lundi 27 décembre 2010
L'un dans l'autre
Il n'aura pas échappé à votre sagacité que chacun de nous fait partie d'une catégorie. Une catégorie à laquelle sont reliées des sous catégories. C'est à cela que je pensais en détaillant les données statistiques concernant la demande d'emploi. Entre 16 et 62 ans nous sommes un actif ou un chômeur. Nous sommes un chômeur de moins ou de plus d'un an, autrement appelés DELD. Nous sommes DELD de 1 à 2 ans, de 2 à 3 ans ou de plus de 3 ans. Nous sommes un homme ou une femme. Nous sommes une femme qui vit en couple ou qui est isolée. Nous sommes une femme isolée qui touche le RSA OU L'ASS, qui est qualifiée ou non qualifiée, qui a plus ou moins de 50 ans. Nous faisons donc partie de ce que l'on appelle le public prioritaire (1). Ce qui veut dire que nous faisons partie d'une sous catégorie pour qui ont été mis en place, au cours des dernières décennies, des plans, des mesures et autres actions spécifiques selon la sous catégorie à laquelle nous appartenons. Selon la conjoncture, les changements de gouvernement, la proximité d'élection, nous pouvons être amenés à changer de sous catégorie mais rarement de catégorie. Il nous faut donc être très vigilant car un changement de catégorie peut nous être fatal. Nous sommes tellement de choses à la fois, versés de sous catégorie en sous catégorie qu'en fin de cette cascade statistique nous ne sommes plus grand chose, voire plus rien. En haut de cette cascade nous sommes une masse de plusieurs millions qui faisons ou non la une du journal télévisé. Nous avons ou pas l'honneur de faire l'objet d'une déclaration ministérielle ou d'un communiqué du même nom. Nous apprenons que nous sommes plus nombreux ou moins nombreux que la dernière fois. On nous informe parfois que, si nous sommes plus nombreux que lors de la précédente livraison statistique, nous aurions été encore plus nombreux si des bonnes mesures n'avaient pas été prises. Et là, nous nous disons que nous avons eu de la chance.
dimanche 26 décembre 2010
Bonbons
Jeudi, je suis allé écouter Second Floor. Vous allez me dire "Encore!". Si telle est votre réaction, c'est que vous ne les avez jamais entendus.
Pour des raisons diverses et variées, j'aime Robert Plant et Led Zeppelin, les Amis de la Sainte Sixtus et Second Floor.
Comme toujours avec Second Floor, on commence au rez de chaussée et on termine dans les étages avec un bonbon dans la bouche. C'est à chaque fois un bonbon qui vous rappelle quelque chose sans que vous sachiez quoi. Vous l'avez sur le bout de la langue mais la mémoire ne vous revient pas. Vous finissez par vous dire, que celui là, c'est la première fois que vous l'avez en bouche.







Pour des raisons diverses et variées, j'aime Robert Plant et Led Zeppelin, les Amis de la Sainte Sixtus et Second Floor.
Comme toujours avec Second Floor, on commence au rez de chaussée et on termine dans les étages avec un bonbon dans la bouche. C'est à chaque fois un bonbon qui vous rappelle quelque chose sans que vous sachiez quoi. Vous l'avez sur le bout de la langue mais la mémoire ne vous revient pas. Vous finissez par vous dire, que celui là, c'est la première fois que vous l'avez en bouche.







lundi 20 décembre 2010
Draps (dans de beaux)
Ce matin comme souvent, putain d’habitude, je me suis levé. Sortir, quitter, s’extraire de son lit est rarement une décision mûrement réfléchie. Je ne me dis jamais « Tiens, je vais me lever pour aller travailler. » Je le fais et je passe à autre chose.
En me glissant hors du lit, je ne me doutais pas de ce qui allait m’arriver. Le sachant, je n’aurais malgré tout rien changé.
Je quitte la chambre muni de tout l'attirail vestimentaire qui doit être composé de sept unités. C'est une action que j'accomplis souvent dans le noir. J'ai toujours le bon nombre mais c'est une fois à la lumière du couloir que je peux vérifier si j'ai la grille gagnante. C'est une sorte de tirage au sort, surtout en fin de semaine où tout s'accumule sur la chaise et sur le sol. Si une partie de la sélection peut se faire à l'odeur, il existe une marge d'erreur. Je peux me retrouver avec des chaussettes dépareillées. Je vous épargne le reste.
