jeudi 9 juin 2011
Soudain
Soudain. Ce matin, en écoutant la radio, j'ai entendu ce mot. Pour tout vous dire, jusqu'ici je ne lui avais pas porté une attention particulière. C'est un mot que j'utilise peu, voire pas du tout. C'est un mot qui se vit. Il parsème notre vie. Je l'imagine comme une éruption. Il se fraye un chemin dans les entrailles de ce que nous sommes pour faire surface. Une nuit, un matin, un soir. Soudain peut nous anéantir, nous engloutir dans un puits de regrets. Soudain est l'absurdité de la vie. Ce n'est pas une fatalité. Un choc qui fait vibrer la cime d'un arbre avant que les gouttes d'eau accrochées aux feuilles ne tombent sur le sol. Soudain est un instant, un trait qui souligne notre fragilité.
vendredi 3 juin 2011
Oups
C'est, comme il se doit, avec beaucoup d'attention que j'ai écouté l'intervention de notre ministre des affaires étrangères Alain Juppé. J'ai pris soin de reproduire ci-dessous un extrait de cette intervention.
M Juppé nous a expliqué qu'historiquement la ligne suivie par la diplomatie française était de"privilégier la stabilité, les régimes qui assuraient la stabilité et qui apparemment ou d'après ce qu'ils disaient nous garantissaient contre l'extrémisme et le fondamentalisme. Nous nous sommes rendu compte que nous nous étions trompés dans nos analyses. Ces régimes n'étaient pas capables de prendre en compte les aspirations de leur peuple. Aujourd'hui la ligne que nous avons définie c'est l'évolution vers la démocratie, c'est la prise en compte des aspirations des peuples, c'est la liberté pour tout le monde."
N'est-ce pas là un aveu d'incompétence en bonne et due forme? C'est du moins ce que je me suis dit dans un premier temps. Laissant passer un peu de temps, il m'est apparu évident qu'il n'était pas interdit de réfléchir. Au moment de leur écoute en direct, j’ai été étonné que ces propos ne provoquent aucune question, aucune remarque de la part des journalistes. Peut-être les questions sont-elles plus importantes que les réponses ? L’objectif est peut-être que chaque question obtienne une réponse mais dont le contenu n’aurait pas de valeur particulière, ne nécessiterait pas une analyse. La parole politique perd de sa force, de son engagement.
Le ministre des affaires étrangères nous dit que par tradition la France soutenait des dictatures. Pourquoi ? Parce que les dictateurs nous disaient que leur régime dictatorial était le garant de la stabilité régionale. Nous avions toutes les raisons de croire en leur bonne foi. Et que découvrons-nous ? Ils nous auraient menti, ils auraient abusé de notre confiance ? La dictature ne serait pas en mesure de prendre en compte les aspirations des peuples ? Autant pour nous. Nous pensions bien faire mais nous nous sommes trompés. Tout le monde peut se tromper. Nous ne sommes d’ailleurs pas les seuls à nous être trompés. Que l’on se rassure, c’est du passé. Nous sommes pour la démocratie et la liberté même hors de nos frontières. Maintenant, passons à autre chose.
M Juppé nous a expliqué qu'historiquement la ligne suivie par la diplomatie française était de"privilégier la stabilité, les régimes qui assuraient la stabilité et qui apparemment ou d'après ce qu'ils disaient nous garantissaient contre l'extrémisme et le fondamentalisme. Nous nous sommes rendu compte que nous nous étions trompés dans nos analyses. Ces régimes n'étaient pas capables de prendre en compte les aspirations de leur peuple. Aujourd'hui la ligne que nous avons définie c'est l'évolution vers la démocratie, c'est la prise en compte des aspirations des peuples, c'est la liberté pour tout le monde."
N'est-ce pas là un aveu d'incompétence en bonne et due forme? C'est du moins ce que je me suis dit dans un premier temps. Laissant passer un peu de temps, il m'est apparu évident qu'il n'était pas interdit de réfléchir. Au moment de leur écoute en direct, j’ai été étonné que ces propos ne provoquent aucune question, aucune remarque de la part des journalistes. Peut-être les questions sont-elles plus importantes que les réponses ? L’objectif est peut-être que chaque question obtienne une réponse mais dont le contenu n’aurait pas de valeur particulière, ne nécessiterait pas une analyse. La parole politique perd de sa force, de son engagement.
