mardi 18 septembre 2007

Fidèles et précieux lecteurs

Vous avez certainement constaté un certain espacement entre chaque chronique et peut-être vous en êtes-vous inquiétés (si, c'est possible). A cela deux raisons principales. D'une part, le spleen de la rentrée qui s'estompe avec le temps (on est toujours l'heureux de quelqu'un) et d'autre part, un de nos enfants, en attendant que son pc soit réparé, occupe le nôtre, restreignant ainsi considérablement les plages d'accès. En attendant le retour à la normale, j'écris par rafales.

Merci Brice



Monsieur Brice Hortefeux, ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du co-développement, homme politique clairvoyant, responsable, visionnaire mais néanmoins humain, animé par un sens aigu de la justice, a pris à bras le corps cet épineux problème de "l'immigration subie", ainsi qualifiée par notre Président. Constant dans sa détermination, Brice, encouragé en cela par son ami Nicolas, n'a jamais changé son fusil d'épaule. La première cartouche, appelée cartouche à quota, permet l'expulsion de 250 000 immigrés clandestins et la deuxième cartouche, appelée la cartouche du maçon, permet l'érection d'un mur législatif contre l'immigration sauvage, qui doit son nom au fait que nombre d'immigrés viennent directement de la brousse sans passer par l'école ni l'apprentissage d'un métier et de ce fait ne nous servent à rien. Cette érection est la manifestation concrète de la fermeté gouvernementale. J'entends déjà les droitdelhommistes pousser des cris de vierges effarouchées. Je devine leurs légitimes mais infondées préoccupations et les rassure en leur précisant que Brice a qualifié la loi de "ferme et protectrice". "Ferme, explique-t-il, car elle limite le regroupement familial, au profit d'une immigration concertée. Protecteur, car elle a pour objectif d'éviter le communautarisme : en évaluant, dès avant de venir en France, le degré de connaissance de la langue et en donnant, si besoin, une formation linguistique, on lutte contre l'autisme communautaire.". Après le plan de lutte prioritaire contre la maladie d'alzheimer, il serait prudent de songer d'ores et déjà à un plan de lutte contre l'autisme gouvernemental.
Toujours est-il que la détermination de Brice sera le ciment de ce mur protecteur qui fera des français un peuple soudé voire même figé. Il est rassurant, car nous avons besoin d'être rassurés et protégés, que l'on expulse ceux qui sont un frein à la croissance et que nous accueillons, car nous avons gardé le sens de l'hospitalité," ceux susceptibles de participer, du fait de leurs compétences et de leurs talents, de façon significative et durable au développement de l'économie française" comme le dit, fort à propos, Brice. Mais qu'on ne s'y trompe pas, si la France sait être ferme quand il le faut, elle sait aussi être généreuse. Ainsi, tout en accueillant les immigrés compétents, la France est disponible pour parler de codéveloppement avec les pays africains dèsl'instant où ils auront compris qu'il doivent avant tout compter sur eux-mêmes.
Il ne nous reste plus qu'à remercier notre ministre pour la mise en place de cette politique gagnant-gagnant, équilibrée, raisonnée et durable qui n'exclut pas une certaine fraternelle générosité.

Robert et moi (12)


Incroyable, nous en sommes déjà à l'épisode 12 et j'ai l'impression de ne vous avoir encore rien dit sur Robert et moi. Il faut dire que l'actualité ledzeppelinienne occupe mon esprit depuis quelques jours, occultant pour un temps l'initiatique passé. J'ai donc appris jeudi dernier, confirmant d'éternelles rumeurs, que Robert, Jimmy et John Paul allaient se retrouver à Londres le temps d'un concert. Pour espérer obtenir une place, je me suis inscrit pour participer à un tirage au sort dont le résutat sera connu début octobre. Comme je vous sais impatients de connaître le résultat, je ne manquerai pas de vous tenir informés. On y croit.

Merci François



Comme vous l'avez certainement remarqué, les français sont inquiets et la France est en danger. Les français sont inquiets pour leur pouvoir d'achat, pour leur retraite, pour l'avenir de leurs enfants, pour leur sécurité, pour leur tranquillité, pour leurs valeurs. Pendant ce temps la France est confrontée aux dangers venus de l'extérieur, l'Iran, l'Euro, la BCE, les vagues d'immigration, les chinois, les importations, la concurrence étrangère...
Mais soyez rassurés, comme vous pouvez le constater ci-dessus, François veille au grain et je vous garantis que si certains le cherchent, ils vont le trouver.

jeudi 13 septembre 2007

Les trop et les plus

Aujourd'hui, je livre à votre réflexion la contribution d'Emmanuel V, qui, en substance, nous fait savoir qu'il ne sait plus trop où il en est. A toi Manu.