Je dépose le tout dans la salle de bain, je prends ma douche, en sors et me sèche. Et allez savoir pourquoi, vêtu de rien je retourne dans la chambre noire. A peine y ai-je pénétré que j'entends une voix me glisser à l'oreille "Viens te recoucher". Contre toute attente, sans attendre je cède à cette glissade. La peau encore imprégnée de la fraîcheur du matin, mon corps disparaît sous la couette. Et là, ravissement, frissons, pulsion, pulsations, fusion, hésitation. Comme si je découvrais ce corps chaud qui a fait naître la tentation. Si je n'y prends garde, pourquoi le ferais-je, je vais être englouti, me diluer.
Il est toujours à l'affût. A la moindre occasion, il refait surface, s'impose. Mais qu'il est bon de sombrer, de céder au désir.
En me glissant hors du lit, je ne me doutais pas de ce qui allait m’arriver. Le sachant, je n’aurais malgré tout rien changé.
Je quitte la chambre muni de tout l'attirail vestimentaire qui doit être composé de sept unités. C'est une action que j'accomplis souvent dans le noir. J'ai toujours le bon nombre mais c'est une fois à la lumière du couloir que je peux vérifier si j'ai la grille gagnante. C'est une sorte de tirage au sort, surtout en fin de semaine où tout s'accumule sur la chaise et sur le sol. Si une partie de la sélection peut se faire à l'odeur, il existe une marge d'erreur. Je peux me retrouver avec des chaussettes dépareillées. Je vous épargne le reste.
Je dépose le tout dans la salle de bain, je prends ma douche, en sors et me sèche. Et allez savoir pourquoi, vêtu de rien je retourne dans la chambre noire. A peine y ai-je pénétré que j'entends une voix me glisser à l'oreille "Viens te recoucher". Contre toute attente, sans attendre je cède à cette glissade. La peau encore imprégnée de la fraîcheur du matin, mon corps disparaît sous la couette. Et là, ravissement, frissons, pulsion, pulsations, fusion, hésitation. Comme si je découvrais ce corps chaud qui a fait naître la tentation. Si je n'y prends garde, pourquoi le ferais-je, je vais être englouti, me diluer.
Il est toujours à l'affût. A la moindre occasion, il refait surface, s'impose. Mais qu'il est bon de sombrer, de céder au désir.
mercredi 15 décembre 2010
Idée cadeau
dimanche 12 décembre 2010
vision (3)
Le ciel a attiré mon attention. Le ciel de l'Est, de l'extrême Est. L'horizon qui se trouve le plus à l'Est. Comme une transparence sucrée, une onde rose débordait par dessus la forêt qui recouvre les falaises. Plus le regard se projetait vers l'ouest, plus le ciel se faisait sombre jusqu'à disparaître dans la nuit. Comme si, dissimulé par l'horizon, un dieu tirait vers lui une couverture. Comme pour vérifier que j'étais toujours dans la bonne direction, je plaçai provisoirement mon regard droit devant. S'encadrait dans mon champ un immeuble, surmonté de trois cheminées, d'où se détachaient des fenêtres éclairées, comme les hublots de cabines d'un paquebot qui donnait l'impression de larguer les amarres.
Tout en le vivant, j'avais décidé que c'était un moment unique. La prochaine fois serait à nouveau la première.
J'avais oublié que l'on pouvait mettre tant de temps pour traverser un pont.
Tout en le vivant, j'avais décidé que c'était un moment unique. La prochaine fois serait à nouveau la première.
J'avais oublié que l'on pouvait mettre tant de temps pour traverser un pont.
vendredi 10 décembre 2010
Vision (2)
Je traversais donc le pont pour passer de l'autre côté. L'autre côté où parfois nous attend la mort. Mais pour le coup ce n'était pas le cas. Le sol sombre et bombé brillait comme si un ciel de nuit s'était écrasé sur le bitume. C'est ce que je me suis dit sur le moment. Je piétinais les étoiles. La nuit était encore présente mais je sentais qu'elle avait envie de partir. La nuit se retire toujours en douceur mais comme souvent l'hiver, c'est avant que nous quittions le lit. je me suis demandé si, de temps en temps, la nuit n'aimerait pas être le jour. Elle laisse parfois des traces de son passage comme cette lune qui traîne sa pâle lassitude dans la clarté insistante.