Le ministre des affaires étrangères nous dit que par tradition la France soutenait des dictatures. Pourquoi ? Parce que les dictateurs nous disaient que leur régime dictatorial était le garant de la stabilité régionale. Nous avions toutes les raisons de croire en leur bonne foi. Et que découvrons-nous ? Ils nous auraient menti, ils auraient abusé de notre confiance ? La dictature ne serait pas en mesure de prendre en compte les aspirations des peuples ? Autant pour nous. Nous pensions bien faire mais nous nous sommes trompés. Tout le monde peut se tromper. Nous ne sommes d’ailleurs pas les seuls à nous être trompés. Que l’on se rassure, c’est du passé. Nous sommes pour la démocratie et la liberté même hors de nos frontières. Maintenant, passons à autre chose.
mardi 31 mai 2011
TINA

Pour tout dire, je m'en doutais. Revenons en 2007. Cette année là nous avons découvert que nous étions depuis 1968 sous l'emprise de la pensée unique. Pour faire court, cette pensée unique était responsable de l'état de délabrement dans lequel se trouvait notre pays. Il est difficile de définir, à l'instar de celui de politique de civilisation, le concept de pensée unique. De façon paradoxale, la pensée unique est la pensée qui est en désaccord avec la votre. Les pensées uniques se sont ainsi multipliées.
Quoi qu'il en soit, notre président s'était fait fort de lutter contre la pensée unique en nous démontrant qu'il y avait toujours une alternative. Pouvait-on proposer meilleure idée pour nourrir le débat démocratique? Et puis assez rapidement, il a fait sien l'acronyme thatchérien TINA « There is no alternative ». Il n'y avait plus qu'une seule politique possible, celle du bon sens, du pragmatisme, du tout est sur la table, du je vais vous dire la vérité, du j'assume mes responsabilités, du les français ne m'ont pas élu pour, du les français veulent que. Je dois en oublier. Il est vrai que l'opposition politique a beaucoup fait pour que TINA s'installe durablement sur le devant de la scène.
"Il n'y a pas d'alternative"
Gérard Mordillat, Bertrand Rothé
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lundi 30 mai 2011
Choix
L'Allemagne a décidé de fermer ses centrales nucléaires d'ici 2022.
Je ne sais trop pourquoi, Mme Lauvergeon, présidente d'AREVA, a été sollicitée pour donner son avis. "C'est une décision totalement politique. Il n'y a pas eu de référendum, ni d'appel à ce que pensait l'opinion publique, même si les sondages montrent l'émotion des Allemands",
Ce type de décision ne peut être que politique. En France, le développement du nucléaire est une décision totalement politique. Elle pense certainement à la célèbre politique politicienne.
Je n'ai pas le souvenir qu'en France le nucléaire ait fait l'objet d'un quelconque référendum.
Quant à lui, Jean-François Copé, s'est montré "totalement défavorable" à une telle décision pour la France. "85 % de notre énergie est produite par le nucléaire. C'est aujourd'hui un élément majeur de la puissance industrielle de la France".
"totalement défavorable" Outre que le totalement semble avoir le vent en poupe, cela donne une idée de la capacité à dialoguer des tenants du nucléaire.
Je ne sais trop pourquoi, Mme Lauvergeon, présidente d'AREVA, a été sollicitée pour donner son avis. "C'est une décision totalement politique. Il n'y a pas eu de référendum, ni d'appel à ce que pensait l'opinion publique, même si les sondages montrent l'émotion des Allemands",
Ce type de décision ne peut être que politique. En France, le développement du nucléaire est une décision totalement politique. Elle pense certainement à la célèbre politique politicienne.
Je n'ai pas le souvenir qu'en France le nucléaire ait fait l'objet d'un quelconque référendum.
Quant à lui, Jean-François Copé, s'est montré "totalement défavorable" à une telle décision pour la France. "85 % de notre énergie est produite par le nucléaire. C'est aujourd'hui un élément majeur de la puissance industrielle de la France".
