Petit à petit.
vendredi 10 septembre 2010
vendredi 3 septembre 2010
En passant (suite)
Toujours sur mon vélo, j’appuyais machinalement sur les pédales. Concentré sur le présent, je regardais tourner la roue avant, résultat concret de mes efforts. La transmission d’une énergie nécessaire à l’équilibre. J’ai peu l’occasion de voir la roue arrière, le plus souvent c’est lorsque je vérifie le pignon ou que je déraille. J’existe dans le mouvement circulaire que je provoque, que je crée. Allez savoir pourquoi, en pleine montée, le souffle court, la sueur, goutte à goutte, dévalant les rides de mon visage, je me suis dit que tout cela, toutes ces manifestations de la vie pouvaient s’arrêter. Il y a si peu entre maintenant et après. Je pensais à cet instant, le dernier avant que l’on devienne un souvenir. J’ai ressenti une peur qui m’était inconnue à l’idée que dans un même souffle je passerai de la vie à la mort. C’est une certitude que j’ai depuis longtemps intégrée mais prendre le temps d’y penser, d’une certaine façon de le vivre me rapproche de la violence de la disparition. Je ne parviens jamais à rejoindre ce point avant que la vie ne s’éparpille.
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jeudi 2 septembre 2010
En passant
L’autre jour je faisais du vélo et, comme souvent, pédaler était la seule chose que j’avais à faire, ce qui en soi, n’a rien d’étonnant. Je fais du vélo principalement pour pédaler. C’est du moins ce que je crois. Pour tout vous dire, c’est un sujet que je n’ai pas réellement développé. Comme souvent, réservant un peu d’oxygène pour mon cerveau, je me suis mis à penser. L’amorce de cette activité cérébrale a été déclenchée par l’expression « Les jours se suivent et se ressemblent. » Je mets de côté la nature fataliste de cette expression.
Il est banal de dire que la vie est courte, que le temps passe vite. Cela n’a pas de sens et surtout pas celui de la vie. Je me suis pourtant demandé si j’avais vécu tous les jours de ma vie. Si ma vie était un livre, pourrait-on y découvrir des pages blanches, des bouts de phrases, des paragraphes dénués de sens, des mots sans lien les uns avec les autres. Je ne vais pas vérifier. Je n'ai pas envie de relire ma vie. Je pourrais en faire une version expurgée, morceaux choisis. Un fragments parmi d'autres.
Il est banal de dire que la vie est courte, que le temps passe vite. Cela n’a pas de sens et surtout pas celui de la vie. Je me suis pourtant demandé si j’avais vécu tous les jours de ma vie. Si ma vie était un livre, pourrait-on y découvrir des pages blanches, des bouts de phrases, des paragraphes dénués de sens, des mots sans lien les uns avec les autres. Je ne vais pas vérifier. Je n'ai pas envie de relire ma vie. Je pourrais en faire une version expurgée, morceaux choisis. Un fragments parmi d'autres.
mercredi 25 août 2010
Qui a dit
«J'ai fait un choix. Ce choix, c'est de jouer pleinement, le plus utilement possible ces cinq années et de m'interdire d'imaginer même la perspective d'un second quinquennat». Et d'ajouter : «Si on regarde les choses, avec le recul historique on voit que bien peu de choses ont été faites au moment du deuxième mandat, et ça quelle que soit la qualité des personnes».
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mardi 24 août 2010
Point (faire le)
Ce matin, au gré de mes va et vient quotidiens d'un site à l'autre, je tombe sur le titre "Où se trouve le point G chez l'homme?". C'est vrai, où? Comme je suis constamment à ma disposition, je n'ai, depuis l'âge de cinq ans, laissé passer aucune occasion de partir à sa recherche. Je dois vous avouer que, et j'ai pourtant le bras long, je n'ai jamais trouvé ce point. Pour être plus précis, je ne l'ai jamais identifié comme tel.