J'étais donc sur le pont, sur le point de traverser. A vrai dire j'étais déjà engagé de quelques pas. J'avais encore tout loisir de faire demi-tour. C'est une illusion du matin. Si je voulais je tournerais le dos à l'autre rive. Allez savoir pourquoi je ne le fais jamais.
J'étais donc sur le pont, sur le point de traverser. A vrai dire j'étais déjà engagé de quelques pas. J'avais encore tout loisir de faire demi-tour. C'est une illusion du matin. Si je voulais je tournerais le dos à l'autre rive. Allez savoir pourquoi je ne le fais jamais.
jeudi 9 décembre 2010
Vision (1)
Ce matin, comme d'habitude, putain d'habitude, je me suis engagé sur le pont pour le traverser. Certains jours, je regarde devant moi, d'autres fois, j'ai les yeux rivés vers le sol. Ce matin j'étais plutôt d'humeur aérienne, ce qui était risqué compte tenu du sol glissant.
Comme tout un chacun, il m'arrive de vivre des moments uniques mais sans en avoir conscience puisque j'ignore que je ne les revivrai pas. Chacun de nous peut malgré tout décider qu'un moment est unique. C'est ce que j'ai fait ce matin. Je me suis dit que je vivais un moment unique.
Après quelques pas sur le pont, j'ai levé les yeux. . Une parenthèse à propos du pont. Nous sommes nombreux, chaque jour, à traverser un pont. J'ai souvent l'impression que nous traversons un pont comme nous passons d'un trottoir à celui d'en face, sans beaucoup d'émotion. Avons nous conscience que nous passons d'une rive à l'autre.
à suivre...
Comme tout un chacun, il m'arrive de vivre des moments uniques mais sans en avoir conscience puisque j'ignore que je ne les revivrai pas. Chacun de nous peut malgré tout décider qu'un moment est unique. C'est ce que j'ai fait ce matin. Je me suis dit que je vivais un moment unique.
Après quelques pas sur le pont, j'ai levé les yeux. . Une parenthèse à propos du pont. Nous sommes nombreux, chaque jour, à traverser un pont. J'ai souvent l'impression que nous traversons un pont comme nous passons d'un trottoir à celui d'en face, sans beaucoup d'émotion. Avons nous conscience que nous passons d'une rive à l'autre.
à suivre...
mardi 30 novembre 2010
Corneille

Une certaine lassitude. C'est probablement la saison. La télé ne s'y est pas trompée. J'ai regardé quinze secondes le journal de 20h pour apprendre que le titre principal était les chutes de neige à Lyon. Ce qui veut dire difficultés de circulation (mais que fout la DDA, bordel). Annulation de trains. Trois flocons et ya plus rien qui fonctionne dans ce pays. Et une jeune journaliste qui nous dit que la neige redouble d'intensité. Pour faire plus vrai, elle est sous la neige, au cas où l'on douterait. J'ai remarqué que si l'on en croit les journalistes, beaucoup de choses redoublent et souvent d'intensité. Et pourtant, chacun sait que le redoublement ne sert à rien.
mercredi 24 novembre 2010
Je me demande
C'est fou comme le temps passe vite, même si il ne se passe rien. Comme il ne se passe rien, j'aurais tendance à penser que le temps ne passe pas. Le gouvernement et François Fillon. François a dit qu'il allait continuer les réformes. Il va continuer, ce qui veut dire qu'il avait commencé. Pourquoi ai-je l'impression que rien ne bouge? Notre président lui aussi continue. Il continue à poser des question alors qu'il devrait apporter des réponses. Alain Juppé continue lui aussi. Il était maire à plein temps. Il est maintenant également ministre à plein temps. Jean-François Copé continue comme si de rien n'était. Il continue sa marche en avant. Comment croire qu'il va patienter encore plus de six ans. Ceux qui étaient absents continuent de l'être et je continue à me dire que ce n'est peut-être pas plus mal.
jeudi 18 novembre 2010
Ennui
Hier soir, un peu par hasard je suis allé à un concert d'Isia. Je n'avais jamais rien écouté d'elle mais je m'étais laissé dire qu'elle était pleine d'énergie, que ça dépotait (expression un peu vieillotte au même titre que à toute berzingue!)