"Voilà. Avant je pensais vivre dans un monde où tout allait bien. Nous avions parfois quelques petits tracas mais tout le monde était d'accord, disons tous les français étaient d'accord, disons qu'au moins la majorité d'entre eux était d'accord pour penser que nous étions un grand grand peuple, un grand pays, une puissance mondiale qui avait une place à part dans le grand concert des nations, que notre pays, phare de la civilisation occidentale, avait un message à délivrer à un monde attentif à nos propos. Et puis notre président est arrivé, il a parlé et la vérité m'est apparue comme éblouissante, brutale, aride mais rédemptrice et libératrice. Le président m'a ouvert les yeux et avec bon sens m'a fait comprendre que notre pays était au bord du gouffre. Pourquoi? Parce que la France est un pays dans lequel les trop sont trop nombreux. Si notre Président connait sur le bout des doigts tous les trop, il peut même les réciter en commençant par la fin ou par le milieu, pour ce qui me concerne, je vous livre ceux que j'ai retenus, dans le désordre ce qui fera un petit peu fouillis. Il y a trop de freins, de conservatismes, d'immigrés, d'enfants d'immigrés, de familles d'immigrés, de fonctionnaires, d'enseignants, de récidivistes, d'impôts, de charges, de protections, de délocalisations, d'interdictions, de BAC, de squatters, de locataires, de mai 68, de pitbulls, de régimes spéciaux, de gens qui ne sont pas d'accord, d'Etat, de mauvais sens, de fraudeurs, de faux chômeurs, de spéculateurs, de Jean-Claude Trichet, de qui refusent le travail qu'on leur propose, de clandestins, de qui ne pensent qu'aux RTT, de juges indépendants, de glandeurs dans les cités. Les trop sont tellement nombreux que j'en oublie. Quoi que, je ne sais pas si vous avez remarqué, mais depuis que notre président est là, le nombre de trop a sensiblement diminué.
Bon, je ne veux pas vous ennuyer plus longtemps. Pour ce qui est des plus, je vous en parlerai la prochaine fois. Soyons reconnaissant à notre Président d'avoir mis sa désintéressée clairvoyance au service de sa patrie."

Nous remercions Emmanuel pour son enrichissante contribution.

Devinette

Qui a dit, il y a quelques jours : "C'est normal que quand quelqu'un est au chômage, la société lui tende la main. Ce n'est pas normal quand on est au chômage qu'on refuse un emploi qui correspond à votre qualification parce que ce sont les autres qui paient." Une indication, ce n'est pas Robert, le patron du Balto.

dimanche 9 septembre 2007

Une nouvelle maison

Une personne qui m'est très proche a été contraint de changer de maison et, comme souvent en pareille circonstance, elle n'est pas sûre de son choix, se demande si elle a bien fait. Quelques travaux sont à effectuer.
Repeindre en blanc pour effacer les traces de l'ancienne couleur, décoller le papier pour le remplacer par un nouveau que l'on voudrait choisir avec soin.
Pendant les travaux, la famille et les amies passent. Il y a celui qui passe mais ne reste pas, il y a celui qui reste et qu'à l'usage on aurait préféré de passage.

Chacun a un avis, une appréciation, une suggestion, une idée sur ce qu'il faudrait faire.
En premier lieu nous avons la série des visiteurs qui, plus ou moins adroitement, essayent d'être réconfortant quitte à en rajouter.
Vous avez le visiteur qui, à peine a-t-il fait quelques pas dans l'entrée, s'écrie "Bah dis donc, c'est bien et puis surtout c'est grand." Tout au long de la journée la collection s'étoffe.
" Déjà, vu de l'extérieur, on se dit que c'est bien à l'intérieur."
"C'est bruyant mais, d'un sens, t'es en centre ville, t'as tous les commerces pas loin."
" C'est un peu vieillot, mais c'est bien aussi quand c'est pas trop neuf."
" Bon, c'est vrai, y a plein de travaux mais en même temps tu refais à ton idée comme ça tu te sentiras plus chez toi."
" C'est un peu triste mais vous pourrez aller dans le jardin."
" D'un autre côté, faut se dire que vous ne resterez pas logtemps."
" Bah tu vois, moi je trouve qu'elle a du charme cette maison. C'est pas commun, c'est tout. C'est l'histoire de quelques mois et tu ne t'en appercevras plus."
" De par le fait, c'est sûr, on voit bien qu'elle n'a pas été entretenue, mais deux ou trois coups de peinture et il y paraîtra plus."
Ensuite vous avez ceux qui aident. Là aussi vous avez plusieurs catégories. Celui ou celle, plus généralement celle, qui passe une bonne partie de son temps à papoter et qui met en pratique l'expression "On ne peut pas faire deux choses à la fois."
Vous avez celui qui en met partout et qui, surprenant votre regard inquiet, vous dit avec aplomb "Un coup de serpillère et il y paraîtra plus."
Il existe une règle d'or lorsque vous vous faites aider, parfois malgré vous, pour des travaux. Ne jamais suivre les conseils de celui qui a un beau-frère qui s'y connait, au risque d'aller au devant de graves déconvenues. Il est également préférable de se débarrasser dans les meilleurs délais de celui qui vous dit "Tinquiète pas, ça ne se verra même pas ou alors y faut y regarder de près." ou alors "De toute façon, on s'en sert jamais."
Il y a l'éternelle question "Tu crois que c'est la peine de mettre une deuxième couche?"
Mais que faisons-nous avec nos pinceaux, nos rouleaux, nos tâches de peintures qui constellent nos mains, nos bras voire plus, nos suggestions, nos maladresses, nos sourires. Nous lui disons que nous nous sommes là, tout près, que ça ne remplace pas mais que nous voulons lui faire sentir que nous appartenons à la même famille, que nous aimerions la serrer dans nos bras, qu'elle pourrait se contenter de nous regarder faire et que sans piétiner son jardin nous partageons ses doutes, ses angoisses, ces moments qui ne sont que découragements. Nous lui disons que nous l'aimons.