Si je m'en réfère à mon expérience personnelle, intime devrais-je dire, je serais tenté de croire que ce point est soit nomade soit possède le don d'ubiquité. J'ai parfois l'impression de n'être qu'un point G. Un souffle, un regard, l'ébauche d'une caresse, une pensée que je devine et je frissonne, comme une étoile en fin de vie, mon énergie se concentre avant de s'éparpiller comme une pluie d'atomes. D'autres fois, je suis de ce bois dont on ne fait rien et dont je ne peux rien faire et je finis, en vain, par m'acharner.
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Si je m'en réfère à mon expérience personnelle, intime devrais-je dire, je serais tenté de croire que ce point est soit nomade soit possède le don d'ubiquité. J'ai parfois l'impression de n'être qu'un point G. Un souffle, un regard, l'ébauche d'une caresse, une pensée que je devine et je frissonne, comme une étoile en fin de vie, mon énergie se concentre avant de s'éparpiller comme une pluie d'atomes. D'autres fois, je suis de ce bois dont on ne fait rien et dont je ne peux rien faire et je finis, en vain, par m'acharner.
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dimanche 22 août 2010
Ordre et autorité (1)

Le cerveau, partie mauvaise foi, liquéfié par les fortes chaleurs, j'ai négligé la confection de quiches. Il y avait pourtant de quoi faire. Il me manquait la gourmandise.
Sur le menu, la quiche de la semaine s'appelle "Ordre et autorité". Je la destine au lampiste Brice, notre ministre de l'intérieur en second.
C'est ainsi que j'ai commencé à écrire cette chronique il y a trois semaines. Comme chaque jour il se passait quelque chose, je me disais, pour coller à l'actualité, "je la publierai demain". De lendemain en lendemain, je repoussais. Le style feuilleton aurait été adapté. Le feuilleton des trois mousquetaires Brice, Eric (Besson) et Christian (Estrosi)qui font quatre avec Nicolas.
Pour être un tantinet crédible, la première précaution est de tenir compte du contexte sinon vous êtes hors contexte et si vous êtes hors contexte il vous est interdit de vous exprimer au risque de déformer la réalité.
vendredi 13 août 2010
Une journée au musée

Nous étions donc dans une des pièces de la Monnaie de Paris. Même si en général il n’y a pas de sens imposé à la visite, sauf chez Ikéa, le visiteur a tendance à adopter un déplacement rationnel comme si il avait peur de voir deux fois la même œuvre. Mais, me dit-on, c’est pour éviter d’en oublier une. Il faudrait donc tout voir. Toujours est-il que, sans esprit de contradiction aucun, j’ai butiné, musardé, batifolé d’une photo à une autre et j’ai découvert Willy Ronis, du moins ce qui était exposé.
L’œuvre d’un artiste est-elle l’artiste ? L’ensemble était en noir et blanc. Le monde est fait de couleurs mais je me demande si pour la photographie elles ne sont pas inutiles, comme les adjectifs en littérature.
Ronis a photographié des personnes. Elles sont présentes dans l’exposition. Même si elles le sont, les photos ne donnent pas l’impression de devoir à tout prix être belles. Tout compte fait, ce ne sont peut-être pas des photos mais l’amour des autres, de ce qu’ils font, de ce qu’ils vivent. Les autres sont une ou la raison de vivre. Sur chaque photo, Ronis dépose son âme, sa sensibilité, sa proximité. Il nous montre la nécessité, le bonheur d’être ensemble sans être un parmi d’autres. J’ai découvert une conscience, un idéal en harmonie avec la réalité. Je me suis senti proche.