Comme il y avait des places assises paraissant confortables, j'ai pris place histoire de voir venir. Il serait toujours temps de se lever pour se rapprocher de la source.
Autant vous le dire tout de suite, je ne me suis pas levé. J'ai fait le gars à qui justement on ne la fait pas. Je me suis ennuyé. Il est vrai que la petite à de l'énergie à revendre mais elle la gaspille. Elle s'agite dans tous les sens comme une marionnette qui tenterait de ressembler à une danseuse. Elle chante mais fort. Pour tout dire, elle hurle, confondant passion et hystérie. Si elle a une belle voix, elle ne sait pas s'en servir et finira par la perdre. Peut-être peu sûre d'elle, elle noie, dissimule son talent dans le bruit et la fureur. Et puis elle est bavarde et essaye de faire de l'humour.
Le groupe qu'elle forme avec ses musiciens n'a pas d'identité. Quand je sors d'un concert, je fredonne une des chansons que j'ai écoutée. Mais là, rien, j'avais tout oublié ou alors je n'avais rien écouté. En sortant, avant la fin, je chantais "J'habite tout seul avec maman..." en buvant un jus de fraise au bar.
Alors, rien? Si. En première partie, nous avons écouté un groupe local, Older, énergiquement talentueux. De cette énergie limpide qui ne transforme pas la musique en un magma de décibels. Une énergie qui se découpe en tranches dans lesquelles on mord avec gourmandise, une énergie qui vous arrache la tiédeur de la retenue, qui vous donne l'envie d'être une de ces cordes, d'être ce manche sur lequel les doigts courent pour créer la musique que l'on aime. Musique qui n'a pas besoin d'artifice. Le talent? Ce sont les compositions, les accords, l'envie de rentrer dedans, de nous balancer du riff. Older le juvénile, dont la finesse et la justesse des paroles écrites par notre ami Pierre ne font que confirmer un groupe que je suis impatient de retrouver.
Comme il y avait des places assises paraissant confortables, j'ai pris place histoire de voir venir. Il serait toujours temps de se lever pour se rapprocher de la source.
Autant vous le dire tout de suite, je ne me suis pas levé. J'ai fait le gars à qui justement on ne la fait pas. Je me suis ennuyé. Il est vrai que la petite à de l'énergie à revendre mais elle la gaspille. Elle s'agite dans tous les sens comme une marionnette qui tenterait de ressembler à une danseuse. Elle chante mais fort. Pour tout dire, elle hurle, confondant passion et hystérie. Si elle a une belle voix, elle ne sait pas s'en servir et finira par la perdre. Peut-être peu sûre d'elle, elle noie, dissimule son talent dans le bruit et la fureur. Et puis elle est bavarde et essaye de faire de l'humour.
Le groupe qu'elle forme avec ses musiciens n'a pas d'identité. Quand je sors d'un concert, je fredonne une des chansons que j'ai écoutée. Mais là, rien, j'avais tout oublié ou alors je n'avais rien écouté. En sortant, avant la fin, je chantais "J'habite tout seul avec maman..." en buvant un jus de fraise au bar.