jeudi 6 septembre 2007

Merci Catherine

Hier matin, j'ai écouté la chronique de l'élégante et quelque peu décatie mais pas encore cacochyme Catherine Nay. Oui, je sais, je m'étais promis de ne plus l'écouter pour m'éviter de m'énerver bêtement mais je ne parviens pas à me sevrer. Peut-être le plaisir de la souffrance, de la frustration car à chaque fois que je l'écoute je dois vous avouer, et j'en ai honte, que j'ai envie de lui mettre des baffes, de lui faire subir les derniers outrages sur la table de la cuisine. Je le répète, j'ai honte d'avoir de telles pensées. Il y a sûrement une dimension sexiste dans cette affaire car , si il lui arrive de m'énerver, Alain Duhamel ne m'inspire pas de telles pensées.
Le sujet de notre chroniqueuse matinale était l'Education Nationale et la lettre du Président de la République aux enseignants.
Le sujet est lancé par Jacques Pradel qui compare l'EN (éducation nationale) à un mastodonte. Catherine Nay commence par parler d'un Etat dans l'Etat. Ensuite elle compare les enseignants à l'armée rouge, du temps de l'Union Soviétique précise-t-elle, terreur des politiques, qui ont eu la peau de plusieurs ministres. Ensuite couplet sur le budget qui est le plus élevé et en constante augmentation comme les effectifs (+80%). Elle laisse entendre que les enseignants en veulent toujours plus mais sans se remettre en cause. Ensuite elle pose la pertinente question " Peut-on faire bouger le mammouth?". Puis elle passe en revue toutes les bonnes mesures voulues par le Président de la République. Elle prend comme exemple l'étude du soir mis en place dans les ZEP, mesure qu'elle qualifie de révolutionnaire, précisant que là les enseignants sont d'accord car ils seront payés en heures supplémentaires défiscalisées. Oui monsieur. Le ton de sa voix nous suggère que l'argent est la seule motivation de ces enseignants.
Sa conclusion est qu'il ne faut jamais parler de réformes aux enseignants, conservateurs et réactionnaires dans l'âme. Non, il faut procéder par petites touches, histoire, je suppose, que cette bande de bolchéviques ne s'aperçoive de rien. Pour terminer, le rituel couplet, un tantinet méprisant, sur les syndicat qui sont toujours contre tout.
Petite phrase rigolote de la chroniqueuse:"On va supprimer 11 000 suppressions de postes".
Et c'est ainsi, qu'en guise d'analyse, Catherine Nay aligne les poncifs, les idées reçues, les clichés, les affirmations péremptoires, sombrant corps et esprit dans la facilité des vaines comparaisons qui transpirent le mépris, l'aigre ironie, la bêtise, l'ignorance du sujet abordé, la malhonnêteté intellectuelle et l'absence de respect envers des enseignants qui n'attendent pas tel ou tel homme politique pour faire évoluer leur pédagogie, pour se remettre en cause préoccupés qu'ils sont par la réussite de leurs élèves. A écouter Catherine Nay, sur Europe 1, on peut se demander qui sont ces indignes et inconscients parents qui osent encore confier leurs enfants aux enseignants.
Si je n'y avais pas pris garde lors de la première écoute, la suivante a révélé la vulgarité intellectuelle de Catherine Nay, encouragée par les ricanements consternants d'un Jacques Pradel semble-t-il encore traumatisé par Roswell. A l'évidence, Catherine Nay ne fait pas le pari de l'intelligence. Vacuité est peut-être le mot le mieux adapté à ses prestations.

mardi 4 septembre 2007

Robert et moi (11)


