Cette information a retenu toute mon attention mais sur le moment je n’ai pas su quoi en faire. Elle pouvait se suffire à elle-même. Ces comportements sont ceux de manchots observés en 1927 par un explorateur anglais. Dans un premier temps, je me suis dit que le manchot et moi ne partageons pas les mêmes valeurs. Poursuivant cette réflexion, j’en suis arrivé à la conclusion que ce n’était pas une raison pour rejeter le manchot. Si ses comportements sont condamnables, et je les condamne avec la plus extrême fermeté, il n’en demeure pas moins que le manchot et moi avons des valeurs communes. C’est par son travail de chaque jour, n’hésitant pas à se lever tôt, qu’il assure le bien-être des siens. Il défend son territoire avec opiniâtreté. De plus, la famille est un des piliers de la civilisation manchote. Donc exception faite de quelques débordements, le manchot et moi nous retrouvons sur l’essentiel.
mardi 12 juin 2012
Recto verso
vendredi 8 juin 2012
Carbone 2
Après ces phrases qui sentent bon l’exclusion, apparaît le mot « ensemble ». Qui peut donc bien faire partie de cet « ensemble » ? Allez savoir pourquoi, cela me rappelle ce que l’on a appelé les math modernes qui m’ont fait regretter les anciennes. Il y avait des ensembles, qu’il me semble on appelait des patates. Je ne comprenais pas qui était dans quoi. Ce devait être la théorie des ensembles. Il y avait plusieurs ensembles, les uns dans les autres. L’échangisme, catégorie patate. Je suppose donc que JEF Copé a étudié la théorie des ensembles et qu’il en a retenu qu’il ne faut pas confondre ensemble et tous ensemble. "Ensemble, choisissons
C’est un ensemble qui exclut, qui ne conçoit pas de compromis.
jeudi 7 juin 2012
Carbone
Imaginons une personne qui aurait quitté la France il y a 10 ans, qui n'aurait pas suivi la vie politique depuis et qui reviendrait aujourd'hui. Si on lui pose la question suivante "De quel parti émane les ci-dessus slogans écrits en gras?" Nous connaissons tous la réponse qui surgirait, sans délai, sans la moindre hésitation. Si on lui répondait "Non, ce n'est pas le front national c'est...", peut-être nous répondrait-il "C'est pas possible, comment en est-on arrivé là?"
On remarquera que ces slogans sont charpentés par le mot "contre", par la peur, le repli sur soi, la désignation des coupables, la hiérarchisation des individus.
La suite demain.
mercredi 30 mai 2012
En vain
Si le temps passait plus lentement, le présent durerait-il plus longtemps ?
Un peu court
A-t-il la nostalgie de son ancien patron? A force de s'effacer pendant cinq ans, pour finir par avoir l'épaisseur d'une ombre, il allait disparaître par trop de transparence. Comme De Valvert au summum de son imagination parlait d'un grand nez, notre gars François croit certainement pouvoir à nouveau exister en réduisant l'art du débat à quelques propos vulgaires.
Quel enculé!
jeudi 17 mai 2012
lundi 14 mai 2012
Fatigue (2)
Et pourtant, JF Copé, certainement désoeuvré, se lance dans d'interminables charges contre le nouveau pouvoir. Soucieux de garder sa place à la tête de l'UMP, il concourt pour le titre de premier opposant. Bien qu'un peu plus subtil que le maire d'Aix en Provence, il conteste de façon insidieuse la légitimité de l'élection du nouveau président. Pour résumer, ceux qui ont voté pour ont en fait voté contre le sortant et n'ont donc pas vraiment choisi celui pour qui ils ont voté. Pour ce qui concerne les autres, ceux qui ont voté pour pour voter pour, ils n'adhèrent pas au programme de celui pour qui ils ont voté pour. Pour tout dire, ils n'ont pas compris le programme. Sinon ils n'auraient pas voté pour. La raison en est simple. Le programme du nouveau président va à l'encontre des intérêts de notre pays. Il n'est donc pas concevable que des français votent contre leur intérêt. S'ils l'ont fait, c'est qu'ils ont été trompés. Celui qui a été élu ne leur a pas dit la vérité. Il a louvoyé, tergiversé, esquivé. Et malgré tout, des millions d'abrutis ont voté pour lui.
A écouter notre ami Copé, le danger est si grand, si imminent de voir sombrer notre pays qu'il serait légitime d'organiser dans les plus brefs délais une nouvelle élection présidentielle à un tour et un seul candidat.
vendredi 11 mai 2012
Fatigue (1)
Non. Même ça nous ne l'avons pas obtenu
mardi 8 mai 2012
mercredi 2 mai 2012
Anniversaire
mardi 1 mai 2012
Le vrai a varié
J'ai suivi avec curiosité les évolutions sémantiques du travail, notion dans laquelle je ne distingue pas la plus infime once de valeur. Qu'est-ce qu'une valeur qui provoque la mort (amiante et autres), qui pousse au suicide...