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jeudi 12 août 2010
Une journée au musée
Marchant le long de la Seine, sans avoir à aucun moment l’envie d’y plonger, je me retrouve face à la Monnaie de Paris, sise quai de Conti à quelques pas des immortels. De fait, je n’étais pas là par hasard mais pour découvrir des photographies de Willy Ronis exposées en ce lieu. Comme j’ai déjà dû vous en faire part, je vais toujours contraint et forcé dans les musées et autres lieux d’exposition. Je ne sais pas pourquoi, mais il ne se passe jamais rien entre ce qui est exposé et moi. J’écris moi car c’est de moi dont il s’agit. Je grossis le trait. Il arrive que des œuvres retiennent mon attention mais la visite d’un musée est toujours au mieux et à mon grand regret accompagnée d’une indifférence. A chaque fois, je me dis que j’ai dû passer à côté de quelque chose.Même en faisant du vélo, je n’ai jamais entamé de réflexion à propos de l’art ou du concept de musée. L’œuvre d’un artiste est peut-être la traduction de sa vie. Pour une exposition elle est, pour tout ou partie, rassemblée en un seul lieu que je vais parcourir somme toute rapidement. En quelques minutes je vais passer d’une œuvre à une autre même si plusieurs années les séparent.
La prochaine fois je vous parle de Willy Ronis.
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La prochaine fois je vous parle de Willy Ronis.
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lundi 9 août 2010
Tendres

Une étendue blanche, toute blanche. Je la traverse. C’est une sorte de désert qui a la forme d’un rectangle et qui pourrait faire croire à l’absence de pensée. Peut-être pourrait-il servir de drap aux fantômes de mes idées. Comme l’eau disparaît dans le sable, mes idées se sont perdues entre des lignes imaginaires. Pourtant, les pensées ne sont pas un flot. Elles sont intimes et vagabondent. Elles naissent d’images, de presque rien. C e sont des créations que je stocke ou que j’expose. Je dois trouver les mots pour les faire apparaître, pour les partager.
Je noircis de mes pensées l’écran blanc. Ce n’est après tout qu’une tentative. A petit pas mon esprit s’est éloigné de ma plume. Livrée à elle-même, elle s’est laissé aller. A plat sur le bord du bureau, elle s’est fait oublier sans laisser de trace. Il me faut retrouver le désir pour qu'à nouveau je reprenne le fil.
dimanche 18 juillet 2010
Le rock est dans le pré 2010
C'est avec beaucoup de retard que je commence à rendre compte du rock est dans le pré 2010. Vous trouverez ci-dessous le texte de présentation.
Suivra une série de photos.

C’est aujourd’hui la troisième édition du rock est dans le pré, édition originale,unique, ferme et définitive. De vos mémoires éthyliques émerge peut-être le souvenir que nous nous étions séparés un soir d’août 2008. Il y a donc...deux ans. Le rock est dans le pré, adoptant le système de la jachère musicale, fonctionne sur un rythme binaire et non bissextile comme a pu me
le dire notre Rocco local Jamal. Mais comme vous le savez et comme vous l’espérez, le sexe, qu’il soit bi ou pas et quelque soit sa couleur et sa taille, nʼest jamais bien loin, autrement dit il est à portée de main. Vous vous demandez pourquoi j’aborde ce sujet. Outre que j’aime bien, c’est avant tout pour vous informer que du dernier rock est dans le pré, pile et surtout poil neuf mois plus tard sont nés, comme deux accords fruits d’une caresse sur le manche d’une guitare à deux jack comme il se doit, sont nés disais-je deux enfants dont l’une, Angèle, est l’harmonieuse et charmante fille de Cathy et Emmanuel qui ce soir nous accueillent en leur champêtre propriété.
Souhaitant présever le caractère prolifique du rock est dans le pré, L’organisation a, d’un commun accord, renoncé à distribuer des préservatifs. Malgré tout pour les accrocs il m’en reste quelques uns goût orange amères. Pour en venir au vif du sujet, vous constaterez que le rock est dans le pré S’est, raisonnablement, renouvelé. Entre plusieurs groupes qui se tapent L’incruste, vous découvrirez des nouveautés, des revenants sur le retour, des innovations. La programmation d’un tel festival n’est pas une sinécure et les pressions sont multiples, nombreux étant les groupes qui sont prêts à tout pour se produire sur cette scène. Soucieux d’éviter toute collusion et tout conflit d’intérêt qui auraient pu surgir à l’occasion de dîners ou autres rencontres fortuites, l’organisation du festival tient à rappeler son indépendance et son intégrité qui lui ont permis de résister aux amicales et néanmoins insidieuses pressions politiques qui ont pu s’exercer. Quoi qu’il en soit, sachez que c’est avec beaucoup de plaisir que nous avons préparé, organisé ce festival et nous souhaitons que vous partagerez ce plaisir sous toutes ses formes et comme aime à le dire mon ami Jamal, dégustez ce rock bien frais et bonne bourre à tous.