Après avoir exhumé mes disques, il me fallait en écouter un. J'ai d'abord mis à jour la platine. Je l'ai dépoussiérée. Après avoir soulevé le couvercle,avec précaution et respect, je l'ai prise par le bras et je l'ai faite tourner. Aussi incroyable que cela puisse paraître, j'étais ému de la voir aussi pimpante, repartie pour un tour, voire 45. Rassuré sur son état général, il me fallait choisir un disque. Je me souviens qu'à l'époque du vinyle, mettre un disque était toute une affaire. Il fallait respecter tout un cérémonial. Un disque se devait d'être rangé verticalement dans un endroit éloigné de toute source de chaleur au risque de le voir tristement se gondoler dans un dernier tour. La pochette intérieure, en papier ou en cellophane, devait être introduite dans la pochette carton de façon à ce que le disque ne puisse pas sortir inopinément et rouler sur le sol lorsque vous sortiez l'album de son rangement. Ensuite, vous deviez tenir le disque, dans un premier temps à sa sortie de sa pochette, en plaçant le pouce sur la tranche et le majeur au niveau du trou central, puis, pour le poser sur la platine, vous deviez le tenir horizontalement à l'aide de vos deux mains. Malheur au sagouin qui osait poser ses doigts sur cette surface noire que seul le diamant était assez noble pour frôler. A la suite de quoi, vous procédiez au dépoussièrage. Les mieux équipés possédaient le matériel permettant de se débarasser de l'électricité statique. Je me souviens que les virtuoses dépoussiéraient avant la dépose sur platine. Il fallait ensuite soulever le bras, souffler légèrement sur le diamant, mais au grand jamais n'y toucher sous aucun prétexte, placer la cellule au-dessus du disque et, à l'aide d'un système hydraulique, faire descendre le bras en douceur jusqu'au sillon. Les secondes qui suivaient pouvaient être source d'angoisse. Le diamant allait-il entrer en contact avec le vinyle ou riper sur le bord extérieur dans un horrible bruit de frottement ? Vous pouviez enfin écouter sans pour autant être à l'abri d'un " j'suis un gars ben ord...j'suis un gars ben ord...j'suis un gars ben ord..."
Je ne souhaitai pas choisir un Led Zeppelin. Après un passage en revue, j'ai extrait du lot un album, quel beau mot, de Charlebois. C'est celui qui me semblait recéler le plus de nostalgie, qui, avec la chanson "Ordinaire", contenait ce désespoir, ce besoin d'absolu, cette envie qui submergeait tout et qui faisait de la vie d'adolescent un torrent de souffrances, de découvertes, de rêves, de déceptions, de trahisons, d'éxaltations. J'ai déposé le disque sur la platine et le reste se trouve dans la vidéo qui suit.



Si vous fermez les yeux et ne faites qu'écouter la chanson, vous aurez l'impression d'entendre un feu de bois accompagnant la voix de Robert Charlebois, qu'il ne faut pas confondre avec Robert.

Merci Christine

Nous vivons dans un monde incertain, aux équilibres instables, qui se caractérise par la précarité des situations. Pour faire plus clair, nous avons peur et avons donc besoin d' être rassurés, d'être protégés.
Christine Lagarde, la copine d'Emmanuel, est celle qui nous protège le mieux et ne cesse de nous le dire et de nous le répéter. Ainsi, face à l'inflation, qui réduit notre pouvoir d'achat, elle sera vigilante. Pour ce qui est des délocalisations, elle sera attentive. De plus, elle nous promet qu'avec la fusion GDF-SUEZ, les prix de l'énergie resteront stables.
Nous voilà rassurés.

lundi 3 septembre 2007

Robert et moi (10)

La dernière fois je vous ai laissés à la sortie de chez le disquaire. Je vous ai joué le couplet de la nostalgie du vinyle. Comme il est fort probable que vous n'avez pas écouté un vinyle depuis la mort de John Lennon, je me suis dit que j'allais, pour de vrai, me replonger dans les années vinyle pour réaliser un reportage qui pourrait s'intituler "Dans l'ombre du sillon ou le goût de la galette."
Il me fallait d'abord trouver les disques. Je suis allé dans le débarras. Coincé entre un vieil aspirateur, que l'on garde au cas où, et un lit de bébé, qui n'a rien à voir avec le cas où, ils étaient là, dans la poussière, assoupis, attendant peut-être que je dépose un baiser sur leur face, A ou B.

Je dois vous avouer que j'avais un peu honte de les avoir abandonnés ainsi dans l'ombre, de les avoir transformés en souvenirs, de ses souvenirs que l'on ne raconte même pas à ses enfants. Je les ai d'abord regardés et je me suis dit "A quoi bon". J'allais au devant d'une déception. C'est comme rencontrer un amour d'enfance. On le regarde et on se demande comment on a pu...
J'ai malgré tout décidé d'aller jusqu'au bout. Comme pour renouer un dialogue que la modernité avait interrompu, j'ai cédé à la nostalgie. Après avoir murmuré "33", je me suis approché de l'étagère, je les ai pris dans mes bras et je les ai portés jusqu'au salon. Je les ai posés sur un fauteuil, pas trop près des cd pour éviter toute provocation, leur procurant ainsi le confort, symbole d'une gloire passée, en signe de reconnaissance.

vendredi 31 août 2007

Eléphants roses

Comme je vous y avais invité, certains parmi vous me font part de leur réaction face à l'actualité. Voici donc la réaction de François M qui malgré un engagement socialiste de longue date fait preuve d'une rafraîchissante et constructive objectivité. Je joins également un autre témoignage, celui de Bernard, qui a souvent été à gauche et qui nous fait partager son quotidien avec Nicolas.