Notre président nous a fait découvrir qu'il existait un vrai travail. Même si il ne nous a pas expliqué ce qui le distinguait d'un éventuel autre travail, cela lui a permis une nouvelle fois de désigner des coupables. Ceux qui ont un vrai travail sont probablement des vrais français. Ensuite, constatant peut-être que l'expression n'avait aucun sens, c'est avec courage qu'il a déclaré et répété qu'il ne l'avait pas dite. Et puis, se heurtant à l'évidence, il nous a expliqué que ce n'était pas ce qu'il avait voulu dire. Je me suis donc demandé comment être certain que ce que dit notre président est bien ce qu'il a voulu dire. Devons nous attendre qu'il nous dise "Je valide"?
mardi 17 avril 2012
C'est qu'est-ce que j'dis
Notre encore président jusqu'à la dernière seconde et qui gouvernera jusqu'au bout (toucher le bout, toucher le fond, toucher le fond avec le bout) aime le peuple. Mais il n'aime pas les corps qui sont intermédiaires. Ces corps z'intermédiaires, sorte d'avatars qui brouillent la vision du peuple, qui trahissent ceux qu'ils sont censés représenter. Notre président a donc décidé d'utiliser le référendum pour régler nos problèmes.
Il aime tellement le peuple que pour commencer il lui pose deux questions d'un coup (voir ci-dessus). Mais comme il s'agit d'un référendum et que nous avons précédemment vu que la démocratie a ses limites , le peuple n'aura droit qu'à une réponse.
La syntaxe a également retenu mon attention. J'aime beaucoup la légèreté du "pour qu'après qu'on". L'utilisation de phrases longues nécessite une bonne maîtrise de la grammaire et notamment la maîtrise des pronoms personnels, au risque de proposer des questions dont le sens peut échapper à celui qui doit y répondre. Dans "qu'on vous ait formé" le on forme le vous. Mais dans "on soit obligé d'accepter" le vous, celui que l'on forme, a disparu. Il ne reste plus que le on. De quel on parle notre président? Celui qui forme ou celui qui est formé?
vendredi 13 avril 2012
Ficelles (grosses)
Est-il bien raisonnable de nous laisser voter, de nous laisser choisir? Notre président, toujours aussi clairvoyant, pointe du doigt les limites de la démocratie à moins qu'il ne veuille y fixer ses propres limites.
mercredi 11 avril 2012
Regret
vendredi 6 avril 2012
Au bord
Un matin, son attention était rêveuse. Ses pensées disparaissaient sous la surface. Il n’avait pas la force de les sauver de la noyade. Elles se débattaient, suffoquaient et coulaient. Aucune bouée, pas de radeau. Elles ne laissaient aucune trace de leur passage. Comme des embryons dans un tourbillon qui auraient été aspirés par le fond. Elles finissaient par échapper aux rayons du soleil. Elles rejoignaient la vase des pensées mortes qui se décomposaient dans l’ombre de l’abandon. Il supposait les regrets emportés par le courant. Il se laissait aller dans le temps comme s'il n'avait été qu'une de ces secondes que que le présent renouvelle. Il s'éloignait. Le passé n'était plus qu'un frisson dont l'origine se perdait comme une racine qui échappe au regard.
Champignon anatomique

Je me suis interrogé à propos de l'autosatisfaction et je n'ai rien trouvé à dire, pas le moindre mot. Je me suis dit que ce n'était pas plus mal. Je peux me vanter de ne pas avoir d'opinion sur tout. C'est pourtant tentant. En revanche, je me pose beaucoup de questions et ce qui est curieux, c'est que je suis en mesure de répondre à certaines d'entre elles. J'ai découvert que si l'on ne se posait pas de questions, on n'avait pas de réponse. Non que tout soit simple comme une question, mais je suis toujours fasciné par ce que nous avons en nous. C'est parfois bien enfoui, il faut forer très profond pour faire jaillir ce qui peut apparaître comme une pollution de notre tranquilité.
Pour tout vous dire, j'avais comme première intention de vous parler de l'autofellation, d'où le titre, qui est une autre forme d'autosatisfaction. Mais c'est un sujet purement masculin. Alors...
jeudi 5 avril 2012
Ceci dit, j'ai rien dit
Même si il y a beaucoup à dire, je me suis dit que cette déclaration de Mme Parisot se suffisait à elle même.
mercredi 4 avril 2012
Se vautrer (2)
Et aujourd'hui notre président est arrivé au bout de la destruction. Il finit de déchirer le tissu avec l'ultime désignation d'un dernier coupable, le syndicat. Jamais notre président n'aura été Président. Je dois pour autant vous avouer que je ne sais pas ce qu'il est. Il a cette capacité à voir notre pays comme un ensemble de blocs. Sans prendre le temps d'analyser, d'essayer de comprendre le pourquoi, il désigne des blocs qui sont les ennemis du peuple qu'il protège. Mais à force de désigner des coupables qui tromperaient son peuple, nous sommes en droit de nous demander qui compose ce peuple, reste-t-il quelqu'un? Fais-je partie de ce peuple? Manifestement, le peuple est devenu une élite qu'il y a peu notre président fustigeait (j'adore ce verbe).
mardi 3 avril 2012
Se vautrer (1)

Je dois vous avouer que la photo a guidé ma main. J'ai beau me douter, je ne peux m'empêcher de me demander pourquoi. Pourquoi notre président dénigre-t-il l'un après l'autre nos syndicats? Je me souviens d'un temps pas très ancien. Un temps où notre président, conscient que les corps intermédiaires faisaient vivre notre démocratie, avait décidé de rénover, de modifier, de faire évoluer le dialogue social. Il nous faisait part de sa volonté, dieu sait qu'il en a, de consulter les partenaires sociaux autant que de besoin. Certainement mieux conseillé, il avait compris que la démocratie protéiforme se décline, se conjugue, se diffuse, se répand, se développe, vit.