Suivra une série de photos.

C’est aujourd’hui la troisième édition du rock est dans le pré, édition originale,unique, ferme et définitive. De vos mémoires éthyliques émerge peut-être le souvenir que nous nous étions séparés un soir d’août 2008. Il y a donc...deux ans. Le rock est dans le pré, adoptant le système de la jachère musicale, fonctionne sur un rythme binaire et non bissextile comme a pu me
le dire notre Rocco local Jamal. Mais comme vous le savez et comme vous l’espérez, le sexe, qu’il soit bi ou pas et quelque soit sa couleur et sa taille, nʼest jamais bien loin, autrement dit il est à portée de main. Vous vous demandez pourquoi j’aborde ce sujet. Outre que j’aime bien, c’est avant tout pour vous informer que du dernier rock est dans le pré, pile et surtout poil neuf mois plus tard sont nés, comme deux accords fruits d’une caresse sur le manche d’une guitare à deux jack comme il se doit, sont nés disais-je deux enfants dont l’une, Angèle, est l’harmonieuse et charmante fille de Cathy et Emmanuel qui ce soir nous accueillent en leur champêtre propriété.
Souhaitant présever le caractère prolifique du rock est dans le pré, L’organisation a, d’un commun accord, renoncé à distribuer des préservatifs. Malgré tout pour les accrocs il m’en reste quelques uns goût orange amères. Pour en venir au vif du sujet, vous constaterez que le rock est dans le pré S’est, raisonnablement, renouvelé. Entre plusieurs groupes qui se tapent L’incruste, vous découvrirez des nouveautés, des revenants sur le retour, des innovations. La programmation d’un tel festival n’est pas une sinécure et les pressions sont multiples, nombreux étant les groupes qui sont prêts à tout pour se produire sur cette scène. Soucieux d’éviter toute collusion et tout conflit d’intérêt qui auraient pu surgir à l’occasion de dîners ou autres rencontres fortuites, l’organisation du festival tient à rappeler son indépendance et son intégrité qui lui ont permis de résister aux amicales et néanmoins insidieuses pressions politiques qui ont pu s’exercer. Quoi qu’il en soit, sachez que c’est avec beaucoup de plaisir que nous avons préparé, organisé ce festival et nous souhaitons que vous partagerez ce plaisir sous toutes ses formes et comme aime à le dire mon ami Jamal, dégustez ce rock bien frais et bonne bourre à tous.
vendredi 16 juillet 2010
あくてん, あくてんこう, きびしさ, げんかく, 厳しさ, 厳格, 厳重, 悪天, 悪天候

Le 25 juin, François Fillon disait :"Il y a des pays qui baissent les rémunérations des fonctionnaires, il y a des pays qui licencient des fonctionnaires, il y a des pays qui réduisent de façon drastique, il y a des pays qui augmentent de plusieurs points la TVA. Si on était amené un jour à mener une politique comme celle-là, oui je dirai que c'est une politique de rigueur"
Le 16 juillet il a dit "Dans tous les budgets de l'Etat, le seul qui n'est pas soumis à la rigueur, c'est le budget de l'enseignement supérieur et de la recherche"
Pourquoi aller au Japon pour utiliser le mot rigueur?
jeudi 15 juillet 2010
Tournée
Hier soir, je suis allé voir le film de Mathieu Amalric.