François, à vous la parole:

" Depuis quelque temps, ce n'est pas l'envie de me retourner qui me manque. Quand je vois ce qui se passe, je me dis que la gauche est aussi rouillée que mes clous et qu'elle est en train de mourir du tétanos. C'est le sauve qui peut général. Plus un seul pour se réclamer socialiste. C'est la droite qui se charge gentiment de faire l'apologie des valeurs de gauche, qui exhume Jaurès, qui tient meeting dans les aciéries, qui manie lyrisme, humanisme et conviction.
L'âme de la gauche est une vague qui s'est échouée sur la plage des ambitions personnelles. Il suffirait de se pencher pour la ramasser. Ce lyrisme à la Marc Levy pour vous faire sentir combien je suis fatigué.
Laurent, que j'ai connu haut comme ça, qui nous la joue à l'homme du recours, au sage qui se retire sur ses terres, persuadé qu'un jour viendra où "les autres" le supplieront de revenir. Il faut qu'il sache que si "les autres" viennent le chercher ce sera pour garder les enfants.
Nous avons Claude, arrivé au terme de la pachidermisation, qui endosse le traditionnel rôle du "seul contre tous", qui est le seul à ignorer qu'il n'a jamais été de gauche et dont personne ne sait qu'il est de droite. Il est seul et si peu sûr de lui qu'il imagine qu'il doit "gueuler" pour se faire entendre. Je lui suggère un duo avec Antoine dans une publicité pour des opticiens.
Nous avons François le batave, qui s'essouffle à courir derrière Nicolas en tentant, comme disent les journalistes, d'occuper l'espace médiatique. Il n'a pas compris que Nicolas court plus vite que lui.".

Bernard, à toi la parole:

"Je ne sais pas ce qu'ils ont contre lui, mais moi j'aime bien Nicolas. C'est vrai qu'il gigote sans cesse, incapable de rester cinq minutes assis. Il est comme un enfant qui vient de rentrer au cp, il se croit encore à la maternelle. Il aime bien aller voir la maitresse pour lui montrer ce qu'il fait, pour lui raconter ce qu'il va faire. Il lui arrive encore d'avoir les mains pleines de colle, de faire des tâches sur son cahier et dans ce cas là, il tourne rapidement la page. Il est touchant quand il regarde une nouvelle page blanche. Il sourit, il aiguise son crayon, il sort sa gomme bien qu'il ne sache pas encore à quoi elle sert et il commence à écrire avant même que la maîtresse ait lu l'énoncé du problème. C'est ça qui est super avec Nicolas, c'est qu'il a la solution avant de connaître le problème. Il peut arriver qu'il n'y ait pas parfaite correspondance entre problème et solution mais l'important est que Nicolas a une solution.".

Merci à tous les deux. Quelque chose me dit que nous aurons bientôt à nouveau de vos nouvelles.
Si vous aussi vous avez envie de témoigner, n'hésitez pas.

jeudi 30 août 2007

chronique du matin

Il est 6h30 et je suis donc au bout du couloir. A ma gauche une porte qui donne sur la salle de bain
et à ma droite un escalier qui, si tout se passe bien, doit me mener jusqu'à la cuisine.

Pour tout vous dire, je fais souvent le choix de l'escalier. En un sens, je ne suis pas certain que ce soit un choix réel. L'escalier est en quelque sorte une necessité corporelle. Pour être plus clair, si les toilettes se trouvaient à l'étage, peut-être ferais-je plus souvent le choix de la salle de bain. Je sais que pour certains, je ne parle pas là des adeptes du bain, la douche est comme une station de "l'éléphant bleu " à laquelle on aurait rajouté l'option vidange. Que celui qui n'a jamais cédé à la tentation me fasse signe.
C'est avec précaution que je descends l'escalier, ma tenue de début de matinée dans une main, l'autre tenant la rambarde. L'escalier est un trait d'union entre la nuit et le jour qui me mène vers le carrelage froid sur lequel se posera mon pied nu. Vous vous demandez peut-être "Mais pourquoi ne met-il pas ses chaussons?" Je ne sais pas. Si le sol, comme une note revigorante, est trop froid, je progresse sur la pointe des pieds jusqu'au salon dans lequel je mets le bas, le haut puis les chaussons. Ensuite, il me faut opérer un nouveau choix.
A y réfléchir, le matin est peut-être la période de la journée la plus importante, la plus éprouvante, la plus décisive, la plus délicieuse... Il faut faire des choix, prendre des décisions, composer avec les autres, s'offrir quelques plaisirs. J'ai bien envie de faire une chronique, voire plusieurs, spécialement consacrée aux plaisirs du matin. Comme il n'y a pas de plaisirs honteux, vous pouvez me confier les votre, cela restera entre nous.
Je viens donc de mettre mes chaussons, expression ambigue et chronique décousue, et je dois choisir entre passer d'abord aux toilettes ou, avant cela, faire frémir l'eau pour le thé.
Avant de continuer lors d'une prochaine chronique à vous décrire mon quotidien matinal, je tiens à prévenir les âmes sensibles que je serai, à l'avenir, amené à relater dans le détail des situations qui pourront choquer par leur réalisme et leur crudité.