"totalement défavorable" Outre que le totalement semble avoir le vent en poupe, cela donne une idée de la capacité à dialoguer des tenants du nucléaire.
Salut Boujut
//youtu.be/DRZ--Iovt8A
Musique de Franz Waxman, bande originale de "Une place au soleil", un film de George Stevens.
Musique de Franz Waxman, bande originale de "Une place au soleil", un film de George Stevens.
dimanche 29 mai 2011
Certitude
HokusaïLe titre de ce tableau, est-ce un tableau, est "La vague". Alors au début j'ai vu la vague. Je n'ai vu que la vague. Une vague qui impressionne, qui fait peur. L'écume évoque des serres qui finiront par se planter dans quelque proie. Cette écume, témoignage d'un voyage, pèse sur la vague. Cette vague vient de loin, loin de tout. Elle a pris le temps de grossir. Prise dans son élan, elle n'a peut-être pas eu le choix. Comme elle finira bien par s'abattre, autant qu'elle fasse son effet, qu'elle n'ait pas parcouru toute cette distance pour rien. J'ai le souvenir de toutes ces vagues qui ne servent à rien, qui viennent avec mollesse s'échouer sur la plage sans même menacer le sable sec. Sans bruit, comme si elles avaient honte d'avoir mobilisé tant d'énergie pour si peu, elles peinent à exister.
Suivant la courbe, tout au bout de l'horizon, j'ai découvert le volcan. Comme une vague qui aurait renoncé à aller plus loin. Pourquoi poursuivre son effort? Mais peut-être ne fait-elle qu'une pause, n'excluant pas de laisser libre cours à son énergie maintenue en équilibre. Un répit ou une menace.
Je me suis éloigné du bord pour me laisser porter, me rapprocher, sentir les vibrations. J'ai découvert les embarcations. Ce que je devinais être des personnages étaient-ils prêts à lutter? Seraient-ils allés si loin pour renoncer? Sont-ils surpris? Ils ont fait un choix, celui de partir. Ils ne peuvent qu'affronter.
samedi 28 mai 2011
C'est ce que tu crois

Des élus, des élus de la nation, de droite et de gauche, éprouvent des difficultés à respecter la dignité humaine, à respecter les choix de vie de chacun.
Mercredi, la députée Brigitte Barèges, n'ayant apparemment pas entendu notre président demander de faire preuve de « dignité » et de « hauteur de vue » a lancé : "Et pourquoi pas des unions avec des animaux ?", en réponse à une proposition socialiste sur le mariage homosexuel, avant de reconnaître le "mauvais goût" de sa "plaisanterie". Car c'était une plaisanterie, chacun l'aura compris.Elle dit être "favorable à tous types de relations sexuelles entre adultes consentants". Nous voilà rassurés. Dans un communiqué, elle a reconnu que le "mauvais goût" de cette phrase, "prononcée dans un contexte de dérision et une rhétorique délibérément provocatrice". Débattre d'un texte de loi "dans un contexte de dérision"
Pour Jean-François Copé, les propos de Mme Barèges sont "inacceptables" et "ne sont évidemment en rien le reflet d'une quelconque position de l'UMP".Il condamne les propos tenus à l’encontre des homosexuels. Je me suis demandé quelle était la traduction de cette condamnation, quelle était la sanction.
Dans un communiqué de presse l'UMP précise Brigitte Barèges a retiré ses propos et a présenté ses excuses. Jean-François Copé en prend acte. Ce n'est pas plus compliqué que cela.
mardi 17 mai 2011
Pains de campagne
Ne sachant pas si il est préférable de sortir nu ou habillé de sa salle de bain, je ne participerai pas au débat.
Pour tout vous dire, j'en suis resté à l'assistanat. Ce mot me trotte dans la tête depuis plusieurs jours. Laurent Wauquiez en usant de la métaphore assistanat/cancer compare notre société à un corps humain. Ce corps a en lui des cellules cancéreuses, malignes qui le mettent en danger. Le diagnostic est posé. C'est une simple question de bon sens. Peu importe que ce diagnostic soit porté sur la base de symptômes relevant du charlatanisme. Le remède proposé par le médecin n'a bien sûr aucune importance. Comme aux jeux du cirque, on attend du peuple qu'il baisse le pouce. Et, comme il est d'usage de la dire, d'après un récent sondage, 75% des français ont pointé leur pouce vers le bas. Le bon sens populaire ne saurait mentir.