Alors, rien? Si. En première partie, nous avons écouté un groupe local, Older, énergiquement talentueux. De cette énergie limpide qui ne transforme pas la musique en un magma de décibels. Une énergie qui se découpe en tranches dans lesquelles on mord avec gourmandise, une énergie qui vous arrache la tiédeur de la retenue, qui vous donne l'envie d'être une de ces cordes, d'être ce manche sur lequel les doigts courent pour créer la musique que l'on aime. Musique qui n'a pas besoin d'artifice. Le talent? Ce sont les compositions, les accords, l'envie de rentrer dedans, de nous balancer du riff. Older le juvénile, dont la finesse et la justesse des paroles écrites par notre ami Pierre ne font que confirmer un groupe que je suis impatient de retrouver.
dimanche 14 novembre 2010
samedi 13 novembre 2010
Pour rire (1)
En cette semaine de pluviosité intense, j'ai réfléchi pour trouver un sujet qui apporterait du soleil dans les coeurs, dans les esprits, dans les pensées. Je dois vous avouer que le premier sujet qui m'est venu à l'esprit et qui me semblait le plus adapté c'était moi. Afin de ne pas en rajouter, j'aurais simplement mis ma photo. Un soupçon de modestie m'y a fait (miafè) renoncer.
Ensuite j'ai envisagé de vous entretenir de ce vain G20 qui à Séoul a patiné dans la semoule (lire smoul). Ils ont l'air tellement heureux. C'est comme une photo de classe, si ce n'est qu'il manque les professeurs. Si l'on souhaitait résumer l'action de ces sympathiques garçons, on pourrait dire qu'ils font «des plans d'irrigation pendant le déluge» (Jacques Rueff)ou que ce sont "des alcooliques réunis pour décider comment ne plus boire et qui se contentent de prendre un dernier verre" (Jacques Attali)

J'ai aussi pensé au retour du cliché soviétique. L'usage de la gomme électronique. Ma copine Cricri Lagarde se recycle. Elle était dans le 12ème sans y être. Elle ne fait pas partie de la droite décomplexée.
Trouvez les différences.

Ensuite j'ai envisagé de vous entretenir de ce vain G20 qui à Séoul a patiné dans la semoule (lire smoul). Ils ont l'air tellement heureux. C'est comme une photo de classe, si ce n'est qu'il manque les professeurs. Si l'on souhaitait résumer l'action de ces sympathiques garçons, on pourrait dire qu'ils font «des plans d'irrigation pendant le déluge» (Jacques Rueff)ou que ce sont "des alcooliques réunis pour décider comment ne plus boire et qui se contentent de prendre un dernier verre" (Jacques Attali)

J'ai aussi pensé au retour du cliché soviétique. L'usage de la gomme électronique. Ma copine Cricri Lagarde se recycle. Elle était dans le 12ème sans y être. Elle ne fait pas partie de la droite décomplexée.
Trouvez les différences.

mardi 9 novembre 2010
De réalité (principe)
2007
"Je ne passerai jamais sous silence les atteintes aux droits de l’Homme au nom de nos intérêts économiques. Je défendrai les droits de l’homme partout où ils sont méconnus ou menacés et je les mettrai au service de la défense des droits des femmes"
2010
"La France a envie de faire avancer les choses. Nous avons des valeurs à défendre, nous les défendons, mais en respectant nos partenaires, en comprenant qu'ils ont une culture différente, qu'ils viennent de plus loin et qu'il faut les encourager vers l'ouverture. Personne ne peut contester les progrès économiques de la Chine, l'ouverture de la Chine. Il faut l'encourager dans cette direction et c'est ce que nous faisons en parlant tranquillement, en se respectant, en essayant de se comprendre. C'est un gros travail."
Entre la volonté
Et la réalité
Entre le geste
Et l'action
Se glisse une ombre
T.S Eliot
"Je ne passerai jamais sous silence les atteintes aux droits de l’Homme au nom de nos intérêts économiques. Je défendrai les droits de l’homme partout où ils sont méconnus ou menacés et je les mettrai au service de la défense des droits des femmes"
2010
"La France a envie de faire avancer les choses. Nous avons des valeurs à défendre, nous les défendons, mais en respectant nos partenaires, en comprenant qu'ils ont une culture différente, qu'ils viennent de plus loin et qu'il faut les encourager vers l'ouverture. Personne ne peut contester les progrès économiques de la Chine, l'ouverture de la Chine. Il faut l'encourager dans cette direction et c'est ce que nous faisons en parlant tranquillement, en se respectant, en essayant de se comprendre. C'est un gros travail."