Ma scène préférée. Une des héroïnes, peut-être la principale, entraîne un homme dans les toilettes. Elle ne ressent pas de désir particulier pour lui. Comme une sorte de sextoy sur pattes, il n’est que le moyen d’assouvir son désir. Pour la décrire sommairement, on pourrait dire qu’elle est plantureuse. Son désir est à son image, lourd et puissant. Ils sont tous les deux debout mais on devine qu’il ne va pas être à la hauteur. Cet homme objet s’avère moins pratique, moins fiable qu’un sextoy. A peine a-t-il respiré l’odeur de celle qui s’offre que, émotion, abstinence prolongée, c’est dans son slip qu’il liquide son plaisir. Après quelques secondes de flottement, elle décide de reprendre l’initiative pour ne pas repartir avec son désir. Elle prend place sur les toilettes, oblige le précoce à se mettre à genoux entre ses cuisses. Elle le tient d’une main par les cheveux et imprime à sa tête un va et vient jusqu’à ce que jouissance s’en suive. Il n’est plus qu’un objet. Ce que j’aime dans cette scène, c’est que cette femme prenne son désir en main, qu’elle veut coûte que coûte l’assouvir. Elle veut ressentir un plaisir qui soit déconnecté de toute autre considération. Elle est puissante, barbare, dévoreuse, affamée. Le lieu exclut tout sentiment, tout prolongement. L’homme n’est pas en mesure de lui offrir ne serait-ce qu’un soupçon de tendresse. Même le peu qu’elle lui demande, il est incapable de lui donner. A la réflexion, je suis satisfait qu’il se soit contenté de souiller son slip.
Mais comme nous tous, elle a besoin d’amour et de tendresse.
Ma scène préférée. Une des héroïnes, peut-être la principale, entraîne un homme dans les toilettes. Elle ne ressent pas de désir particulier pour lui. Comme une sorte de sextoy sur pattes, il n’est que le moyen d’assouvir son désir. Pour la décrire sommairement, on pourrait dire qu’elle est plantureuse. Son désir est à son image, lourd et puissant. Ils sont tous les deux debout mais on devine qu’il ne va pas être à la hauteur. Cet homme objet s’avère moins pratique, moins fiable qu’un sextoy. A peine a-t-il respiré l’odeur de celle qui s’offre que, émotion, abstinence prolongée, c’est dans son slip qu’il liquide son plaisir. Après quelques secondes de flottement, elle décide de reprendre l’initiative pour ne pas repartir avec son désir. Elle prend place sur les toilettes, oblige le précoce à se mettre à genoux entre ses cuisses. Elle le tient d’une main par les cheveux et imprime à sa tête un va et vient jusqu’à ce que jouissance s’en suive. Il n’est plus qu’un objet. Ce que j’aime dans cette scène, c’est que cette femme prenne son désir en main, qu’elle veut coûte que coûte l’assouvir. Elle veut ressentir un plaisir qui soit déconnecté de toute autre considération. Elle est puissante, barbare, dévoreuse, affamée. Le lieu exclut tout sentiment, tout prolongement. L’homme n’est pas en mesure de lui offrir ne serait-ce qu’un soupçon de tendresse. Même le peu qu’elle lui demande, il est incapable de lui donner. A la réflexion, je suis satisfait qu’il se soit contenté de souiller son slip.
Mais comme nous tous, elle a besoin d’amour et de tendresse.
mardi 13 juillet 2010
Comme un ver

"La chair est triste hélas". C'est, comme Stéphane, ce que je me dis parfois. Mais contrairement à lui, je suis persuadé qu'il me reste des livres à lire. Elle peut être flasque et ne pas donner envie. En tout état de cause, je n'aime pas quand elle s'expose, quand elle se donne à voir. Lorsque le matin je m'aperçois subrepticement dans la glace, je suis convaincu que l'imagination est indispensable. Pour ce qui me concerne, j'ai commencé à me regarder avec attention dès l'instant où le temps m'a poussé sur la pente d'une lente dégradation. C'est comme si j'étais passé à côté de moi pendant ma jeunesse.