Le bon sens, l'évidence, la vérité. Comme d'autres avant lui, Laurent Wauquiez dénonce, désigne, montre du doigt les ennemis de la nation, les responsables de notre malheur. Dénonciations après dénonciations, le pays se découvre des millions d'immigrés sans papiers qui mènent le pays à la ruine.
Assistanat est à Laurent Wauquiez ce que sidaïque est à Jean-Marie Le Pen. A un titre ou à un autre, nous sommes tous des assistés. Nous bénéficions tous de la solidarité nationale.
Pour tout vous dire, j'en suis resté à l'assistanat. Ce mot me trotte dans la tête depuis plusieurs jours. Laurent Wauquiez en usant de la métaphore assistanat/cancer compare notre société à un corps humain. Ce corps a en lui des cellules cancéreuses, malignes qui le mettent en danger. Le diagnostic est posé. C'est une simple question de bon sens. Peu importe que ce diagnostic soit porté sur la base de symptômes relevant du charlatanisme. Le remède proposé par le médecin n'a bien sûr aucune importance. Comme aux jeux du cirque, on attend du peuple qu'il baisse le pouce. Et, comme il est d'usage de la dire, d'après un récent sondage, 75% des français ont pointé leur pouce vers le bas. Le bon sens populaire ne saurait mentir.
Le bon sens, l'évidence, la vérité. Comme d'autres avant lui, Laurent Wauquiez dénonce, désigne, montre du doigt les ennemis de la nation, les responsables de notre malheur. Dénonciations après dénonciations, le pays se découvre des millions d'immigrés sans papiers qui mènent le pays à la ruine.
Assistanat est à Laurent Wauquiez ce que sidaïque est à Jean-Marie Le Pen. A un titre ou à un autre, nous sommes tous des assistés. Nous bénéficions tous de la solidarité nationale.
mercredi 11 mai 2011
Pains de campagne
le Cancer, la lèpre, le choléra, la gangrène, le sida, la vérole, le chancre, le prurit anal peuvent désormais être considérés comme les synonymes d'assistanat.
Les informations ci-dessous proviennent d'une étude de l'OFCE et du rapport d'une mission parlementaire.
1. La France distribue plus d'aides sociales que les autres pays d'Europe
C'est faux. La France est dans la moyenne européenne pour sa protection sociale.
2. Les montants des minima sociaux sont plus importants en France
C'est une autre idée reçue. Les montants des aides sociales françaises sont plutôt bas, par rapport à ceux d'autres pays européens.
3. On peut gagner davantage en touchant les minima sociaux qu'en travaillant
Encore un cliché qui a la vie dure. Il n'est pas possible en pratique de cumuler les minima sociaux pour atteindre des revenus supérieurs à ceux d'un smicard.
4. Les personnes aidées ont en plus des petits avantages que n'ont pas les smicards
C'est un autre angle d'attaque du ministre, qui exagère la réalité. Les "droits connexes" sont ciblés et s'adressent à des populations suivies.
bénéficiaire.Point important : la plupart de ces aides ne sont souvent pas attribuées en fonction d'un statut (par exemple, être au RSA) mais selon un niveau de revenu.
5. Les étrangers peuvent profiter facilement de ces minima sociaux
C'est un autre stéréotype qui revient régulièrement. Pourtant, en France, les conditions d'accès aux minima sociaux pour les étrangers sont complexes.
Dans sa sortie controversée, M. Wauquiez a proposé de réserver le RSA aux étrangers travaillant depuis cinq ans minimum en France. Il ignorait visiblement que la loi instaurant le revenu de solidarité active prévoit déjà exactement la même chose
Les informations ci-dessous proviennent d'une étude de l'OFCE et du rapport d'une mission parlementaire.
1. La France distribue plus d'aides sociales que les autres pays d'Europe
C'est faux. La France est dans la moyenne européenne pour sa protection sociale.