Entre la volonté
Et la réalité
Entre le geste
Et l'action
Se glisse une ombre
T.S Eliot
dimanche 7 novembre 2010
Pomme d'Api (2)
Une voix l'informe que l'attente prendra fin dans cinq minutes. Il lève les yeux et tente de découvrir un point. Il ne sait pas trop si il doit regarder à gauche ou à droite. Il s'éloigne de quelques pas de la vitre.
Il regarde le responsable du protocole ouvrir largement la porte. Il avance et va quitter la moquette bleue du salon et il posera un premier pied sur le tapis rouge vif. Sans trop savoir pourquoi il se demande d'où vient cette tradition. Il n'aime pas se poser des questions dont il ne connaît pas la réponse. Ce chemin écarlate qui le mènera jusqu'à son invité semble émerger de l'asphalte. Comme une plaie qui laisserait affleurer de la lave. A trop rester inactif, des idées idiotes encombrent son esprit.
Décoré de son drapeau rouge aux cinq étoiles jaunes, l'avion stoppe. Distrait par ses pensées, il ne l'a pas vu atterrir. C'est pourtant un spectacle qu'il apprécie. L'oiseau d'acier qui... Le personnel de l'aéroport s'active. On finit de dérouler le tapis, on met en place l'escalier. Il ne doit pas s'avancer trop tôt. Si le chinois met trop de temps à sortir, il se retrouvera les bras ballant sans trop quoi faire.
Comme si il était dans les starting-block, il pose le pied droit sur le tapis. C'est curieux. Il a l'impression qu'il est mouillé. Lave-t-on les tapis rouge? Il appuie de la pointe de sa chaussure. Une sorte de jus rouge sort des fibres et tache le cuir de sa bottine. Curieux et inquiet, il fait un pas supplémentaire. Même jus. La porte de l'avion ne s'est pas encore ouverte. Il fait signe au responsable du protocole et lui demande ce que cela signifie.
"Sauf votre respect, monsieur le Président, vous m'avez dit qu'il était très important que dès ses premier pas sur notre sol, le Président Hu Jintao devait se sentir comme chez lui."
Il regarde le responsable du protocole ouvrir largement la porte. Il avance et va quitter la moquette bleue du salon et il posera un premier pied sur le tapis rouge vif. Sans trop savoir pourquoi il se demande d'où vient cette tradition. Il n'aime pas se poser des questions dont il ne connaît pas la réponse. Ce chemin écarlate qui le mènera jusqu'à son invité semble émerger de l'asphalte. Comme une plaie qui laisserait affleurer de la lave. A trop rester inactif, des idées idiotes encombrent son esprit.
Décoré de son drapeau rouge aux cinq étoiles jaunes, l'avion stoppe. Distrait par ses pensées, il ne l'a pas vu atterrir. C'est pourtant un spectacle qu'il apprécie. L'oiseau d'acier qui... Le personnel de l'aéroport s'active. On finit de dérouler le tapis, on met en place l'escalier. Il ne doit pas s'avancer trop tôt. Si le chinois met trop de temps à sortir, il se retrouvera les bras ballant sans trop quoi faire.
Comme si il était dans les starting-block, il pose le pied droit sur le tapis. C'est curieux. Il a l'impression qu'il est mouillé. Lave-t-on les tapis rouge? Il appuie de la pointe de sa chaussure. Une sorte de jus rouge sort des fibres et tache le cuir de sa bottine. Curieux et inquiet, il fait un pas supplémentaire. Même jus. La porte de l'avion ne s'est pas encore ouverte. Il fait signe au responsable du protocole et lui demande ce que cela signifie.
"Sauf votre respect, monsieur le Président, vous m'avez dit qu'il était très important que dès ses premier pas sur notre sol, le Président Hu Jintao devait se sentir comme chez lui."
jeudi 4 novembre 2010
Pomme d'Api (1)
Le couple est entré dans le salon. Il ne lui reste plus qu'à attendre. L'homme ajuste les manches de sa chemise, puis celles de sa veste. Un observateur pourrait le croire nerveux. Il n'est qu'impatient. Sa femme lui caresse la main et lui sourit. Elle aime bien lui sourire. Cela semble toujours l'apaiser. Et puis, elle ne sait pas quoi faire d'autre. Il se dirige vers la baie vitrée. Restée en retrait, elle l'observe. Elle regarde ses pas. Il toujours l'air de se diriger vers quelque chose comme si chaque arrêt n'était qu'une étape vite oubliée. Pourquoi sont-ils arrivé si tôt?