Comme deux gouttes d'eau


Après un mois de mai frileux, un mois de juin venteux et un mois de juillet pluvieux, c'est sûr de notre fait et certain de trouver le soleil que nous sommes partis vers l'océan. Comme frappé d'une malédiction, le mois d'août fut à lui seul frileux, venteux et pluvieux. Si vous aviez regardé dans nos chaussettes, vous y auriez découvert notre moral. Avec quelques photos, je vais vous faire profiter de ce qui fut notre quotidien.

Le barbecue, un des symboles fort, peut-être même le symbole fort, de vacances réussies, est, comme neurasthénique, resté couvert, refusant obstinément toute flamme quelle qu'elle soit.

Voici la plage telle qu'elle m'apparaissait chaque matin, balayée par le vent et l'amertume. Pour finir de plomber le tout, un arrêté préfectoral informait les estivants, du moins ceux tentés par la noyade, que l'eau était impropre à la baignade.

Un rayon de soleil dans cette grisaille, Tinky Winky, un des télétubbies, en promenade de iodisation, tenu par la main par Lionel Jospin qui, comme la mer, n'en finit pas de se retirer.

Quoi qu'il en soit, les vacances sont aussi ces menus plaisirs que l'on offre à son corps, le pain frais, l'odeur du café que le premier levé a pris soin de mettre en route, la confiture qui va parfumer nos tartines grillées et à son esprit avec les journaux du jour. Pour ce qui me concerne, j'aime me recoucher dans le lit encore tiède, prendre un livre et sentir l'engourdissement d'une première sieste m'envahir.

vendredi 10 août 2007

Départ




Aujourd'hui a été enterré Jean-Marie Lustiger. Je le connaissais très peu. Un homme d'église qui, avec l'humanité qui était la sienne, devait mettre en oeuvre la doctrine papale. Imaginons qu'il fut simple, humain, généreux, attentif, modeste, à l'écoute de tous et de chacun, indifférent au statut social de ses interlocuteurs, de ceux vers qui il allait et qui bénéficiaient de sa compassion sans limite. Il devait offrir le chaleur de son regard, le réconfort de sa voix, la douceur de ses mains. Je le connaissais très peu mais j'aime à penser qu'il était ainsi, qu'il était un homme bon, qu'il aimait les autres avec peut-être un supplément de spiritualité que le commun des mortels ne fait que deviner. Il devait être bon, bon comme du bon pain, comme un gâteau léger et parfumé. Alors pourquoi cet homme, pasteur de tous les hommes, échappe-t-il à la majorité de ces hommes, pourquoi depuis une semaine les média se sont-ils accaparés sa mémoire, sa pensée, son action, comme si il fallait en faire plus, comme si la valeur d'un homme se mesurait au temps que les journalistes lui consacrent. Pourquoi faut-il que la République s'y mette, dispute à l'église ses fastes, ses habits d'apparat, ses préséances, rajoute une à une, jusqu'à l'écoeurement, des couches de crème au beurre sur le souvenir de ce gâteau léger et parfumé.

Il est des décisions qui sont difficiles à prendre. Après avoir longtemps hésité, je me suis résolu à partir en vacances. Rien ne m'y incitait. La météo de fin d'automne propice aux marches romantiques sur la plage déserte de saint Pair, balayée par le vent et qui vous incite à penser "C'est beau mais c'est chiant". Le seul intérêt de ce temps, c'est qu'une fois qu'on est sorti, on est content de rentrer. J'ai l'air de me plaindre, mais j'ai quand même réussi à prendre un coup de soleil sur le crâne.
Et puis, il y a vous, lectrices et lecteurs fidèles que je vais devoir quitter pendant un peu plus de deux semaines. Sachez que c'est avec un immense plaisir que chaque jour je vous écris, avec le secret espoir, pour la majorité des chroniques, de vous faire sourire.
Je vous offre, symboles de l'été, ce papillon, aux garçons, et cette rose aux filles qui, comme elle, avec le temps s'épanouissent.

