Une fois les première minutes passées, il ne reste plus qu'à attendre. Ma seule préoccupation fonctionnelle était d'espérer que mes capacités de stockage naturel s'avéreraient suffisantes. Et puis la pensée vagabonde. En pareille circonstance, je préfère être seul. Bloqué avec une autre personne qui nous est étrangère oblige à entretenir une conversation sans intérêt, d'abord sur la panne, les ascenseurs, les expériences passées. Redoutant le silence, on use le sujet jusqu'à la corde avant de passer au sujet profession...Ça n'en finit pas, ce que vous dit votre interlocuteur ne vous intéresse pas le moins du monde.
Étant seul et compte tenu de l'exiguïté du lieu, je me suis mis à imaginer. Imaginer d'être coincé en compagnie. Une compagnie qui m'inspire. Une inspiration qui nous aurait fait grimper les étages, faute de rideaux. Après avoir pris les dimensions et avoir repéré les objets à ma disposition, je me suis dit que l'horizon des possibles étaient sans limite si ce n'est les nôtres. Je suis resté 45 minutes mais je n'ai pas eu le temps d'explorer toutes les possibilités. Pour le coup, une seule aurait fait mon bonheur.
jeudi 6 mai 2010
Comme ça

Aujourd'hui est un de ces jours où je n'ai pas grand chose à dire. J'ai pourtant vécu toute une journée. On ne peut pas traverser une journée pour au bout du compte n'avoir rien à raconter. 24 heures dans une vie donne forcément ne serait-ce qu'un petit quelque chose à restituer. Il est vrai que pour certains jours, une fois retiré les habitudes il ne reste plus grand chose. Je pourrais vous parler de ce que j'aurais aimé faire mais qu'enfin de compte mais aujourd'hui je n'ai pas eu d'envie particulière. J'ai bien conscience qu'avec toute cette vie qui virvolte autour de moi j'ai dû rater quelque chose, passer à côté d'une manifestation de la beauté. Pourtant, dieu sait que je regarde. J'aime bien regarder les oiseaux, surtout quand je traverse le pont qui enjambe la Seine, chaque matin et chaque soir. Le matin je traverse côté amont et le soir côté aval. Demain, pour voir, je ferai l'inverse. Les pigeons stationnent sur les quais. Quand ils traversent pour aller sur le quai d'en face il ne leur vient jamais à l'idée de se poser sur l'eau. Je n'en ai jamais vu un seul ne serait-ce qu'essayer. Pourtant en survolant l'eau je suis certain qu'ils voient les mouettes flotter à la surface. A chaque fois je me demande pourquoi pas un seul ne tente sa chance. Quand je vois un pigeon aller d'un point à un autre je me demande si il sait pourquoi il le fait et où il va. Il finit toujours par retourner là d'où il vient.
vendredi 30 avril 2010
Du cul
Dans l'imaginaire populaire, les héros qui gravitent dans la sphère spirituelle n'ont pas de corps. Pour être plus précis, le héros spirituel a dompté son corps, l'a réduit à une simple enveloppe charnelle qui lui permet d'aller d'un endroit à un autre, de parler, de matérialiser sa pensée et de la faire connaître. C'est tout. C'est du moins ce que j'ai toujours cru.
Prenons comme exemple Ghandi. C'était un homme chauve, chaussé de lunettes rondes et de sandales, enveloppé dans un drap blanc, d'une corpulence à se contenter d'eau ,fraîche ou pas, et d'un demi croûton de pain par jour. Être spirituel, c'est après avoir eu quatre enfants qu'il décide en 1906 de faire voeu de chasteté. Il impose aux hommes qui le suivent d'en faire autant et de prendre un bain froid si nécessaire. Pour ce qui me concerne, la technique du bain ou de la douche n'a jamais eu d'effet durable si ce n'est celui de réduire momentanément la voilure.