Il regarde le ciel. Rien. Vide. Pas un nuage. Du bleu partout. Peut-être un peu de blanc sur le pourtour, là-bas à l'horizon, comme une ceinture d'acier qui tenterait d'échapper à la chaleur du soleil. Même si ses doigts continuent de s'agiter dans son dos, il se laisse absorber par l'uniformité qui s'offre à lui. Son esprit est en repos. Aucune pensée ne vient le perturber. Il aime ces moments qui lui donnent l'impression de n'être plus qu'un point, un ensemble d'atomes, comme une vie primaire, un commencement. Il ne se souvient plus de rien. Il n'aime pas les souvenirs.
Il regarde le ciel. Rien. Vide. Pas un nuage. Du bleu partout. Peut-être un peu de blanc sur le pourtour, là-bas à l'horizon, comme une ceinture d'acier qui tenterait d'échapper à la chaleur du soleil. Même si ses doigts continuent de s'agiter dans son dos, il se laisse absorber par l'uniformité qui s'offre à lui. Son esprit est en repos. Aucune pensée ne vient le perturber. Il aime ces moments qui lui donnent l'impression de n'être plus qu'un point, un ensemble d'atomes, comme une vie primaire, un commencement. Il ne se souvient plus de rien. Il n'aime pas les souvenirs.
mercredi 3 novembre 2010
Incertain
Leur regard se désagrège
Dans l’éclat de la violence
Comme le choc d’un arpège
Qui s’égrène au gré des branches.
Du quai de leurs souvenirs
Un gris inconnu ondule
Rien qu’ils ne puissent retenir
Seules les ombres les bousculent
Ils trouvent refuge entre deux mots
Frissons de leurs caresses passées
D'anciennes racines folles affleurent
Aspirent les plaisirs qui ont cessé
Les sons glissent en bas de page
La mémoire a renoncé
Ils ont abandonné la rage
Et s'éloignent de la clarté
Dans l’éclat de la violence
Comme le choc d’un arpège
Qui s’égrène au gré des branches.
Du quai de leurs souvenirs
Un gris inconnu ondule
Rien qu’ils ne puissent retenir
Seules les ombres les bousculent
Ils trouvent refuge entre deux mots
Frissons de leurs caresses passées
D'anciennes racines folles affleurent
Aspirent les plaisirs qui ont cessé
Les sons glissent en bas de page
La mémoire a renoncé
Ils ont abandonné la rage
Et s'éloignent de la clarté
Confusion
"La démocratie, c'est la loi de la majorité, la majorité issue des urnes"
Cette phrase a été prononcée par mon ami Eric Woerth. Mon ami Eric semble confondre démocratie et loi du plus fort. Comme l'écrivait Tocqueville, que j'encourage Eric à lire ou à relire, la démocratie peut devenir "Le despotisme radouci". La démocratie n'est pas une loi, c'est un idéal, une construction commune, un devenir. La démocratie se vit, se pratique, s'exprime. Nous avons le pouvoir de l'inventer chaque jour, de lui donner de nouvelles formes. La démocratie n'est pas une arme, une arme qui aurait pour objet de tenir le peuple en respect, de lui imposer le silence.
Cette phrase a été prononcée par mon ami Eric Woerth. Mon ami Eric semble confondre démocratie et loi du plus fort. Comme l'écrivait Tocqueville, que j'encourage Eric à lire ou à relire, la démocratie peut devenir "Le despotisme radouci". La démocratie n'est pas une loi, c'est un idéal, une construction commune, un devenir. La démocratie se vit, se pratique, s'exprime. Nous avons le pouvoir de l'inventer chaque jour, de lui donner de nouvelles formes. La démocratie n'est pas une arme, une arme qui aurait pour objet de tenir le peuple en respect, de lui imposer le silence.
mercredi 27 octobre 2010
Vue du train
Même si ce n'était pas celui qui était prévu à l'origine, nous avons pris le train. Pour des raisons qui tiennent à mon rythme biologique, je choisis d'être côté fenêtre. Ce choix permet aussi d'éviter de se prendre des coups de valises ou de sacs à dos. Je reviendrai sur cet aspect du voyage.