jeudi 9 août 2007

Nous n'irons pas à Pékin pour chiner

Boycott ou pas boycott? Il est aussi possible de dire: boycottage ou pas boycottage? C'est déjà un premier choix. Je ne sais pas si "boycott ou pas boycottage" relève d'une syntaxe correcte mais c'est un choix, un vrai, qui permet d'afficher son ouverture d'esprit. Vous prenez part à un débat qui nécessite du doigté qui permet d'aller au fond des choses, de la retenue qui prolonge le va et vient entre le pour et le contre repoussant jusqu'à l'extrème limite le plaisir de lâcher sa décision à la face du monde.
Vous sentez que ce débat est délicat, fait de pièges. Pour résumer, d'un côté le très séduisant angélisme démocratique et de l'autre le terriblement convaincant réalisme économique. Il est fort probable que la question du boycott ne soit pas la bonne. Dès l'instant où le CIO a décidé de donner les jeux à la Chine, la solution de la chaise vide n'aurait de sens que si elle était commune à tous les pays. Il faut utiliser une des bases des sports de combat qui consiste à utiliser la force de l'adversaire pour le déstabiliser. Plutôt que d'essayer de le combattre de loin, il faut aller sur son terrain et utiliser sa principale force au moment des jeux, sa communication. A condition de faire preuve d'imagination, la cérémonie d'ouverture sera un moment qui pourrait donner le ton d'une expression politique pacifique et humaine.(à suivre)

mercredi 8 août 2007

Le cireur et le brosseur

Voici un nouveau témoignage que je vous livre sans commentaires si ce n'est qu'il me paraît à la limite de la bonne foi et teinté d'une ironie facile. N'hésitez pas à me faire part de vos réactions.

"Lundi matin, j'ai entendu ce que je n'aurais cru possible d'entendre, même dans mes rêves les plus fous. Monsieur Estrosi, Secrétaire d'Etat chargé de l'Outre-mer, ami de 20 ans de Nicolas Sarkozy, Président du Conseil Général des Alpes Maritimes, ainsi présenté sur le site de France Inter, répondait aux questions d'un journaliste. Le sujet était, je cite "Nicolas Sarkozy, président de la République depuis 3 mois: bilan". A lui seul, ce titre révèle l'ambition et le sens politique de cette radio qui pendant 11 minutes et 40 secondes va nous offrir un grand moment à faire écouter dans toutes les écoles de journalisme.
Que va nous dire Monsieur Estrosi, que l'on imagine vêtu de l'aube de premier communiant, de sa voix calme, faite de retenue, lisse, rassurante qui va nous faire partager la vérité révélée? Je vais résumer, mais l'intégrale peut-être écouté sur france inter.
Le président a une capacité à être attentif à chacun, il est doté d'une grande dimension humaine, il est généreux. Tous les français découvrent sa capacité à être ouvert vers les autres, sa capacité de transparence, sa capacité de dépasser tous les sectarismes, il est à la rencontre des français au quotidien. D'ailleurs, les français lui disent dans la rue, à lui monsieur Estrosi, "Sans doute n'aurions nous pas voté pour un autre candidat si nous avions connu le président de la République que nous connaissons aujourd'hui".
Ensuite, le ministre nous dit que franchement on n'avait jamais vu ça, le président s'engage, il prend des risques, c'est une chance pour la France, qu'il est capable de tout dire; grâce à lui, notre pays est de retour sur la scène internationale. Je vous laisse le plaisir de découvrir le reste.
Le début de l'intervention du ministre était consacré à l'affaire d'une secte et de son gourou à la Réunion. A la réflexion, j'ai peur. Le ministre nous parle de son ami de vingt ans qui lui a confié une mission et qu'il ne doit pas décevoir. On découvre que la relation président-ministre repose sur l'affectif et l'on devine dans la voix de ce dernier l'admiration, la reconnaissance, le besoin de faire plaisir à celui qui a daigné lui faire confiance. Prenant conscience qu'il en fait peut-être un peu trop, il se croit obligé de préciser qu'il ne faut pas le prendre pour une groupie de base de Nicolas Sarkozy.
"Carry on, love is coming to our soul"