Il y a des matins où je fais semblant de ne pas me voir. Ce que j'évite autant que faire ce peut, c'est de me voir de profil qui n'est pas trompeur. Quand je me regarde de face, c'est comme si j'avais donné des coups de gomme ici et là. C'est une vision à deux dimensions. A deux, c'est aussi comme cela que les livres se lisent.
lundi 12 juillet 2010
Ca rend sourd
jeudi 8 juillet 2010
Il le fallut
J'ai découvert, au détour d'une lecture, que j'étais un phallophore. Pour être plus précis, je savais que je l'étais mais j'ignorais cette appellation. Si je sais depuis de nombreuses années que je le suis, cette réalité ne m'est pas apparue depuis le premier jour. Je ne saurais pas dater cette prise de conscience. C'est une réalité qui s'est bien sûr imposée à moi sans que, dans un premier temps, cela ne prenne pour autant dans mon esprit la forme d'une particularité.
Je suis un phallophore à vie et peut-être même par delà la mort. C'est un état qui n'évolue pas même si le temps modifie le corps et chacun de ses éléments.
Je suis un phallophore à vie et peut-être même par delà la mort. C'est un état qui n'évolue pas même si le temps modifie le corps et chacun de ses éléments.
mardi 6 juillet 2010
Par ici la...

"C'est tout à leur honneur d'avoir tiré les conclusions de ces incidents, ces maladresses qui mettaient en difficulté le gouvernement... Il s'agit là de maladresses, pas de malversations."
Ci-dessous quelques réactions de membres de la majorité.
«Je salue le sens de la responsabilité de Christian Blanc», qui «manquera au Grand Paris». «Il avait une vraie vision d'avenir de l'aménagement de la région parisienne. Il était un remarquable maître d'œuvre de ce grand projet présidentiel, qu'il aura porté avec succès sur les fonts baptismaux».
«Alain Joyandet et Christian Blanc avaient commis des maladresses» mais le fait qu'ils en «tirent les conséquences et démissionnent: cela les honore»
Alain Joyandet a été «mis en cause de manière insupportable» et a été «l'objet d'attaques incessantes et d'amalgames».
Que pourrions nous en conclure? Qu'ils ont le sens de l'honneur, le sens de l'Etat, le sens du service public, le sens de l'intérêt général, le sens de la mesure, le sens du ridicule, le sens interdit? Comme le chantait Alain Bashung "Vos luttes partent en fumée".
samedi 26 juin 2010
vendredi 25 juin 2010
jeudi 24 juin 2010
Un coup de vieux (3)

L'amour. L'amour sous toutes ses formes. L'amour dans toutes les positions. L'amour à chaque instant, l'amour de chaque instant. Le temps de l'amour tant qu'il est encore temps. Voilà le début de la solution pour éviter la Bérézina à nos retraites.
Pendant de nombreuses années, les traideurs et autres cambistes ont été adulés, admirés, courtisés, enviés. Ils étaient l'archétype de la réussite porteur de Rolex. Je n'ai pas souvenir que l'on se soit interrogé sur leur action, sur ce qui faisait le fond de leur activité. Et puis, sans que je comprenne pourquoi, ils sont devenus coupables ou plus exactement, ils nous ont été désignés comme coupables.
Pour tout dire, je ne connais pas grand chose de leur monde. Je les vois solitaires dans des salles obscures, un téléphone, des téléphones collés aux oreilles, le regard qui passe d'une courbe à l'autre, d'érection en débandade. Des ordres d'anonymes les font s'agiter, font naître des frissons, des spasmes qui s'évanouissent. Insensibles aux fluctuations, les bonus les récompensent sans que l'on sache, sans que l'on puisse voir ce qu'ils ont créé. Ils n'utilisent le présent que pour contraindre, stériliser l'avenir dont il ne naîtra rien.
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