2. Les montants des minima sociaux sont plus importants en France
C'est une autre idée reçue. Les montants des aides sociales françaises sont plutôt bas, par rapport à ceux d'autres pays européens.
3. On peut gagner davantage en touchant les minima sociaux qu'en travaillant
Encore un cliché qui a la vie dure. Il n'est pas possible en pratique de cumuler les minima sociaux pour atteindre des revenus supérieurs à ceux d'un smicard.
4. Les personnes aidées ont en plus des petits avantages que n'ont pas les smicards
C'est un autre angle d'attaque du ministre, qui exagère la réalité. Les "droits connexes" sont ciblés et s'adressent à des populations suivies.
bénéficiaire.Point important : la plupart de ces aides ne sont souvent pas attribuées en fonction d'un statut (par exemple, être au RSA) mais selon un niveau de revenu.
5. Les étrangers peuvent profiter facilement de ces minima sociaux
C'est un autre stéréotype qui revient régulièrement. Pourtant, en France, les conditions d'accès aux minima sociaux pour les étrangers sont complexes.
Dans sa sortie controversée, M. Wauquiez a proposé de réserver le RSA aux étrangers travaillant depuis cinq ans minimum en France. Il ignorait visiblement que la loi instaurant le revenu de solidarité active prévoit déjà exactement la même chose
Où sont les femmes?
vendredi 6 mai 2011
Oui ou non
Est-il mort? Etait-ce lui? Etait-il armé? Oussama aurait-il rejoint les autres morts célèbres qui sont encore vivants Elvis Presley, Paul Mac Cartney, Michael Jackson, Jésus? En quoi cela a-t-il la moindre importance, si ce n'est que cet épisode confirme que le monde est divisé en deux. D'un côté les méchants et de l'autre les gentils, ces derniers ne se reconnaissant aucune responsabilité.
Pendant des décennies nos démocraties nous ont vendu le concept du rempart dictatorial. Pendant que nos sociétés démocratiques luttaient sur leur territoire contre le terrorisme, il nous était doctement expliqué que les régimes autoritaires, autrement dit les dictatures, situés au sud de la Méditerranée constituaient le plus sûr rempart contre la propagation de "l'islamisme radical".
Il fallait bien entendu distinguer les mauvaises dictatures (Lybie, Syrie, Iran...) qui, provisoirement, pouvaient rejoindre les bonnes dictatures (démotatures) qu'étaient la Tunisie, l'Egypte, le Maroc... La démocratie ayant renversé les remparts, nous pouvons craindre le pire.
Pendant des décennies nos démocraties nous ont vendu le concept du rempart dictatorial. Pendant que nos sociétés démocratiques luttaient sur leur territoire contre le terrorisme, il nous était doctement expliqué que les régimes autoritaires, autrement dit les dictatures, situés au sud de la Méditerranée constituaient le plus sûr rempart contre la propagation de "l'islamisme radical".
Il fallait bien entendu distinguer les mauvaises dictatures (Lybie, Syrie, Iran...) qui, provisoirement, pouvaient rejoindre les bonnes dictatures (démotatures) qu'étaient la Tunisie, l'Egypte, le Maroc... La démocratie ayant renversé les remparts, nous pouvons craindre le pire.
mardi 3 mai 2011
Justice
Après Kate et Will, après Jean-Paul, Ousama est arrivé sur le devant de la scène. Comme affamé, à l'affût, journalistes, experts, spécialiste, anciens ministre, anciens militaires, anciens agents de renseignement, anciens qui savaient, anciens de jadis et naguère se sont jetés sur la mort d'un fantasme. A coup d'émissions, d'éditions spéciales, de nous interrompons le cours normal, nous avons été assaillis dès notre réveil par les témoignages, les analyses, les suppositions, les déclarations, les interventions, les prévisions.
Cet homme est mort. A sa recherche depuis 10 ans, on peut comprendre la satisfaction des Etats Unis. Mais sur le fond, rien ne change. Le terrorisme est toujours présent. Il existait avant Ousama et existera après.