On peut être assis dans le sens de la marche, ce qui permet de voir l'avant, ou dans le sens inverse, ce qui donne la possibilité de voir l'après. Pour avoir voyagé dans ces deux conditions, je n'ai pas décelé de préférence. La vision du paysage est pourtant influencée par le choix. Se rapprocher, s'éloigner.
La ligne Rouen-Paris est celle que je fréquente le plus. Elle est essentiellement urbaine. J'ai toujours trouvé le paysage déprimant. Se succèdent des morceaux de terrains vaguement identifiés par des grillages rouillés et avachis lentement dévorés par les herbes folles de rester là. Des hangars qui perdent leur peau de couleur claire demeurent dans des lieux désertés dont la cour est jonchée de débris, de carcasses d'engins. Les territoires qui jouxtent les voies sont comme des lieux d'oubli. La vitesse du train ne gomme pas cette succession d'abandons.
On peut être assis dans le sens de la marche, ce qui permet de voir l'avant, ou dans le sens inverse, ce qui donne la possibilité de voir l'après. Pour avoir voyagé dans ces deux conditions, je n'ai pas décelé de préférence. La vision du paysage est pourtant influencée par le choix. Se rapprocher, s'éloigner.
La ligne Rouen-Paris est celle que je fréquente le plus. Elle est essentiellement urbaine. J'ai toujours trouvé le paysage déprimant. Se succèdent des morceaux de terrains vaguement identifiés par des grillages rouillés et avachis lentement dévorés par les herbes folles de rester là. Des hangars qui perdent leur peau de couleur claire demeurent dans des lieux désertés dont la cour est jonchée de débris, de carcasses d'engins. Les territoires qui jouxtent les voies sont comme des lieux d'oubli. La vitesse du train ne gomme pas cette succession d'abandons.
lundi 25 octobre 2010
Déflation

Au hasard de mes lectures (le hasard n'existe pas) je suis tombé, je tombe souvent, sur un article dont la fellation était le sujet. Cette pratique buccale, contrairement à la sodomie, a me semble-t-il terminé de gagner du terrain puisqu'une enquête de 2006 a révélé que 80% des français ont déjà fait l'expérience de cette pratique. Rien pour autant ne permet d'affirmer que le plaisir était au bout. On ne connaît pas le taux de récidivistes.
Vous allez me demander pourquoi aborder ce sujet. Tout comme la loi sur les retraites, la fellation met en évidence des inégalités tant générationnelles que sociales. Deux exemples suffiront. L'enquête met en évidence que les tranches d’âge entre 25 et 49 ans sont celles qui déclarent le plus avoir eu une expérience fréquente de la fellation dans les 12 derniers mois (plus de 60%), une proportion qui descend à 22% chez les femmes de 60-69 ans ce qui fait dire aux enquêteurs "Plus on est jeune, plus on suce."
Le deuxième exemple concerne le milieu social. L'enquête montre que "La sexualité orale est moins souvent déclarée par les personnes sans diplôme et les femmes de milieu populaire. En revanche, la fellation l’est beaucoup plus chez les femmes ayant un diplôme supérieur, les cadres et les professions intellectuelles. Une des explications à ce phénomène tient dans le fait que les personnes des milieux sociaux les plus favorisés ont une aptitude sociale à se distancier de la norme dominante, en l’occurrence celle d’une sexualité pénétrative." Ce dernier mot a été inventé pour les besoin de la cause.
Comme il existe le minimum vieillesse, le seuil de pauvreté ou la pension de réversion, la classe défavorisée n'a que très peu voie au chapitre.
Ou alors demain
Notre ami Eric Woerth, le ministre calme et serein, a déclaré "La loi est votée. Il est inutile de faire la grève aujourd'hui." Nous pouvons bien sûr en conclure que c'était utile hier. Il est rassurant de pouvoir compter sur un ministre qui nous indique quand il est judicieux de faire grève, de manifester, de nous exprimer.
Merci Eric.
Merci Eric.
Inscription à :
Articles (Atom)