mardi 7 août 2007

Chronique du matin


Le couloir est encore sombre. Pantalon, chemise et le reste dans les bras, je me dirige vers la salle de bain. L'affirmation selon laquelle "je me dirige" ne reflète pas la réalité. A ce moment du matin je ne dirige rien. Essayez d'imaginer un échalas, le visage frippé par le sommeil, serrant ses habits sur un torse engagé dans un processus d'irréversible relâchement, en slip plus ou moins moulant qui se détache sur des jambes blanches et poilues, les pieds nus adhérant au lino, détail qui me rappelle que j'ai oublié mes chaussons dans la chambre. L'habitude me guide jusqu'à la porte de la salle de bain qui est un endroit stratégique. Il est probable que les lecteurs célibataires ne se sentiront pas concernés par ce qui va suivre. A cet instant, je suis encore maître de mon destin. Toutes les options s'offrent à moi. J'ai confusément conscience que je vais devoir choisir et que ce choix ne sera pas sans influence sur le reste de ma journée. Soit je choisis d'occuper, de prendre possession, d'investir la salle de bain, soit je prends la direction de la cuisine. Ce choix, dont vous aurez compris toute l'importance, est comme la clef que l'on tourne et qui va déclencher un mécanisme qui ira jusqu'à son terme sans que l'on puisse intervenir. Le naïf pourrait penser qu'après ces milliers de matins vécus, l'expérience devrait guider nos pas. Que nenni. Le matin est une équation dont les inconnues sont si nombreuses que personne n'est encore parvenu à la modéliser. Je sais que le choix le plus raisonnable est celui de la salle de bain. Vais-je faire le bon choix, vais-je retrouver mes chaussons, aurai-je le temps de me laver les dents?

lundi 6 août 2007

Mais comment faisions-nous avant?

Je livre à votre réflexion la contribution de Jérôme F qui apporte sa pierre à l'édifice de la compréhension de notre société.

"L'humanité a connu des moments charnière qui ont durablement marqué son évolution. Il en est ainsi des grandes découvertes qui sont le fruit du génie humain. Si en ce domaine, les capacités créatrices de l'homme semblent ne pouvoir connaître de limites, certaines de ces inventions sont comme des volcans qui répandent aujourd'hui encore leurs bienfaits, rendant sans cesse plus fertiles les champs de la prospérité. Au Panthéon de la fulgurance créatrice, figurent les inventions de la roue, l'imprimerie, la machine à vapeur, le moteur à explosion, le micro-ordinateur, le téléphone portable et le couteau suisse. Ces inventions représentent l'homme, elles sont l'homme dans son irrépressible besoin de franchir les obstacles qui se dressent sur la route du progrès.(Vous êtes comme moi, vous vous demandez où il veut en venir mais patience)
Ces inventions sont le fruit d'un besoin, d'une volonté, d'une prise de conscience collective que nous partageons une destinée qui nous est commune.
Et bien, en élisant Nicolas Sarkozy, le génie français a inventé un nouvel homme politique qui, à lui seul, est un condensé du téléphone portable et du couteau suisse, moderne et pratique, ubiquiste et multiple, efficace et convivial, technologique et proche, performant et rassurant. Notre président est celui que nous attendions, vecteur de nos aspirations, garant de nos espoirs, grâce à qui notre bonheur ne sera plus un éternel avenir. Comme le chantaient CSNY dans leur album prémonitoire "Déja vu" "Carry on, love is coming to our soul". Déjà le peuple de France, de cette France de l'effort, de cette France de l'abnégation, de cette France de la moderne tradition, de cette France reconnaissante et lucide qui n'a pas peur de son passé, de cette France confiante, ce peuple d'une seule voix remercie celui qui le comprend."

Moderne et respectueux, tel est le témoignage de Jérôme.

dimanche 5 août 2007

Une vache dans un pré



Il y a peu, j'ai décidé; j'aime bien ce début de phrase ferme et viril; j'ai donc décidé de me munir d'un appareil photo lors de mes sorties vélo aux cours desquelles j'essaye de concilier culture et performance qu'il ne faut pas confondre avec la culture de la performance.
Au dessus, vous pouvez voir le premier résultat de ma décision. A l'évidence, j'ai privilégié la performance. Comme souvent, on fait de meilleures photos avec ses yeux. Pour autant, cette photo a son histoire.
Je roule sur le plat. Vent modéré de face qui ne me permet pas de dépasser le 35km/h. Revêtement plutôt favorable. Peaufinant le coup de soleil qui décore mon crâne, je sors d'un virage et découvre une prairie d'une surface respectable, vert normand. Au premier plan des vaches qui broutent et au fond des peupliers qui profitent de la fraîcheur d'un cours d'eau. Je m'arrête. Comme souvent en pareil cas, les vaches cessent de brouter pour regarder le nouvel arrivant. J'extirpe aussi vite que possible l'appareil de la sacoche située sous la selle. J'appuie sur le bouton "on", je cadre le sujet qui fait preuve de plus de curiosité que ses congénères et ... comme vous vous en doutez, la vache baisse la tête et reprend son activité de ruminant. Il m'a donc fallu, pendant quelques minutes, faire preuve de persévérance pour à nouveau capter son attention. J'ai fait celui qui venait d'arriver, j'ai imité Stone et Charden, j'ai aboyé, je lui ai dit que j'étais le petit-fils du prisonnier. Comme vous pouvez le voir, elle a fini par relever la tête et me regarder. J'ai appuyé sur le bouton. Elle était dans la boîte.