Allez savoir pourquoi, cette image d'ascète valorise la parole, la pensée, la vie de celui qui s'y adonne. Et qu'apprends-je? Que le Mahatma était un pervers sexuel. Si il refusait la pénétration, acte dégradant durant lequel s'opère la mixtion de divers fluides poisseux aux effluves écoeurantes (que c'est bon!), il aimait partager sa couche et prenait souvent des bains avec des jeunes filles pubères et se faisait masser nu. "Il attendait des femmes qu'elles le stimulent sexuellement pour qu'il puisse démontrer sa résistance"
Je suis déçu, déçu mais alors là déçu.
Prenons comme exemple Ghandi. C'était un homme chauve, chaussé de lunettes rondes et de sandales, enveloppé dans un drap blanc, d'une corpulence à se contenter d'eau ,fraîche ou pas, et d'un demi croûton de pain par jour. Être spirituel, c'est après avoir eu quatre enfants qu'il décide en 1906 de faire voeu de chasteté. Il impose aux hommes qui le suivent d'en faire autant et de prendre un bain froid si nécessaire. Pour ce qui me concerne, la technique du bain ou de la douche n'a jamais eu d'effet durable si ce n'est celui de réduire momentanément la voilure.
Allez savoir pourquoi, cette image d'ascète valorise la parole, la pensée, la vie de celui qui s'y adonne. Et qu'apprends-je? Que le Mahatma était un pervers sexuel. Si il refusait la pénétration, acte dégradant durant lequel s'opère la mixtion de divers fluides poisseux aux effluves écoeurantes (que c'est bon!), il aimait partager sa couche et prenait souvent des bains avec des jeunes filles pubères et se faisait masser nu. "Il attendait des femmes qu'elles le stimulent sexuellement pour qu'il puisse démontrer sa résistance"
Je suis déçu, déçu mais alors là déçu.
jeudi 8 avril 2010
Cachez ce voile
Je vous ai déjà fait part de mon intérêt pour le voile intégral. Cet intérêt n'a rien à voir avec celui de mon ami Jean-François Copé. Je suis pour, résolument pour le voile. Je me place dans une perspective "Mille et une nuits". En avouant une motivation d'ordre charnelle et érotique, je prends position, même si cette position peut paraître particulière.
Pour en revenir à mes amis Jean-François, François, Nicolas et les autres, je me suis interrogé à propos de leurs motivations. La première d'entre elles est la sécurité. Non, ce qui les a motivé avant tout c'est qu'une majorité de français serait pour. Etre en phase avec la majorité, il ne faut pas se le cacher, est en ce moment un plaisir qu'on ne peut se refuser. En fait, non. Ce qui les motive, c'est la dignité, la dignité de la femme. C'est ça, ils sont tous pour la préservation de la dignité. Le voile intégral est une atteinte aux droits de l'homme, à la liberté. Le voile est intolérable. Il fait de la femme un être de seconde zone et non l'égale de l'homme. Une loi interdisant le port du voile intégral va donc être votée. La dignité de la femme sera donc préservée. Nous ne verrons plus de femmes voilées dans la rue et dans les lieux publics. Pour ce qui est des lieux privés, nous comptons sur les maris, qui juqu'ici imposaient le voile à leur épouse, pour respecter la dignité de la femme.
Pour en revenir à mes amis Jean-François, François, Nicolas et les autres, je me suis interrogé à propos de leurs motivations. La première d'entre elles est la sécurité. Non, ce qui les a motivé avant tout c'est qu'une majorité de français serait pour. Etre en phase avec la majorité, il ne faut pas se le cacher, est en ce moment un plaisir qu'on ne peut se refuser. En fait, non. Ce qui les motive, c'est la dignité, la dignité de la femme. C'est ça, ils sont tous pour la préservation de la dignité. Le voile intégral est une atteinte aux droits de l'homme, à la liberté. Le voile est intolérable. Il fait de la femme un être de seconde zone et non l'égale de l'homme. Une loi interdisant le port du voile intégral va donc être votée. La dignité de la femme sera donc préservée. Nous ne verrons plus de femmes voilées dans la rue et dans les lieux publics. Pour ce qui est des lieux privés, nous comptons sur les maris, qui juqu'ici imposaient le voile à leur épouse, pour respecter la dignité de la femme.
mercredi 7 avril 2010
La face cachée
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