Il est étonnant que l'on puisse affirmer que justice est faite. Nos dirigeants, à juste titre, aime à nous répéter que nous vivons dans un monde de droit. En ce qui concerne Ousama, la justice n'a pas été rendue. Peut-être une vengeance a-t-elle été assouvie. Même les dirigeants nazis ont eu un procès. La mort, même involontaire, ne saurait faire office de justice.
Cet homme est mort. A sa recherche depuis 10 ans, on peut comprendre la satisfaction des Etats Unis. Mais sur le fond, rien ne change. Le terrorisme est toujours présent. Il existait avant Ousama et existera après.
Il est étonnant que l'on puisse affirmer que justice est faite. Nos dirigeants, à juste titre, aime à nous répéter que nous vivons dans un monde de droit. En ce qui concerne Ousama, la justice n'a pas été rendue. Peut-être une vengeance a-t-elle été assouvie. Même les dirigeants nazis ont eu un procès. La mort, même involontaire, ne saurait faire office de justice.
Pas de robe mais du corps
samedi 30 avril 2011
Au moins ça
L'autre jour, précision temporelle on ne peut plus imprécise mais qui confirme que c'est toujours l'autre, installé dans un compartiment qui faisait partie d'un train ayant quitté à l'heure les quais de la gare St Lazare, je lisais mon quotidien préféré. Mon regard tombe sur une publicité dont la phrase ci-dessous est extraite.
"La sécurité nécessite une alliance subtile entre intelligence et persévérance."
Allez savoir pourquoi, s'opère dans mon cerveau une série de connexions avec l'actualité politique de notre pays. De connexion en connexion j'en arrive à nos trois derniers ministres de l'intérieur (j'exclus F. Baroin) et ne peux que louer leur persévérance.
"La sécurité nécessite une alliance subtile entre intelligence et persévérance."
Allez savoir pourquoi, s'opère dans mon cerveau une série de connexions avec l'actualité politique de notre pays. De connexion en connexion j'en arrive à nos trois derniers ministres de l'intérieur (j'exclus F. Baroin) et ne peux que louer leur persévérance.
vendredi 29 avril 2011
Presque

"Lorsqu'on est vieux,
même la longueur du jour
est source de larmes."
Issa
Nous pourrions imaginer que le Japon est un haïku, composé avec la force du temps, d'une volonté, d'une tradition, avec la douceur de la mémoire et de l'humilité. Le Japon est la recherche d'un équilibre dont chacune des îles serait un mot qui compose un haïku de roches et de sable. La fragilité et l'incertitude de cet équilibre nous apparait sur la surface plane d'un atlas qui dessine les contours d'une côte qui semble résister aux vagues.
Le tremblement de terre et ses conséquences nous rappellent la précarité de notre quotidien, de notre vie. S' il faut nous garder des comparaisons, le désarroi, la souffrance, la solitude peuvent nous surprendre jusqu'à nous faire perdre espoir. Qui que nous soyons, la solidarité, la compassion et le respect pourront nous être offerts. Les mots de réconfort nous conduiront vers l'équilibre.
dimanche 17 avril 2011
Casser la voix

Depuis l'adoption du quinquennat par référendum, le mandat présidentiel est de quatre ans. C'est ce que pourrait laisser croire l'activité de certains hommes politiques. A la suite des cantonales, je me suis intéressé à certains élus non réélus et plus précisément à leur conception de la démocratie. Pour le coup je ne citerai pas de nom.
Si l'on prend le temps d'écouter leur analyse d'un scrutin qui ne leur a pas été favorable, on constate qu'ils font peu de cas des électeurs. La démocratie ne vaut que si elle leur permet d'être réélu. L'intelligence de l'électeur, sa capacité à faire un choix rationnel sont niées. Cela se retrouve dans la déclaration devenue classique "Les électeurs se sont trompés d'élection". Cette dernière élection était locale, ce que l'on appellerait une élection de terrain. Les élus sont en prise directe avec les électeurs, leur quotidien et leurs préoccupations qui ne sont pas nécessairement des problèmes (à entendre la classe politique, nous n'aurions que des problèmes). Au soir des résultats du deuxième tour, nous avons eu le droit au célèbre "Nous avons compris le message des français, nous allons aller vers eu, les écouter..." Je vous fais grâce de la suite.
Manifestement, la démocratie ce sont des idiots qui votent pour des sourds.
Pains de campagne
Hier soir (1), dignement assis sur l'extrême bout du canapé, j'allais me lever comme un seul homme pour gagner l'étage lorsque, victime d'un usage intempestif de la télécommande, retient mon attention l'apparition sur l'écran du visage du secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé. Sur le coup, je me dis que, pratiquant le garçon de longue date, il ne va pas mettre plus de trente secondes pour m'agacer et me contraindre à faire apparaître l'écran noir. Et puis, comme lorsque enfant j'essayais de battre mon record de temps en apnée, je me suis mis au défi de battre mon record d'écoute du gars Copé. Autant vous dire que j'ai pulvérisé mon record.
Mon gars Jef était face à quatre représentants des religions les plus pratiquées en France, représentants qui ne comprenaient pas pourquoi un parti politique organisait un débat (deux heures en tout et pour tout) sur la laïcité avec en ligne de mire les musulmans. Manifestement Jef avait décidé de la jouer modeste, compréhensif et à l'écoute. Chaque religieux fit part, pour des raisons différentes mais partagées (c'est possible?), de son opposition à ce débat. Ce à quoi Jef répondit qu'il n'était pas question de stigmatiser qui que ce soit mais qu'il existait un problème et qu'il fallait le régler. Un problème. Pour étayer son analyse(?) il cita deux exemples, exemples qui concernaient l'Islam. Christ des temps modernes, il fit part des attaques injustes, de la persécution dont il était l'objet. Persécuté mais sage et miséricordieux. Il avait rencontré un à un les représentants des religions et avait, à leur contact, beaucoup appris et n'était plus le même homme. Ces dialogues en tête à tête, Jef est à l'écoute, avaient permis de dissiper les malentendus. Ces interlocuteurs étaient ressortis de son bureau rassurés et en accord avec Jef sur la tenue de ce débat.
Le journaliste demanda alors à notre gars Jef pourquoi l'ensemble de ses interlocuteurs, à la suite de ces entretiens, avaient trouvé bon de rédiger un texte commun pour s'opposer à la tenue de ce débat?
(1) d'autres soirs sont passés depuis
Mon gars Jef était face à quatre représentants des religions les plus pratiquées en France, représentants qui ne comprenaient pas pourquoi un parti politique organisait un débat (deux heures en tout et pour tout) sur la laïcité avec en ligne de mire les musulmans. Manifestement Jef avait décidé de la jouer modeste, compréhensif et à l'écoute. Chaque religieux fit part, pour des raisons différentes mais partagées (c'est possible?), de son opposition à ce débat. Ce à quoi Jef répondit qu'il n'était pas question de stigmatiser qui que ce soit mais qu'il existait un problème et qu'il fallait le régler. Un problème. Pour étayer son analyse(?) il cita deux exemples, exemples qui concernaient l'Islam. Christ des temps modernes, il fit part des attaques injustes, de la persécution dont il était l'objet. Persécuté mais sage et miséricordieux. Il avait rencontré un à un les représentants des religions et avait, à leur contact, beaucoup appris et n'était plus le même homme. Ces dialogues en tête à tête, Jef est à l'écoute, avaient permis de dissiper les malentendus. Ces interlocuteurs étaient ressortis de son bureau rassurés et en accord avec Jef sur la tenue de ce débat.
Le journaliste demanda alors à notre gars Jef pourquoi l'ensemble de ses interlocuteurs, à la suite de ces entretiens, avaient trouvé bon de rédiger un texte commun pour s'opposer à la tenue de ce débat?
(1) d'autres soirs sont passés depuis
vendredi 1 avril 2011
Simplement
"Si j'avais su que je l'aimais tant, je l'aurais aimée davantage."
Une phrase que j'ai entendue.
Une phrase que j'ai entendue.
jeudi 31 mars 2011
Facile
En déclarant que "La règle intangible de non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite ne devrait pas se poursuivre après 2012", le secrétaire d'Etat à la fonction publique Georges Tron prouve qu'il n'est pas homme à faire les choses à moitié.
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